Article sur la santé de Steve Jobs : risible

  • Créateur du sujet Créateur du sujet biniou
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Anonyme

Invité
C'est totalement RISIBLE ce foison d'articles (depuis près de deux ans) sur la santé du patron d'Apple. Je ne sais pas comment les journalistes ou les petits "comiques", qui font des commentaires déplacé sur la greffe et "mac compatible" (c'est vrai que c'est franchement intelligent) réagiraient si on publiait leur état de santé sur des centaines de sites internet, parfois les décrivant à l'article de la mort. Chose encore plus risible est la fluctuation de l'action Apple qui diminue quand on apprend qu'il est malade et augmente quand on apprend qu'il "est guéri" ! Les règles d'usage en médical sont chez nous (en Belgique) d'assurer l'anonymat d'un patient et le secret sur ses pathologies.

C'est parce qu'il y a des journalistes à l'éthique douteuse que ce genre de news font le tour de la planète. Sur twitter on a lu des rumeurs comme quoi Steve Jobs était mort ce qui est encore bien plus risible. Ce serait bien de le laisser tranquille et de lui espérer un prompt rétablissement et plein d'idées folles pour l'avenir d'Apple que ce soit avec ou sans lui.

Apple c'est tout une équipe et non un seul homme. C'est comme un bateau, s'il n'y a qu'un commandant pour diriger le bateau, il aura beau crier au milieu de son océan, personne ne lui viendra en aide pour faire avancer le navire.
 
Ben... SJ a choisit délibérément se mettre en avant non ? Il à choisit d'incarner Apple. "d'être" Apple... Faut pas se plaindre si les média jouent à leur tour ce jeu là. C'est très satisfaisant pour lui et pour sa boite quand tout va bien ; ça l'est moins quand c'est plus difficile...
 
On s'en fout un peut non?

C'est une option, en effet. :D Perso, je vois pas où est le problème de parler de la santé d'un homme public de son calibre... ô combien vénéré et adulé par certains. Le jour où il passera de vie à trépas, j'espère être ailleurs qu'ici pour ne pas avoir à subir les lamentations des pleureuses. :D :rolleyes:
 
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Réactions: jpmiss
En même temps pour beaucoup de personne SJ=Apple et beaucoup se demandent comment va faire Apple quand SJ ne sera plus là.
Je trouve ça légitime donc de se questionner sur son état de santé!

Il a voulu construire une sorte de mythe autour de lui, il faut bien qu'il le paye. Qu'on le veuille ou pas, SJ est devenu une idole et comme toute idole, la frontière entre vie publique et vie privée commence à s'effacer.

Personne n'oblige à lire les news.
 
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Réactions: melaure
Mouais ...

1/ je ne suis pas si sûr que Jobs ait voulu construire quelque mythe que ce soit ; bien évidemment, il a un ego dont la taille est hors norme et il a fait en sorte de paraître un temps le sauveur de l'entreprise, mais j'estime que c'est davantage du côté des utilisateurs et des journalistes qu'il faut chercher ladite construction. Il ne doit pas être absolument contre mais je soupçonne qu'il a mieux à faire qu'aller contre ce mouvement
2/ il me semble qu'Apple, consciente du problème a plutôt bien joué le coup, en montrant que la boîte a des idées, des plans pour l'avenir, des solutions pour les problèmes actuels et une stratégie, avec une direction plus ou moins collégiale : certes SJ n'a pas été là mais la boîte a bien fonctionné. Une fois encore, il faut être un peu aveugle pour ne pas se rendre compte de cet effort et vouloir toujours avoir recours à cette image de gourou omnipotent [avec une greffe du foie, je doute d'ailleurs que Jobs ait pu diriger quoi que ce soit pendant quelques semaines].

En clair, ce qui finalement me laisse perplexe est ce besoin du recours à l'image de l'homme providentiel, de gourou ou je ne sais quoi, besoin qui semble animer encore fortement nos contemporains. Tout ceci copieusement exploité par une presse qui ne brille guère par son exigence.
 
Pour poursuivre dans le fil de l'analyse de bompi, je dirais que Steve Jobs a sans doute toujours eu conscience qu'Apple devra tôt ou tard poursuivre son chemin sans lui. Ça première alerte de santé le lui aura brutalement rappelé.

La "peur" du macuser se focalise sur le souvenir de la lente descente aux enfers des années "sans Jobs" en oubliant qu'il n'avait plus à l'époque aucun contrôle sur la boîte, qu'on avait brutalement arraché son âme à Apple sans qu'il puisse passer le témoin, sans non plus sans doute qu'il ait le temps d'acquérir la maturité nécessaire pour ce faire.

La situation d'aujourd'hui est tout autre. Steve Jobs l'a déjà dit : il y a plein de talents à Apple pour poursuivre l'oeuvre. Depuis 2006, le CEO c'est progressivement effacé derrière ses directeurs. La première intervention de Tim Cook à une Keynote a précédé de quelques mois le congé maladie de Steve Jobs. Il y a parlé stratégie, analyse des ventes, bénéfices. Voilà pour les actionnaires.

Pareillement, on connaît maintenant des personnes telles que Scott Forstall et Bertrand Serlet ; on sait qui fait quoi à Cupertino. Ces gens ont parlés à plusieurs keynotes et leur présence c'est matérialisée (ou numérisée) à nos yeux. Sur le site d'Apple, ce sont les directeurs des départements qui expliquent les nouveaux produits et technologies dans les vidéos de promotion. Autant de visages supplémentaires pour rappeler qu'Apple n'est pas réduite à Steve jobs mais bien une entreprise composée d'un personnel hautement qualifié, qui savent ce qu'ils font et pourquoi ils le font.

Il y a ce gouffre qu'on appelle une vie entre le jeune Steve Jobs des années 70-80 et celui qui revient aux commandes d'Apple en 1997. Le premier voulait bouffer le monde, y imprimer sa marque ; le second à peine remis de la déconfiture NeXT, mûri par l'expérience et renforcé par ses échecs était loin de se prendre pour le sauveur que d'aucun s'acharnent à voir en lui.

Ne jamais oublier ce qu'il a dit de Sculley : "ce type a détruit ce que j'avais mis dix ans à construire". Je pense qu'il s'est assuré aujourd'hui que ça ne se reproduise plus, que le témoins est passé, que l'âme d'Apple, sa culture, réside toujours dans Apple, avec ou sans lui aux commandes.

Relisez son discours d'Harward. Steve Jobs fait ce qu'il aime parce qu'il sait la vie trop courte pour perdre son temps à faire autre chose.

Personnellement, je souhaite un bon rétablissement à monsieur Jobs, avec ou sans Apple. Et s'il décide de passer une partie des trente prochaines années à faire la promotion du Segway avec Steve Wozniack, tant mieux pour lui (tant pis pour l'autre :D ).
 
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Réactions: WebOliver
Je partage pleinement cet exposé. :zen: Et sa conclusion ;)
 
Je partage pleinement cet exposé. :zen: Et sa conclusion ;)

Bravo et merci à Moonwalker et à Bompi.

Oui, je pense aussi que Monsieur Steve Jobs mérite notre admiration et aussi notre compassion. À tous ceux qui doutent de la gravité de sa maladie, je pense, personnellement, qu'ils commettent une erreur de jugement. Mon propre frère est mort emporté en six semaines par la maladie dont Steve Jobs a été non pas guéri, mais placé en rémission. Qu'il ait eu ensuite besoin d'une greffe de foie n'est nullement étonnant. Il s'agit sans doute d'un prolongement de la lutte contre la maladie. Ne serait-ce que pour cette volonté de vivre il mérite notre admiration, notre compassion, et tous nos vœux de meilleur rétablissement possible.

Dire que les termes Apple et Steve Jobs sont interchangeables serait un pléonasme si, au contraire, il n'avait pas déjà mis en route le processus de son remplacement.

Pour conclure : réduire l'esprit visionnaire de Steve Jobs à l'absence de mécanique Blue-Ray dans les Macintosh constitue une forme d'injure et une preuve de mesquinerie.