La notion de groupe d'étude pluridisciplinaire est-elle une solution à la complexité

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Enfin un fil intéressant, et pour ceux qui doutent, j'apporte ma caution à la problématique proposée et affirme que ça se tient.

Ceci dit, je reviendrai quand je n'aurai plus de caca sur les mains et que je serai remis de ma gastro.

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Plus sérieusement, quelqu'un (A.E. Van Voght, en 1939, dans un roman intitulé "la faune de l'espace) à un jour proposé un concept appelée nexialisme qui seul pourrait à mon sens donner une solution viable à votre problème, qui est le suivant :

-un seul expert d'une seule discipline, vous avez pas confiance.
-une réunion d'experts pluridisciplinaire va rapidement tourner à la foire d'empoigne et à la querelle de chapelles.

Le nexialisme se présente comme la science de l'intégration pluridisciplinaire, vous devriez creuser de ce côté (et pour ça, Google est votre ami :D ). :zen:
 
nicogala a dit:
Vous compliquez et embrouillez un peu les choses je trouve, au lieu de partir comme au début sur un concept simple...

Vous raisonnez en terme d'utilisation destructrice uniquement de l'élément "Nature" ?

Tu as raison.

Il est toujours difficile d'autoalimenter son propre réflexion - néanmoins je pense qu'à y revenir plus tard, j'aurais sans doute et je l'espère l'esprit plus clair.

Pour ce qui est du raisonnement autour de l'élément nature, il est vrai que le principe de négation procède déjà d'une certaine subjectivité. Faut-il nécessairement entamer un dialogue entre le concept antique de nature et son concept moderne ?

Je pense que cela procède d'une étude totale de la question de l'emprise ou non de l'homme sur la nature. Et cela tend effectivement a complexifié le problème.

Mon prof de théorie de projet me reprochait ce matin encore de tendre à la complexité. Il a évoquer l'expérience de l'acquis. Marrant non ? pour un "scientifique", comme quoi rien ne situe exactement où l'on croit qu'il se situe.
 
Pascal 77 a dit:
Plus sérieusement, quelqu'un (A.E. Van Voght, en 1939, dans un roman intitulé "la faune de l'espace) à un jour proposé un concept appelée nexialisme qui seul pourrait à mon sens donner une solution viable à votre problème, qui est le suivant :

-un seul expert d'une seule discipline, vous avez pas confiance.
-une réunion d'experts pluridisciplinaire va rapidement tourner à la foire d'empoigne et à la querelle de chapelles.

Le nexialisme se présente comme la science de l'intégration pluridisciplinaire, vous devriez creuser de ce côté (et pour ça, Google est votre ami :D ). :zen:


J'y ai vu une référence au structuralisme, je vais étudier ça. :zen:
 
naas a dit:
tu quoque filius ? :heu: :rateau: :D
comprends rien :hein:
Lorem ipsum dolor dirais-je...
 
Pascal 77 a dit:
-un seul expert d'une seule discipline, vous avez pas confiance.
-une réunion d'experts pluridisciplinaire va rapidement tourner à la foire d'empoigne et à la querelle de chapelles.

Intéressant comme théorie.
J'aurais tendance à penser avec mon pragmatisme de bûcheron de l'âme humaine et par rapport à la question initiale, que les travaux pluridisciplinaires ne sont pertinents que lorsqu'ils sont :
- inévitables
- et par la même n'existent que parce que les différents corps sollicités coopèrent déjà ensemble

Autrement dit, décréter par une autorité quelconque qu'il "faut" une collaboration pluridisciplinaire là où elle n'existe pas n'aboutit à mon avis pas souvent à grand chose.

En médecine un des seuls exemples que je connaisse est la cancéro où depuis quelques années il y a une obligation (légale) de prendre certains types de décisions en comité pluridisciplinaire et cela a apporté une réelle amélioration dans la cohérence et la pertinence des décisions ; mais en fait cela ne fait qu'entériner ce qui était une "bonne pratique" de la part des gens les moins bornés des différents domaines concernés, et évincer ou limiter les pratiques incertaines d'experts plus ou moins auto-proclamés.
Autre exemple en addictologie, domaine annocé comme pluridisciplinaire, chaque spécialiste continue de faire comme avant avec ses méthodes propres, parce qu'il n'y avait aucune tradition de coopération avant que la pluridisciplinarité ne soit énoncée comme pseudo-règle.

:zen:
 
quetzalk a dit:
Intéressant comme théorie.
J'aurais tendance à penser avec mon pragmatisme de bûcheron de l'âme humaine et par rapport à la question initiale, que les travaux pluridisciplinaires ne sont pertinents que lorsqu'ils sont :
- inévitables
- et par la même n'existent que parce que les différents corps sollicités coopèrent déjà ensemble

Autrement dit, décréter par une autorité quelconque qu'il "faut" une collaboration pluridisciplinaire là où elle n'existe pas n'aboutit à mon avis pas souvent à grand chose.

En médecine un des seuls exemples que je connaisse est la cancéro où depuis quelques années il y a une obligation (légale) de prendre certains types de décisions en comité pluridisciplinaire et cela a apporté une réelle amélioration dans la cohérence et la pertinence des décisions ; mais en fait cela ne fait qu'entériner ce qui était une "bonne pratique" de la part des gens les moins bornés des différents domaines concernés, et évincer ou limiter les pratiques incertaines d'experts plus ou moins auto-proclamés.
Autre exemple en addictologie, domaine annocé comme pluridisciplinaire, chaque spécialiste continue de faire comme avant avec ses méthodes propres, parce qu'il n'y avait aucune tradition de coopération avant que la pluridisciplinarité ne soit énoncée comme pseudo-règle.

:zen:

Voici un exemple concret, merci Quetzalk. La question de la pluridisciplinarité doit d'abord se poser pour l'objet : doit-il faire ou non l'objet d'une telle approche, ou mieux : est-il adapté à cette approche ? Si on l'autoproclame comme un dogme, çà n'aboutit qu'à la cacophonie, à l'instar de ce que nous dit Pascal 77 plus haut. Il n'est pas besoin d'une équipe pluridisciplinaire pour établir le compte de résultat d'une entreprise, par exemple : c'est le boulot de l'expert-comptable. Sa compétence seule y suffit.
L'exemple de la cancérologie de Quetzalk montre que "l'objet" s'y prête, voir s'impose. En tant que béotien total en médecine, ce que j'entends du cancer depuis au moins 20 ans montre que personne n'a su réellement le cerner et le définir. Je prendrais aussi l'exemple de l'urbanisme. C'est quoi l'urbanisme ? Pour cet "objet", la pluridisciplinarité s'impose presque comme une évidence.
 
jul29 a dit:
Je prendrais aussi l'exemple de l'urbanisme. C'est quoi l'urbanisme ? Pour cet "objet", la pluridisciplinarité s'impose presque comme une évidence.

Pour l'exemple de l'urbanisme - auquel je ne connais rien - est-ce que justement même si en théorie la réunion des compétences est souhaitable, chacun n'a-t-il pas tendance à penser que les autres pensent des conneries sur ce domaine (les architectes sur les politiques, les paysagistes sur les architectes, les gestionnaires de transport sur les économistes, les économistes sur les paysagistes, les ingénieurs sur... etc, etc...) ??? :confused:
 
quetzalk a dit:
Pour l'exemple de l'urbanisme - auquel je ne connais rien - est-ce que justement même si en théorie la réunion des compétences est souhaitable, chacun n'a-t-il pas tendance à penser que les autres pensent des conneries sur ce domaine (les architectes sur les politiques, les paysagistes sur les architectes, les gestionnaires de transport sur les économistes, les économistes sur les paysagistes, les ingénieurs sur... etc, etc...) ??? :confused:

En fait comme tu le sous-entendais toi-même avec les médecins non-bornés et non-dogmatiques qui avaient compris avant les lois l'intérêt de la pluridisciplinarité : tout dépend des personnes. Et aussi pour être franchement pragmatique, le rôle important est celui du donneur d'ordre ou de son représentant qui saura orchestrer tout ce beau monde avec cohérence. Il y en a. J'en ai connu.
 
Concernant les enfants ayant des Besoins Educatifs Particuliers, l’intervention précoce est indispensable pour prévenir ou contrecarrer les risques de retard ou les retards avérés. L’intervention précoce implique une bonne coopération entre les services d’intervention précoce et les services éducatifs ; des équipes pluridisciplinaires bien coordonnées et partageant les responsabilités ; une attention non seulement à l’enfant mais aussi à sa famille et à la communauté ; une information claire et exhaustive sur les questions concernant les difficultés de l’enfant et une aide nécessaire de toutes sortes, y compris financière.

En ce qui concerne les Zones d'Education Prioritaires, en 1999, 869 Réseaux d’Education Prioritaires (REP) sont créés à partir des cartes des zones. Un réseau, c’est un ensemble géographique de taille restreinte regroupant un collège et toutes les écoles s’y rattachant et dont la population répond à certaines caractéristiques sociales. Ces établissements en ZEP bénéficient d’avantages : un nombre d’élèves par classe moins élevé ; des décharges de direction plus importantes (temps de décharge des directeurs doublé) ; des maîtres supplémentaires en surnombre ; des crédits pédagogiques supplémentaires ; un enseignant chargé de la coordination du REP. Ces avantages doivent permettre aux enseignants de mettre en place des activités plus individualisées et aux élèves d’obtenir des résultats scolaires identiques à ceux des élèves des quartiers plus favorisés.
Un réseau d’éducation prioritaire se compose en principe : d’un collège ZEP tête de pont ; d’écoles ZEP ; d’écoles non-ZEP mais envoyant leurs élèves dans ce collège.

Le projet de ZEP naît de l’initiative des équipes éducatives (conseils d’école et d’administration, enseignants, parents d’élèves, représentants des collectivités locales) et constitue la base d’un contrat entre les acteurs et leurs autorités de tutelle. C’est sur cette base que seront attribués les moyens et que seront évalués les résultats.
Formalisé en un document accessible à tous les partenaires, il fait apparaître : le diagnostique de départ et une détermination rigoureuse des objectifs ; le plan d’action, mettant en évidence les stratégies pédagogiques retenues, les modalités de leur mise en ½uvre, les partenaires de l’action, les moyens nécessaires, disponibles ou à mobiliser ; les modalités d’évaluation prévues dont la périodicité doit permettre, notamment, une régulation au cours de la réalisation ; un calendrier triennal.

Je ne suis pas certain que cela puisse aider mais comme on y retrouve de la pluridisciplinarité, l'aménagement de l'espace et du temps... A vous de voir. ;)
 
Bien au contraire que çà fait avancer le fil. Il ne s'agit pas de s'enfermer chacun sa niche mais de prendre de la hauteur en voyant comment chacun expérimente la pluridisciplinarité dans son domaine, et ce qu'elle lui apporte, en bien ou en mal d'ailleurs.
 
ké purge ce fil....
 
DocEvil a dit:
Vraiment ? J'avais pourtant pris soin d'y laisser une intervention à ta portée. :D

Raaah putain j'avais pas vu !!!

Merci doc !!!

En voilà un qui bande encore !!!
 
jul29 a dit:
Autrement dit, pour paraphraser Clémenceau :
- Le paysage est-il une chose trop sérieuse pour le laisser au paysagistes ?
- L'architecture est-elle une chose trop sérieuse pour la laisser aux architectes ?
- Le design est-il une chose trop sérieuse pour le laisser aux designers ?
- etc.

Le bar MacG est-il une chose trop sérieuse pour le laisser aux...:rolleyes: :siffle: :D
 
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