En direct de Netflix du Le Bar de la Terrasse...

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Je suis tombé dessus par hasard. La saison 3, justement.
Punaise, j'ai rien compris à rien.
"Stalker", déjà, j'ai cherché sur le net, je ne suis pas sûr d'avoir compris le concept.
L'intrigue me dépasse, ce qu'ils font tous là, ça me dépasse.
À un moment donné je me suis dit que peut-être qu'en regardant depuis le début il y aurait des chances qu'on nous explique c'est quoi tous ces termes, c'est quoi tous ces trucs de geek.
Je n'ai aucune clef pour ne serait-ce que commencer à appréhender les choses sur cette série (je n'en fais pas une jaunisse non plus).
Puis je me suis dit que bon , je n'avais qu'à faire comme si c'était de la SF : il se passe des choses, c'est possible c'est pas possible, c'est pas grave.
Mais non, je décroche totalement. Je me surprends à végéter devant l'écran juste pour voir des images bouger. Je n'ai pas insisté, je n'ai même pas essayer de voir les saisons précédentes.
D'autant que je crois bien que l'acteur principal m'insupporte (et pourtant, il ne m'a rien fait de mal).
Perte et profit pour moi.
Et puis tu as raison, ça parle trop vite en bouffant les mots (mot que pour la plupart je ne connais pas).
 
C'est sur qu'avoir une carrière d'informaticien derrière moi ça aide, pas forcément pour le vocabulaire mais pour comprendre ce qu'ils font (et donc voir les incohérences...).
 
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Bon, je ne viens pas vous parler de bonnes découvertes aujourd'hui, mais de trucs à clairement éviter. Pourtant, je leur ai donné leur chance, il paraît que tout ce qui est sur Apple TV (le service) est génial et vaut les centaines d'Euros qu'on peut verser a Apple pour développer ses séries.

En premier, j'ai tenté de regarder TRAQUÉS, la nouvelle série polémique française. Eh oui, si vous savez l'actualité, vous savez que le scénariste a oublié dans un premier temps de dire qu'il s'était inspiré d'un livre. Bon, je ne connais ni le livre ni le film déjà tiré de celui-ci. Et je ne connaîtrais jamais le dénouement de cette histoire tellement j'ai trouvé le premier épisode mauvais. Déjà, les personnages sont antipathiques au possible, ça suinte les clichés sur les chasseurs du dimanche. De vraies caricatures. Et passé l'introduction aussi lourde que pitoyable, la tuerie censée engager la série est expédiée en quelques secondes. Tellement vite que personnellement je n'ai pas compris grand-chose. On ne voit que le côté des chasseurs qui se font canarder. Les autres en face sont mauvais tireurs, comme toujours, il ne faudrait pas tuer les "héros" dès le départ. Ensuite, on a droit à deux heures de psychologie à deux balles, ce qui est fort pour un épisode qui ne dure qu'une heure. C'est comme la météo, quand il y a du vent, le ressenti est bien plus frais que la réalité.

Bref, je ne me suis pas farci le second épisode et ai pensé « tout ça pour ça » ! En fait, ça sent clairement la réalisation forcée pour remplir les quotas de production locale. Donc, à moins d'aimer les séries françaises à la psychologie et les personnages au raz des pâquerettes, vous pouvez vous passer à côté sans regret.

La seconde série The Big Door Prize, est aussi sur Apple TV. Je l'ai testé car j'aime beaucoup l'acteur Chris O'Dowd que j'ai découvert dans The IT Crowd. C'est une comédie, donc, ça ne devrait pas être très intellectuel, mais divertissant. Malheureusement, ce n'est ni l'un ni l'autre. Le Pitch : Une machine, la Morpho, débarque d'on ne sait où dans l'épicerie/quincaillerie d'une petite ville perdue. Elle est censée donner son potentiel de vie à celui qui la consulte. Les habitants, ayant reçu des propositions saugrenues se mettent d'un coup à suivre, pour certains, l'indication donnée. Sauf que ce n'est ni amusant ni intrigant. C'est presque dramatique et le personnage principal : un prof aigri est un peu pathétique et les actions sont lourdes au point où on mettrait un panneau d'explication après chaque fait et geste des personnages que cela serait pareil.

J'ai quand même tenu quatre épisodes, me disant que ça allait démarrer, mais non, ça tourne en rond, c'est pénible et prévisible. Je ne pense pas continuer.

Si j'ai bien apprécié PLURIBUS, c'est aussi pour ces mêmes raisons : la lenteur de l'action et le développement des personnages. C'est un peu la même chose dans SEVERANCE. Mais là, j'ai l'impression d'avoir un ersatz tourné au ridicule dans une comédie sans moyens.

Et les pubs, OK, pour des séries Apple, avant chaque épisode, c'est d'un pénible. J'ai l'impression de revenir aux DVD d'antan.

ReBref, j'ai testé Apple TV durant trois mois après l'achat de mon Mac mini. Je ne vais pas continuer. Aucun intérêt. For All Mankind n'est plus l'ombre que d'elle-même, je ne kiffe pas les montres géantes ridicules en CGI, je les veux en latex dégueulasse, au moins c'est amusant. Je n’aime pas le foot pas plus que la formule 1. triple Bref, car ça a assez duré, ce service n'est clairement pas fait pour moi.
 
Merci, je ne tenterais donc pas de regarder les séries dont tu nous parles.
En revanche, je serais beaucoup moins lapidaire concernant "Severance".
Pour ma part, j'ai adoré.
Ma gamine, par contre, a décroché dès le premier épisode. Mais je me méfie toujours de son avis. D'autant qu'elle a cette fâcheuse tendance à se coller devant l'écran tout en scrolant son tel.
À ce propos j'avais lu plusieurs articles (je ne les retrouve pas, désolé) concernant ce second screening et la politique du Flix, notamment. Ou comment les plateformes imposent une structure scénaristique de sorte que ceux qui scrolent en même temps ne décrochent pas et continuent à regarder.
Bref.
Severance.
Je mentirais si je disais que le premier épisode m'a fasciné, mais il m'a intrigué et j'ai voulu en voir plus.
Je dois avouer que le concept de base m'a intéressé.
C'est pourquoi j'ai poussé plus loin à mon grand plaisir.
Le concept de base, pour ceux qui voudraient savoir, est le suivant.
Une entreprise a mis au point un procédé qui permet aux employés qui le désirent de séparer totalement leur vie professionnelle de leur vie privée (on dit qu'ils sont dissociés). En somme, dès qu'il passe les portes de la boite, cet employé oublie complètement sa vie extérieure et n'a donc en mémoire que sa vie intérieure. Et inversement.
Un seul corps, deux vies.
En sous-jacent c'est, poussé à son paroxysme, ce que nous vivons. D'un côté, nous ne voulons pas spécialement "ramener le travail à la maison" (ce que nous avons du mal à contenir tant les nouvelles technologies nous rendent joignables). De l'autre, l'entreprise aspire à ce que notre vie privée n'interfère pas dans notre vie professionnelle (on vous paye pour un boulot, c'est pas pour que vous passiez votre temps sur facebook où pour que vous ne soyez pas productif parce que vous pensez au petit dernier qui fait ses dents).
Il y a quelques situations jouissives.
Par exemple le fait que deux personnes se côtoient plutôt amicalement dans la sphère privée alors qu'ils ont un tout autre rapport dans la sphère professionnelle, surtout quand l'un des deux à pleine conscience des deux mondes (pour l'heure, aucun employé n'est obligé d'accepter d'être dissocié).
Par exemple (certes il faut arriver jusque-là puisque c'est dans la saison 2), le fait que l'entreprise permette à la famille de l'extérieur de rendre sporadiquement visite au double en entreprise. Ce qui mène à des situations inédites où la partie privée d'un employé peut en arriver à être jaloux du fait que sa femme passe du temps avec sa partie professionnelle (puisqu'après tout, la dissociation est telle qu'il s'agit finalement de deux personnes distinctes). Personnellement, ça me fait vachement gamberger.
Sinon,sous cette apparence de relative lenteur et platitude, il se passe des choses.
Et l'épisode final de la première saison, alors là, pardon.
Il m'a enthousiasmé.
À tel point que j'ai été capable de le regarder à plusieurs reprises, avec toujours le même plaisir.
Je me range à ton avis concernant les séries dont tu parles, mais concernant Severance, je dis qu'il faut tenter.
 
J'ai aimé SEVERANCE justement, c'est dans le même paragraphe que PLURIBUS que j'ai également apprécié. Désolé si tu as pu comprendre l'inverse, c'est vrai qu'en me relisant, c'est possible.

SEVERANCE est clairement une série lente où il faut rentrer dedans et rester accroché en scrutant les détails et s'imprégner de l'ambiance. Je suis mitigé sur la saison 2, mais j'ai beaucoup aimé la première. J'attends de voir la suite en effet.
 
Ce n'est pas grave, du coup, j'ai apprécié ton analyse :-)
 
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À ce propos j'avais lu plusieurs articles (je ne les retrouve pas, désolé) concernant ce second screening et la politique du Flix, notamment. Ou comment les plateformes imposent une structure scénaristique de sorte que ceux qui scrolent en même temps ne décrochent pas et continuent à regarder.
J'en parle un peu plus haut, ou dans le fil du cinoche, je ne sais plus.
Les conséquences immédiates :
Une musique continue pour t'indiquer 'suspens', 'drame', 'love', 'baston' même si tu ne regardes pas.
Des reformulations de l'action dans les dialogues pour te permettre de raccrocher les wagons quand tu as passé trop de temps sur insta ou tiktiokalakon et que tu es largué.

Bref, une purge innommable pour les vieux c.ns qui regardent le film en regardant le film.
 
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