sur itélé , ils en parlent avec le coté , "la presse c'est la democratie blabla" , ils font appel au ministre de la culture etc . m'enfin , si personne ne l'achete , c'est bien qu'il ya un souci ...:heu: :mouais:
en même temps, si c'est pour voir Nelly Ollin ou MAM à poil... :heu: :afraid:mikoo a dit:le "soucis" c'est l'inexistance de la page 3,
femme à poil manquante, résultats financiers dans la tourmente...
Toute la presse quotidienne dite "sérieuse" va mal - tout simplement parceque le nombre de lecteurs réguliers est en chute libre depuis longtemps (ce qui atténue un peu les effets supposés des gratuits : la presse quotidienne allait déjà mal avant qu'ils n'apparaissent).joeldu18cher a dit:sur itélé , ils en parlent avec le coté , "la presse c'est la democratie blabla" , ils font appel au ministre de la culture etc . m'enfin , si personne ne l'achete , c'est bien qu'il ya un souci ...:heu: :mouais:
A qui la faute....
Bon ok, internet, la TV,la presse gratuite(enfin que dans les grandes villes)... sont une concurrence féroce...
Mais le prix de certains journaux, magazines...n'incitent pas a acheter....
Et surtout le manque de sérieux de certains journaux ou plutôt leurs manque d'indépendance vis a vis du pouvoir politique ou plutôt de leurs riches propriétaires
jul29 a dit:Pour le coup Link, tu manques un peu d'infos précises sur la situation de la Presse en France.
La presse anglo-saxonne vit très bien malgré Internet et le reste. Alors pourquoi cette situation si mauvaise en France ?
La situation de la Presse française est tributaire d'une organisation qui remonte à la Libération. Dès 1945, une restructuration complète de la Presse française s'est opérée pour d'abord châtier les journeaux qui avaient collaboré. La Presse s'est donc retrouvée dans un système hypercadré par l'Etat. Sous l'influence du puissant Parti Communiste de l'époque, la diffusion UNIQUE de toute la Presse a été confiée aux Nouvelles Messageries de Presse Parisienne (NMPP), bastion de la CGT. De même, le puissant Syndicat du Livre CGT tenait toutes les imprimeries. Le nerf de la guerre de la Presse, son impression et sa diffusion, se trouvait géré par une commission paritaire composée des représentants des patrons de presse et des syndicats (CGT en tête), qui négociaient les grilles salariales et les avantages (plutôt pas mauvais dans le Livre et la Presse !). La Presse française a toujours eu les coûts de diffusion et de production les plus chers d'Europe. La situation a tenu pendant quelques décennies, mais le monde, lui, a évolué et non pas le système mis en place en 1945. Les pertes de clientèles des journeaux ont porté un coup très dur à des équilibres financiers déjà fragiles. Les grèves de la NMPP n'arrangeant pas les choses, à chaque vélléité de réorgnaisation du système (on connait la chanson...). Du coup, les journeaux se retournent vers l'Etat, qui a injecté, et injecte encore, mais sans grand succès. La perte de lectorat est peut-être due aussi à la désillusion du politique, or nous avons une presse politisée. De plus, les journeaux augmentant leur prix pour essayer de se refaire une santé budgétaire, çà n'était pas incitatif à l'achat.
Il y a un quotidien qui néanmoins s'en sort bien en ce moment c'est Le Parisien. Journal peu idéologisé, qui évite de jargonner, et sait présenter des informations nationales claires et des sujets proches du quotidien des gens. Le tout sans populisme ou raccolage vulgaire. D'accord, c'est pas LE journal d'investigation, mais c'est très bien fait. Il m'arrive de le lire au bistrot. Et çà n'a rien à voir avec le torchon qu'était devenu France-Soir. France-Soir a été fondé par un très grand homme de presse : Pierre LAZAREFF. Sa femme tenait une agence de presse très réactive qui fonctionnait en Société Coopérative (SCOOP) d'où l'expression "c'est un scoop" qui n'a rien d'anglais comme origine ! Mais n'est pas Pierre Lazareff qui veut...
jul29 a dit:Il y a un quotidien qui néanmoins s'en sort bien en ce moment c'est Le Parisien. Journal peu idéologisé, qui évite de jargonner, et sait présenter des informations nationales claires et des sujets proches du quotidien des gens. Le tout sans populisme ou raccolage vulgaire. D'accord, c'est pas LE journal d'investigation, mais c'est très bien fait. Il m'arrive de le lire au bistrot. Et çà n'a rien à voir avec le torchon qu'était devenu France-Soir. France-Soir a été fondé par un très grand homme de presse : Pierre LAZAREFF. Sa femme tenait une agence de presse très réactive qui fonctionnait en Société Coopérative (SCOOP) d'où l'expression "c'est un scoop" qui n'a rien d'anglais comme origine ! Mais n'est pas Pierre Lazareff qui veut...
Rien n'est jamais acquis. Si personne n'est plus là pour défendre quelques acquis qui nous séparent du XIXe siècle, d'autres seront là pour les remettre en cause, faites leur confiance.
"Quand ils ont emmené les opposants politiques, j'ai pas bougé, j'étais pas concerné. Les juifs ? pas bougé. Quand ca a été le tour des homos, j'ai pas bougé. Les syndiqués ? pas bougé. Les handicapés ? pas bougé.
Quand ca été mon tour, y avait plus personne pour me défendre .... "
Hou là là, carrément !vg93179 a dit:Rien n'est jamais acquis. Si personne n'est plus là pour défendre quelques acquis qui nous séparent du XIXe siècle, d'autres seront là pour les remettre en cause, faites leur confiance.
jul29 a dit:Il y a un quotidien qui néanmoins s'en sort bien en ce moment c'est Le Parisien.
Madmac a dit:reflexes bien gaulois...
comme pour le CPE... tout le monde veut des règles d'état, des lois, des jugements et que les autres respectent ces lois, règles et jugements, mais que ça ne s'applique surtout pas à eux...
ceci dit, il y a quelques années, (années noires s'il n'en fut), heureusement qu'il y avait des gaulois pour ne pas respecter la loi, les règles et les jugements...
On aimerait bien que les mêmes (étudiants, journalistes) manifestent et rouspêtent contre tout ce qui empêchent les petites entreprises de vivre... et qui paient énormément d'impôts pour les faire vivre...
Je n'ai jamais lu France-Soir et je n'ai jamais été étudiant....
jul29 a dit:C'est un peu fort... :rolleyes:
Se faire quasiment traiter de facho parce qu'on ose critiquer :
- d'une part un système mis en place il y a 60 ans et qui n'a jamais été réformé,
- d'autre part certains excès des syndicats qui ont finalement scié la branche sur laquelle ils étaient assis (j'en sais quelque chose : j'ai un oncle qui était dans le livre) et notamment les grèves abusives des NMPP.
Enfin, bref, pour bien prouver mon attachement au respect de principes démocratiques et de tolérance, j'applique dès maintenant la Charte et la Licence du Bar qui demandent d'éviter tout débat politique.
jul29 a dit:Pour le coup Link, tu manques un peu d'infos précises sur la situation de la Presse en France.
La presse anglo-saxonne vit très bien malgré Internet et le reste. Alors pourquoi cette situation si mauvaise en France ?
La situation de la Presse française est tributaire d'une organisation qui remonte à la Libération. Dès 1945, une restructuration complète de la Presse française s'est opérée pour d'abord châtier les journeaux qui avaient collaboré. La Presse s'est donc retrouvée dans un système hypercadré par l'Etat. Sous l'influence du puissant Parti Communiste de l'époque, la diffusion UNIQUE de toute la Presse a été confiée aux Nouvelles Messageries de Presse Parisienne (NMPP), bastion de la CGT. De même, le puissant Syndicat du Livre CGT tenait toutes les imprimeries. Le nerf de la guerre de la Presse, son impression et sa diffusion, se trouvait géré par une commission paritaire composée des représentants des patrons de presse et des syndicats (CGT en tête), qui négociaient les grilles salariales et les avantages (plutôt pas mauvais dans le Livre et la Presse !). La Presse française a toujours eu les coûts de diffusion et de production les plus chers d'Europe. La situation a tenu pendant quelques décennies, mais le monde, lui, a évolué et non pas le système mis en place en 1945. Les pertes de clientèles des journeaux ont porté un coup très dur à des équilibres financiers déjà fragiles. Les grèves de la NMPP n'arrangeant pas les choses, à chaque vélléité de réorgnaisation du système (on connait la chanson...). Du coup, les journeaux se retournent vers l'Etat, qui a injecté, et injecte encore, mais sans grand succès. La perte de lectorat est peut-être due aussi à la désillusion du politique, or nous avons une presse politisée. De plus, les journeaux augmentant leur prix pour essayer de se refaire une santé budgétaire, çà n'était pas incitatif à l'achat.
Il y a un quotidien qui néanmoins s'en sort bien en ce moment c'est Le Parisien. Journal peu idéologisé, qui évite de jargonner, et sait présenter des informations nationales claires et des sujets proches du quotidien des gens. Le tout sans populisme ou raccolage vulgaire. D'accord, c'est pas LE journal d'investigation, mais c'est très bien fait. Il m'arrive de le lire au bistrot. Et çà n'a rien à voir avec le torchon qu'était devenu France-Soir. France-Soir a été fondé par un très grand homme de presse : Pierre LAZAREFF. Sa femme tenait une agence de presse très réactive qui fonctionnait en Société Coopérative (SCOOP) d'où l'expression "c'est un scoop" qui n'a rien d'anglais comme origine ! Mais n'est pas Pierre Lazareff qui veut...
jul29 a dit:(...) France-Soir a été fondé par un très grand homme de presse : Pierre LAZAREFF. Sa femme tenait une agence de presse très réactive qui fonctionnait en Société Coopérative (SCOOP) d'où l'expression "c'est un scoop" qui n'a rien d'anglais comme origine ! Mais n'est pas Pierre Lazareff qui veut...