Si mon "switch" sur Mac a été l'objet d'une mûre réflexion, le choix de la machine en elle-même fut l'occasion d'un échange intense avec mon amie... Le iMac G4 fut donc un choix 50/50 : 50 % de rhétorique personnelle et 50 % d'irrationalité purement féminime (n'est-ce pas ?).
Finalement, je dois reconnaître que je partage pleinement cet aspect irrationnel (c'est mon côté féminin, probablement) : j'apprécie mon Mac comme une machine qui me permet d'être productif et créatif, de manière optimale, là où le PC sur lequel je travaille quotidiennement me fait peine, et je suis prêt à passer l'éponge sur les galères qu'il (le Mac) me fait parfois vivre, parce que je ne connais pas de meilleur système informatique (i/e d'interface homme / machine avec laquelle je suis plus à l'aise) que MacOS X. Et je n'ai pas encore Panther !
Quant à la machine (le matériel), sa petitesse, son silence, son écran m'impressionnent toujours autant 2 ans après.
J'essaye pourtant de me dire "Arrête, le PC, c'est pour le boulot, donc connoté", mais non, ça ne marche pas : Windows, j'ai testé pendant 7 années d'études bien remplies et cet OS m'a très souvent donné satisfaction. "Pire" (si l'on peut dire), j'aime mon boulot, je devrais donc aimer mon PC, principal outil de travail. Mais non, rien n'y fait, même pas la moindre petite pensée "ah, que j'aimerais avoir une telle machine à la maison" (même le portable du boss me laisse de glace). Que dalle, nada.
La réussite d'Apple : avoir réussi à générer le l'affect pour ses machines / OS sur une certaine catégorie d'utilisateurs. Bon, d'un autre côté, je prie tous les jours (hmm...) pour que le Mac ne me laisse pas en rade, vu ce que j'ai entendu dire du SAV Apple / revendeurs agréés.
J'oubliais l'essentiel : la magie a fonctionné également sur ma compagne, venue elle, du PC (et pendant longtemps responsable du parc informatique de son école), qui - quoique passionnée par MO5, Amstrad et Apple2 - ne connaissait que peu de choses du Mac avant de me connaître.
Jusqu'au moment où est sorti l'iMac G4 et sa pub de "la langue tirée" (le black dans la rue) : ça a été plus fort qu'elle : "Dis, c'est pas toi qui voulait t'acheter un Mac?" et quelques semaines plus tard "Alleeeeez, dis, tu vas te l'acheter le 'Luxo' ". Ah oui, c'est qu'elle a renommé la machine dans la foulée - c'est une grande fan de Pixar, aussi (ben tiens !). Comment résister, alors, à l'appel du switch ?
Nous avons donc tâtonné à deux, sur MacOS 9 au départ - parce qu'il nous rappelait un peu le Windows que nous quittions - puis adopté le X rapidement devant la qualité de conception, et ses remarquables applications. Ni elle ni moi ne serions prêts à revenir sous Windows. Et l'on parle déjà de donner un "petit frère" à ce Mac-là... Mon choix initial s'était porté - avant l'iMac - sur l'iBook dual-USB. Et voilà que nous nous sentons des envies de nomadisme. Et voilà que mon amie commence à sérieusement lorgner sur les iBook G4... Hmmm, comme une impression de "déjà vu", non ?!?
Aujourd'hui, les horaires sont équilibrés : le Mac tourne toute la sainte journée et notre couple l'utilise entre 6 et 8 heures par jour, de manière à peu près égale entre nous. Chacun y trouve son compte : nous bossons, jouons, surfons, téléchargeons, composons, illustrons avec... Bref, on ne s'ennuie pas. Et la chose fait même débat : il nous arrive - horrible ! - de parler informatique pendant l'heure du repas...
Qu'avais-je oublié d'ajouter ?
Ah oui, on a aussi une vie sociale : nous sortons au cinéma (et ne nous parlez PAS de DivX !), écoutons de la musique (j'oubliais : elle aimerait bien un iPod aussi), lisons (enfin, elle plus que moi), retrouvons des amis pour sorties et parties de jeux de rôles, fréquentons une très grande majorité de PC-users... Nous nous occcupons au-delà de la sphère informatique - et Dieu merci.
Mac-addicts ? Probablement, mais on se soigne.