De la vie des macgéens V2.0

Je commence par les plus pressés et emmerdeurs ... les roux et les chatons délurés qui foutent la merde ! Tant qu'ils mangent, les autres ont la paix ! :+1:
Est-ce qu'on peut se poser deux secondes et réfléchir à ça ?
Parce qu'il me semble (ceci n'est que le résultat d'une réflexion personnelle) que l'on tient là l'essentiel de la gestion des comportements humains.
On s'occupe d'abord et toujours des casse-burnes, des revendicards, des plaies, des minorités hurlantes avant que de s'occuper du reste, la majorité, ceux qui ne font pas chier à tout bout de champ, ceux qui savent attendre, ceux qui sont posés. C'est à te dégouter d'être sympa et réfléchi (il me manque des qualificatifs, complétez, vous voyez bien de quoi je veux parler).
Et on s'en occupe en premier pourquoi ?
Faire taire le tumulte, acheter sa tranquillité, acheter la paix sociale ?
Mon fion, oui.
Et quand j'ai fini avec eux, je peux recommencer avec les roux et les chatons qui, après avoir bouffé, se ruent sur les gamelles des autres ! :+1:
Et à ce propos, j'ai une anecdote (oui, je sais, vous pensez que je dois les inventer tellement je suis capable d'en avoir pour chaque situation).
L'une des facettes de mon métier consiste à essayer de répondre aux multiples questions et essayer d'agréer aux multiples demandes de tout l'équipe de tournage. C'est pas rien de dire que la majorité des questions et des demandes est avant tout animée par le bien-être exclusif du demandeur (souvent déguisée comme une demande pour la bonne marche de l'entreprise commune).
Premier jour de tournage sur une publicité, début d'après-midi.
Depuis le matin, je ne cesse de répondre aux questions et demandes d'une technicienne. Elle ne doit pas avoir plus de 22 ans, plus d'une an d'expérience, se prend pour le centre du monde et ses questions sont essentiellement relatives à sa petite personne. La revoilà. Je ne me souviens plus de quoi il est question.
-Écoute, lui dis-je, je vais te demander de patienter un petit peu là. Je vois bien que tu crois que je suis à ton service, depuis ce matin je ne m'occupe que de toi et de tes petits problèmes, seulement je n'ai pas que toi à m'occuper.
Vous l'aurez compris, je suis passablement agacé.
-Oui mais moi c'est important (le melon de la meuf). Et s'il y a bien un truc que j'ai appris c'est que si on n'est pas casse-couille, on n'a le droit à rien (mal polie avec ça).
Mon sang ne fait qu'un tour, je m'efforce de rester stoïque.
-Ok, alors bon, laisse-moi te dire deux ou trois choses. Ça fait quoi ? 6 mois 1 an que tu bosses dans le métier ? Et tu viens me sortir à moi ...t'as une vague idée depuis quand je m'occupe de gens comme vous ? ...une telle connerie ? Du haut de tes 20 balais, tu m'annonces que tu crois avoir compris qu'il fallait être une casse-couille ? C'est comme ça que tu vas bosser toute ta vie ? En étant une casse-couille ? Elle est mal barrée ta vie, je te le dis. Moi, de mon côté, c'est pas mon métier de m'occuper de casse-couilles. Alors, on va faire un truc. À l'avenir, si ton équipe à besoin de quoi que ce soit, envoie-moi ton chef. Toi je n'ai rien à te dire. Et je te conseille d'aller lui rapporter l'intégralité de notre discussion. Je suis dispo s'il veut en discuter.
Suite à ça, elle m'a beaucoup moins gonflé.
Il s'est avéré, cependant, que son chef était tout autant casse-couille.
Par méchanceté, je n'ai traité qu'une demande sur deux (et avec une certaine mauvaise volonté).
 
Et à ce propos, j'ai une anecdote (oui, je sais, vous pensez que je dois les inventer tellement je suis capable d'en avoir pour chaque situation).
On ne pense rien, car apparemment penser ici ne serait pas tolérer, il paraît même que l'on développerait des préjugés (oui, je sais, j'ai du mal à m'en remettre).

Quand ton histoire, elle est symptomatique d'un mimétisme qui ne va pas dans le bon sens. Cette pauvre fille a cru bon de copier le comportement de son supérieur et a confondu "s'affirmer" et "enmerder". Apparemment, elle avait un très mauvais modèle. Tu ne l'as jamais revu par la suite ?

Par contre, l'anecdote est amusante, et même si tu les inventes (ce que je ne pense pas... oups, ai-je le droit ?) elles sont tellement agréables à lire que je te demanderais de continuer à nous en abreuver.

Sinon, moi ce matin, j'ai fait des courses et le rayon œuf était vide de chez vide. Je n'ai jamais vu ça de ma vie.
 
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Réactions: Dead head
On s'occupe d'abord et toujours des casse-burnes, des revendicards, des plaies, des minorités hurlantes avant que de s'occuper du reste, la majorité, ceux qui ne font pas chier à tout bout de champ, ceux qui savent attendre, ceux qui sont posés. C'est à te dégouter d'être sympa et réfléchi. […]

Dans l’espace public, quand on est une personne noire, quand on est une personne homosexuelle qui embrasse sa compagne ou son compagnon, quand on est simplement une femme, on risque des insultes, des coups, voire la mort. Alors oui, les « minorités hurlantes » hurlent.

On ne pense rien, car apparemment penser ici ne serait pas tolérer, il paraît même que l'on développerait des préjugés (oui, je sais, j'ai du mal à m'en remettre). […]

On ne va pas plus s'empêcher de penser que de hurler. :wink:
 
Quand ton histoire, elle est symptomatique d'un mimétisme qui ne va pas dans le bon sens. Cette pauvre fille a cru bon de copier le comportement de son supérieur et a confondu "s'affirmer" et "enmerder". Apparemment, elle avait un très mauvais modèle. Tu ne l'as jamais revu par la suite ?


Sinon, moi ce matin, j'ai fait des courses et le rayon œuf était vide de chez vide. Je n'ai jamais vu ça de ma vie.
Jamais revue par la suite. Dans le même temps, honte à moi, je ne suis même pas sûr de la reconnaitre, quant à son nom... Cela dit, il y a plein de gens que je croise et que je ne revois jamais, ça n'implique pas qu'ils ne bossent plus.

Un mois que c'est le désert dans les rayons des magasins chez moi.
Quand on a du bol, il n'y a qu'une marque en faible quantité. Quand on a pas de bol, ce ne sont pas des œuf n°0 (je n'achète plus que ça mais peut-être que je me berce de douces illusions en croyant qu'ils sont issus d'un élevage où l'on donne un minimum de considération aux poules).
J'ai réussi à acheter 6 œufs en un mois. Je peux te dire que je les ai savouré.
Dans l’espace public, quand on est une personne noire, quand on est une personne homosexuelle qui embrasse sa compagne ou son compagnon, quand on est simplement une femme, on risque des insultes, des coups, voire la mort. Alors oui, les « minorités hurlantes » hurlent.



On ne va pas plus s'empêcher de penser que de hurler. :wink:
Ne perdons pas de vue qu'en aucune manière je n'ai argumenté sur le bien fondé ou pas du droit à s'exprimer des casse-burnes, revendicards, plaies et minorités hurlantes. ;)
 
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Réactions: Gwen
Ne perdons pas de vue qu'en aucune manière je n'ai argumenté sur le bien fondé ou pas du droit à s'exprimer des casse-burnes, revendicards, plaies et minorités hurlantes. ;)
Personnellement, je revendique que mes "petits roux" sont des casse-burnes ... ce qui fait que je les adore encore plus que les autres ! :joy: :two_hearts:
 
Bé justement, parlons-en des roux.
Je me suis jamais vraiment épancher sur ça, mais je retrouve dans tes propos un peu de ce que j'ai pu constater chez mes parents. Je n'ai, personnellement, pas de roux à la maison.
Le premier roux qu'ils ont eu était particulièrement pénible. Petit déjà, mais en grandissant aussi.
Il avait notamment pour particularité de foutre ses deux pattes avant dans la gamelle de flotte pour boire.
Le deuxième était aussi particulièrement casse-burnes. Curieux comme pas permis. Bon ça c'est adorable. Moins la fois où il a sauté dans un pot de peinture (ouvert bien sûr). Veuillez noter que ça n'est pas lui qui a foutu de la peinture partout, c'est nous, affolés, en courant partout avec lui dégoulinant dans les bras, à courir comme des poulets sans têtes sans plus savoir s'il fallait le foutre dans le lavabo ou dans la baignoire.
Et pénible au possible. Toujours le premier "dans" (pas à côté) la gamelle, toujours à faire chier les autres et à gueuler à tout bout de champ sans raison valable.
Non, nous n'avons pas de bol avec les roux. Au grand dam de ma mère qui les adore.
Le troisième emmerde tout le monde, ne sait pas te monter sur les genoux autrement qu'en t'escaladant avec ses griffes, quémande les caresses de manière très insistante, très (pour finir, il bave quand tu le caresses), n'a de cesse que de marquer son territoire aux quatre coins de la maison et toutes les gamelles sont les siennes.
Tout ça pour dire que, concernant les nôtres, oui, avec une certaine constance, les chats roux sont brise-cacahuètes.
 
Est-ce qu'on peut se poser deux secondes et réfléchir à ça ?
C’est tout réfléchi !?

Partisan du meilleur rapport effort récompense, il y a bien longtemps que j’aurais trouvé une solution pour nourrir ces chats. Genre remplir par avance trois boîtes à pizza de croquettes et servir les groupes de couleurs / comportements en un rien de temps, avec possibilité de faire du complément directement dans le couvercle.

fois où il a sauté dans un pot de peinture
Glycérophtalique… J’ai donné ! Enfin le rouillé qui nous sert de plaid l’hiver… Je ne te raconte pas la mine qu’il tirait après un bain au white-spirit, un rinçage au savon de Marseille et un séchage frictionné de jurons. On ne l’y reprendra plus ! L’effluve de « ouite » le fait fuir !

Pour l’utilisation des griffes tout azimut, sa mère lui a appris que ça n’était pas cool – à grands coups de beignes.

La bave lors des caresses est une réminiscence de sa période d’allaitement.

Quand au marquage de territoire dans la maison… C’est niet ! Nous lui avons appris – à ces dépends – que le dedans n’est pas le dehors, que la totalité de l’espace vivable de ses maîtres n’est pas le même pour lui, que miauler pour rien agace et s’il oublie, le rappel à l’ordre lui rafraîchit la mémoire.
Résultat ce chat rouillé est une crème !
 
Dernière édition:
Glycérophtalique… J’ai donné ! Enfin le rouillé qui nous sert de plaid l’hiver… Je ne te raconte pas la mine qu’il tirait après un bain au white-spirit, un rinçage au savon de Marseille et un séchage frictionné de jurons. On ne l’y reprendra plus ! L’effluve de « ouite » le fait fuir !
Il est tombé dedans tête la première.
Quand je vois comment ça nous a affolé (maintenant, on en rit, mais...) de le voir avec de la peinture sur la tronche, je crois que si ça avait été de la glycéro nous aurions fait un arrêt cardiaque avant même de réfléchir à comment le nettoyer.
Pour l’utilisation des griffes tout azimut, sa mère lui a appris que ça n’était pas cool – à grands coups de beignes.

Quand au marquage de territoire dans la maison… C’est niet ! Nous lui avons appris – à ces dépends – que le dedans n’est pas le dehors, que la totalité de l’espace vivable de ses maîtres n’est pas le même pour lui, que miauler pour rien agace et s’il oublie, ile rappel à l’ordre lui rafraîchit la mémoire.
Résultat ce chat rouillé est une crème !
Ouais, certes.
Le problème étant que le nôtre nous l'avons récupéré déjà grand et infléchir la tendance ne semble pas gagné.
On y travaille.
Encore faut-il qu'il l'entende parce que nous sommes partisans du dialogue plutôt que de la torgnole.
Pour l'instant, disons que ça ne l'émeut pas plus que ça de nous entendre gueuler.
 
Il est tombé dedans tête la première.
Il avait le dos couvert de laque – à quinze balles du kilo… Comment avait-il décidé de se faire une épilation à la peinture ? Je ne sais plus… Reste que j'étais colère. Et quand je suis colère, il n'y a pas de place pour l'hésitation. J'agis… Et vite !
nous sommes partisans du dialogue plutôt que de la torgnole.
La torgnole, c'est essentiellement sa mère qui lui donne. Au moment de l'apprentissage des choses de la vie.
— Ah ! Tu veux me mordre ?! Ah ! Tu veux me griffer ?! Ok mon chéri !? Je vais te montrer l'effet que ça fait !? On verra si tu y reviens, hin hin hin.
En général c'est radical, même si les retords ont besoin d'un second round.

Quand au dialogue… Comment dire… Si encore il se souciait de quelqu'un d'autre que sa pomme ! On pourrait dialoguer. Mais ces riens à foutre de rien sauf ma trogne n'entendent rien à la « méthode Dolto », ho ho ho. Ils ne comprennent que bruit et fureur !