Un homme grossier n'a pas forcément conscience de sa grossièreté : il a pu être mal éduqué, vivre dans un milieu où cet usage est la norme, ou simplement agir sous l'emprise de ses passions. À l'inverse, la vulgarité procède d'un choix. On est vulgaire parce qu'on se complaît dans la grivoiserie, parce qu'on cherche à choquer, ou parce qu'on refuse délibérément les bonnes manières, les codes du bon goût et de l'étiquette. Pourrait-tu, par pur hasard, te présenter à ton travail en pyjama ? Si tu t'écartes ainsi des usages vestimentaires, c'est bien pour attirer l'attention. La vulgarité est, par essence, une forme d'exhibition ou de provocation ; celui qui transgresse les codes avec excès le fait rarement par mégarde.