De la vie des macgéens V2.0

L'expression employée était justifiée au moment du post : pendant un moment, la date et l'horaire des posts avaient disparu. de plus les possibilités de réglage des posts aussi ! Ainsi l'image de MacG n'a pas pu être centrée. Quant au français, il avait disparu !
J'assume !
Tu ne pouvais pas le dire tout de suite, hein, au lieu de ce slogan de soixante-huitards qui me fout en boule. Pour qui je passe maintenant…

« Un bon modérateur voit un message lacunaire de TC, il baffe !
Normal…
Un mauvais modérateur voit un message lacunaire de TC, il baffe !
Normal… »
Je ne sais plus où me foutre !
C’est malin ! :stuck_out_tongue_closed_eyes:

En tout cas, le souci avait été signalé – dans les règles avec de vraies captures d’écran – à Cédric (notre nouvel administrateur) qui l’a aussitôt corrigé dans le template. :+1:
 
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Réactions: lamainfroide
Ben d'à peu près autant de temps que moi avec mon 10.15 aussi.
J'ai le même...
Papy fait de la résistance ?
Moi j'en suis quand même avec un 12.7.6 sur mon iMac début 2009 qui a donc 17 ans :smiley:
Retard, vous avez dit retard ? :innocent:
C'est que ça tient quand même ces petites bêtes.
Les derniers nés seront-ils capables de durer autant ?
Rendez-vous dans une quinzaine d'année (je nous le souhaite à tous, en tout cas).
 
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Réactions: Raphael10 et ScapO
Une cellule de soutien psychologique a été mandée d'urgence !
L’idée est tentante ! Mais tout autant disproportionnée qu’un canon pour tuer une mouche hi hi hi !
 
Non. On dit : un bulldozer pour remuer une feuille morte.
Nan ! On dit – pour rester dans les travaux publics – un marteau-piqueur pour casser une noix !
 
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Réactions: Gwen
Franchement je suis en train de me demander ce qu’est cette discussion à la noix.
 
Quand j’étais ado, j’avais un pote remarquable, René. Alors que moi et tous les autres ne parlions et ne rêvions que des Beatles, des Stones, des Who, de Crosby, Stills, Nash and Young, de Pink Floyd, du Hard Rock, du Country ou du Rock Progressive, selon les goûts, René lui s’intéressait au côté technique du son. Il bidouillait, démontait les baffles, fouillait les amplis, triturait tout ce qui était électronique, toujours un outil à la main pour comprendre comment tout ça fonctionnait et pour, le cas échéant, dépanner les copains. En classe, il passait pour un mauvais élève plutôt indiscipliné. C’était en réalité un faux cancre, sur certains aspects bien plus éveillé que beaucoup de bons élèves. Il n’avait pas une gueule à charmer les filles, ni les garçons. Je l’aimais bien. Et puis nous nous sommes perdus de vue.

Une vingtaine d’années plus tard, nous nous sommes rencontrés par hasard dans un restaurant parisien. C’était au tout début des années 1990. René avait poursuivi sa route, bien évidemment. Il avait notamment été ingénieur du son puis il avait quitté son boulot : ce n’était plus la passion de l’artisan mais c'était devenu une fonction dans quelque chose de trop industrialisé et commercial. Il s’est alors tourné vers d’autres terrains plus ou moins vierges. Quand je l’ai retrouvé (vers 1991), il était devenu l’un des pionniers des réseaux de communications électroniques et avait largement contribué à faire connaître en France le système d’exploitation Linux. Je ne comprenais alors rien à ce qu’il me racontait, mais je sentais qu’il ne respirait pas le bonheur. Il n’avait pas eu de vie sentimentale heureuse, et son nouveau terrain de jeu commençait déjà à lui échapper, peu à peu envahi par le commerce, les réglementations, les incompatibilités technologiques, etc. Je ne savais pas alors de quoi il parlait.

Quelques années plus tard, dans un article publié le 29 août 1995 sur un forum spécialisé, René s'est épanché :

« Maintenant, puisqu'il y a eu débat, tout ce que je peux dire c'est que j'ai déjà vu mourir beaucoup de belles choses dans ma vie parce que la "société" a voulu s'en emparer, les légaliser, réglementer, "pour leur bien". C'est tout. Ça va arriver à Usenet et Internet, je trouve ça dommage. Malheureusement, c'est inévitable : disserter sur l'humanité, son génie et sa connerie nous entraînerait bien trop loin, et je n'ai largement pas les capacités intellectuelles nécessaires :-)

Lorsque ça se passera, comme beaucoup d'autres je repartirai en nomade, encore une fois défricher encore un autre domaine passionnant dont je n'ai pas encore idée, avant que là aussi la société bien pensante débarque pour vouloir faire notre bonheur malgré nous, en refusant de comprendre qu'on le vivait, et que tout va bien merci, on n'a besoin de rien.

À moins que d'ici là, un cancer, une cirrhose ou un mauvais passage clouté ne m'emporte, pour conclure la vie trop remplie que je me suis bien marré à mener. D'autres l'ont vécu avant moi, et je peux donc prédire comment ça se passera : pendant qu'une bande d'amis fera un bon banquet à ma santé en se fendant la poire et en se rappelant les bons moments, bon nombre d'autres se lamenteront et me trouveront d'un coup quantité de qualités que je n'ai jamais eues, et me plaindront beaucoup. Inutile de dire de quel côté va ma préférence :-) ».


Il a mis fin à sa vie un an plus tard.

Je ne sais pas pourquoi je pense si fort à lui, ce soir.
 
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Réactions: boninmi
Je ne sais pas pourquoi je pense si fort à lui, ce soir.
Parce qu'il était ton pote et qu'il est resté là, entre la mémoire et le coeur, dans cette zone floue où les souvenirs se plaisent parfois à frémir.
 
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Réactions: Dead head