Amok a dit:
Et bien voilà ce matin un témoin anonyme a vu la scène suivante en arrivant dans la rue du flunch :
En arrivant la première chose qu'il vit fut un barbu mal réveillé se déhanchant curieusement et promenant au bout d'un laisse une boule de poil mitée difficilement identifiable.
Il marchait comme si de rien était avec à un pied une pantoufle et de l'autre rien, son pied nu s'agitant titillé qu'il était par un lapin nain noir accroché à son gros orteil.
Soudain une foule bigarrée et affolée se précipita à contresens sur le barbu et il eut juste le temps de sauter sur le pas d'une porte. Notre témoin fit de même.
Une fois le gros de la foule affolée sortie de la rue une scéne extraordinaire s'est offerte à leur yeux.
Le barbu s'avança et happa un des derniers quidam hagard au hasard par le bras.
Alors, lui dit-il ! que se passe t'il donc ?
Et lui de lui répondre :
"Je l'ignore. J'étais loin, tenu à l'écard de l'épicentre par une triple rangée de barrières Vauban, doublées d'un cordon d'hommes en tenues NBC armés jusqu'aux rateliers de lances flammes. Je décris là ce qui était à portée de vision.
Un bruit circulait toutefois dans la foule massée. Un gros homme, nanti d'un nez de vigneron en fin de carrière et coiffé d'une casquette à carreaux dont certains avaient été remplacés par du carton scotché, parlait d'explosions intestinales en cascades, de fusées de feu d'artifice multicolores, ajoutant qu'il n'avait jamais rien vu de tel depuis son expérience (de sinistre mémoire) du blitz sur Londres."
Sur ce, il s'écroula, sans connaissance non sans avoir essayé de lui piquer mon portefeuille en tombant...
Bien que choqué le barbu contenait vainement son chien qui ostensiblement essayait de procréer avec la jambe du passant à terre. Puis il se précipita sur la scène qui avait mis toute la foule en émoi. Une jeune femme enfonçant dans la gorge de son ami, étendu dans les restes à demi digérés de son repas, une petite culotte rouge en soie.
Le barbu prit un recul raisonnable et se pencha faisant mine de se débarrasser de son lapin nain accroché au gros orteil. Et ceci tout en essayant tant bien que mal de regarder la partie charnue de la demoiselle en pleine action et vérifiant d'un geste détaché que son portefeuille était bien encore dans sa poche.
La jeune femme s'aperçu soudain du manège et dans un geste de rage tenta de frapper l'individu où seules les femmes savent si bien le faire, mais son geste resta sans effet ... une maladresse sans doute.
C'était sans compter sur le chien du barbu qui ayant été privé d'une jambe accueillante se précipita sur un jeune homme portant un rateau dans la main et au visage marqué par une barre verticale bleue.
Le chien emportant son maitre dans son élan atteint la jambe du jeune homme, mais le barbu s'effondra, frappé par le manche de l'outil dont les dents tombèrent sur la croupe du chien ; ce qui eut pour effet de le faire partir en courant trainant son maitre derrière lui. Le jeune homme quant à lui semblait après cet accident dans un état de béatitude étrange.
Notre témoin raconte que la jeune femme ayant réussi à enfoncer son dessous dans la gorge de son malheureux ami, voulu s'en prendre également au jeune homme au rateau mais le voleur de portefeuille l'en empêcha en la menaçant verbalement avec une liasse de tickets restaurants.
À la vue des tickets la jeune femme devint hystérique et se précipita sur le car des modos de MacG qui se rendaient à une AES.
Il faut signaler que le véhicule était bloqué par un convoi exceptionnel transportant une baleine à moitiée faisandée, qui incommodait les occupants du car à tel point, que seul un breuvage au houblon, absorbé en quantité, pouvait les faire résister à l'odeur.
S'en prenant au chauffeur du car des modos la jeune femme ne parvient pas à en prendre le contrôle et se précipita sur le chauffeur du convoi exceptionnel dont la vision fut troublée, non pas par sa croupe dénudée, mais par ce qu'il vit tatoué sur celle-ci : une tête de casimir entourée d'un coeur.
Le démarrage violant du camoin eut un effet sur la baleine que explosa se répandant sur le car des modos terrifiés. L'un d'eux commença dans un geste desespéré à sortir un ordinateur pour faire un sondage auprès de ses camarades couverts de boyaux et de boisson alcolisée.
Amok a dit:
Dernière minute de l'AFP notre témoin serait apparemment une femme aux cheveux orange avec des peignes en forme de corne dans les cheveux, incommodée par l'odeur elle dit encore à l'heure qu'il est BONJOOOOOOOUUUUURRRR à tue-tête à tous ceux qu'elle croise.