maxime.g a dit:
On y viens Bill maitrise, il a tellement bien négocier son truc que maintenant il est indispensable..
Et puis ça fais quoi ?? tu t'en fous de devoir aller qu'a la Poste pour poster tes lettres. Obliger d'acheter l'électricité chez EDF (ça va changer je suis d'accord) ou même pour avoir l'eau chez toi tu es obliger de passer par le prestataire retenu par la mairie... Et scoop tu es même obliger de prendre la marque de bus choisi par ton agglomération...
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Sans vouloir me rallier à l'extrêmisme anti-Bill Gates de Jérôme, je ne peux m'empêcher d'intervenir
a contrario car il me semble que tu confondes deux modèles économiques : celui de l'économie de marché unique (nommé néo-libéralisme) et celui d'un modèle mixte (du moins, sans aller jusqu'au modèle socialiste qui a fait long feu) où l'intervention des pouvoirs publics est plus importante. Jusqu'à peu en tout cas, La Poste, EDF-GDF ou encore les transports publics appartenaient au secteur des services publics. Quant à la compagnie de bus privée d'une agglomération, elle a fait l'objet d'une délégation de service public avec mise en concurrence via un appel d'offre, censé choisir le "mieux disant". Bien entendu, ce modèle est critiqué et n'est pas exempt de dysfonctionnements.
En revanche, Microsoft s'insère dans le modèle de l'économie de marché. La pensée libérale classique initiale défend l'idée que la concurrence est le meilleur moyen d'éviter la domination de monopoles publics mal gérés, peu efficaces et dispendieux. Une concurrence claire et transparente, la fameuse concurrence
pure et parfaite bénéficierait aux intérêts des individus. Le hic c'est que l'on constate que ce modèle libéral, et plus encore désormais ultra-libéral, mène à l'existence de monopoles privés, du moins d'oligopoles, qui "plument" le consommateur de base. Ainsi les ententes sur les prix des opérateurs de téléphonie mobile, les compagnies des eaux, le BTP... Le remplacement des monopoles publics par de quasi-monopoles privés n'a pas bénéficié aux consommateurs lambdas que nous sommes ! De plus, l'existence de telles structures, opaques, où plus aucun contrôle externe ne peut s'opérer est profondémment anti-démocratique dans la mesure où elles détiennent des moyens de production servant à notre vie quotidienne (eau, énergie, déchets, habitat, transport...). La concurrence "pure et parfaite" ne s'exerce pas, et pis encore tous les moyens sont mis en oeuvre pour fausser ladite concurrence : corruption, pressions en tous genres, abus, espionnage industriel etc. En ce sens, la domination de Microsoft s'inscrit dans ce mouvement que les Etats semblent bien impuissants à contrôler. Mais Apple n'aurait-il pas fait de même si les circonstances avaient été autres ?