Les commandes
defaults ont toujours, quand l'œil les survole, un côté « amphigourique » - autant dire qu'elles donnent une impression de charabia carabiné
Mais il est possible de leur trouver une allure rationnelle, en examinant l'ordre de leur syntaxe qui correspond à celui d'une phrase du Français standard :
- en premier intervient le « sujet » de la phrase : l'utilitaire defaults, qui va opérer, et qui est un travailleur spécialisé dans la confection des préférences d'utilisateur relativement aux applications Apple natives (genre : «Aperçu», le «Finder», etc.).
- ensuite, intervient le « verbe » de la phrase : write (= écrire), qui indique le sens de l'action que le sujet defaults va accomplir => il va inscrire, ou éditer, une préférence.
- puis se trouve mentionné le « lieu » d'intervention de cette action d'écriture du sujet defaults. Comme on sait, on écrit dans la vie courante sur une page et en informatique sur un fichier. Ici, c'est le fichier com.apple.system.preferences.plist localisé dans le sous-dossier des Preferences de la ~/Library : la Bibliothèque du compte de l'utilisateur dont la session est ouverte. Par commodité, au lieu d'avoir à saisir un chemin absolu du genre : /Users/swake29/Library/Preferences/com.apple.system.preferences.plist (mention qui serait considérée comme parfaitement valide) ; il est possible dans une commande defaults de ne mentionner que l'intitulé du fichier de préférences Apple sans son extension .plist => com.apple.system.preferences et l'utilitaire saura très bien aller à l'adresse ~/Library/Preferences et trouver le fichier cible.
- ensuite se trouve mentionné le « complément d'objet » de la phrase (parce que, écrire, c'est toujours écrire « quelque chose »). Eh bien ! ici, ce qui est écrit est l'option ou la préférence : TMShowUnsupportedNetworkVolumes. C'est toujours cette partie des phrases defaults qui en concentre le ridicule apparent, parce qu'il s'agit du concentré en un seul terme d'un équivalent-phrase complet. Ici « en ce qui concerne Time Machine, montrer les Volumes non supportés présents sur le réseau » (ouf !). Ce terme agglutiné est ce qu'on appelle une « clé » (key) => l'objet des commandes defaults est donc une clé.
- enfin, intervient l'équivalent d'un « adjectif » des phrases courantes - un adjectif désignant une qualité attribuée à un terme de la phrase. Dans une commande defaults les adjectifs se limitent à un couple d'options contraires : 0 or 1 (FALSE or TRUE : FAUX ou VRAI), dont l'un des deux seul à la fois est attribuable à l'objet de la phrase. C'est ce qu'on appelle une « chaîne » (string), qui est la valeur de vérité attribuée à l'objet. Ici : TMShowUnsupportedNetworkVolumes 1 => « en ce qui concerne Time Machine, montrer les Volumes non supportés présents sur le réseau » est vrai. Inversement : TMShowUnsupportedNetworkVolumes 0 => « en ce qui concerne Time Machine, montrer les Volumes non supportés présents sur le réseau » est faux.
- en dernier lieu : le segment && killall Finder rajoute une commande qui relance le Finder, puisque ce gestionnaire d'affichage graphique est un des « lecteurs » des fichiers de préférences des applications Apple, lecteur qui modifie son affichage en fonction des préférences lues.
En résumé : les commandes informatiques ont été inventées par des hommes, lesquels parlaient une « langue naturelle » avant même de recourir à une « langue artificielle ». En conséquence de cette priorité d'essence : tout ce qu'ils peuvent imaginer dans une « langue artificielle », si sophistiqué soit-il en apparence, se laisse toujours ramener à la syntaxe des déclarations des « langues naturelles ». Cette « réduction épistémologique » revêt une importance fondamentale : elle révèle qu'en informatique, l'homme reste « la mesure de toutes choses ».
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NB. Si tu veux inspecter les fichiers de préférences de ta Bibliothèque de compte personnel, d'abord, passe la commande :
Bloc de code:
sudo chflags nohidden ${HOME}/Library
et ↩︎ (presse la touche "Entrée" du clavier pour activer la commande) --> une demande de
password s'affiche (commande
sudo) --> tape ton mot-de-passe
admin à l'aveugle - aucun caractère ne se montrant à la frappe - et derechef ↩︎ => cette commande préfixée de
sudo (
substitute user do : opérer en qualité d'utilisateur de substitution :
root par défaut) appelle l'utilitaire
chflags (
change flags : modifier les attributs invisibles des objets logiques) avec l'orientation d'action :
nohidden (ne pas cacher) sur l'objet
${HOME}/Library = la Bibliothèque du domicile de l'utilisateur connecté.
=> Ainsi, ta bibliothèque de compte, non affichée par le
Finder par défaut, sera graphiquement visible en permanence.
Ensuite, tu télécharges et installes le visualiseur / éditeur de fichiers-Système ☞
TextWrangler☜. Cela fait, tu vas graphiquement dans le
Finder dans ton dossier de compte à ta
Bibliothèque désormais visible > sous-dossier
Preferences > fichier
com.apple.system.preferences.plist > ouvrir avec : «
TextWrangler» (tu peux régler dans une fenêtre d'info du
Finder ouverte par
⌘I une préférence telle que le type des fichiers-Système de ton OS sera toujours ouvert automatiquement par double-clic par «
TextWrangler» au lieu de «
TextEdit» par défaut - lequel ne décode pas la syntaxe des fichiers de préférences
.plist).
=> Tu peux donc survoler (et éditer
a la mano si tu sais t'y prendre - attention ! à la moindre erreur, c'est le plantage assuré de l'application concernée, et de la session, s'il s'agit du
Finder) le tableau des
clés et
chaînes de préférences, ce qui donne dans ton exemple et en valeur négative :
Bloc de code:
<key>TMShowUnsupportedNetworkVolumes</key>
<string>0</string>
(tu pourras t'apercevoir que de nombreuses
clés mentionnées n'ont pas de
chaînes associées : ce sont des possibilités « inactivées »...).
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