Et là, tu vois l'ambiance, tu l'as cassé !rezba a dit:Qu'est-ce que j'en pense ? Je pense d'abord qu'il n'y a pas de condamnation du suicide chez Spinoza, simplement cette idée que le suicide n'est pas rationnel, ou alors qu'il ne peut dépendre que de causes extérieures qui pousseraient le suicidé à commettre un acte. Soit. Déresponsabilisons l'auteur de l'acte.
Mais la question se pose, en fait, sur une partie non questionnée de la phrase de Spinoza que tu mets en exergue : "vivant". "Tout être vivant cherche..."
Qu'en est-il lorsqu'on s'interroge soi-même sur cette qualité de vivant?
Lorsque la maladie nous ronge à un point inéluctable, peut-on, à un moment, considérer que le vivant qui est en nous n'est plus qu'une trace, un état physique, une pauvreté de l'être ?
Beaucoup de malades en stade terminal interrogent leur qualité de "vivant". Et ces interrogations les amènent à faire le bilan de ce qu'ils ont été et de ce qui leur reste à faire. Ces interrogations peuvent alors les amener à se considérer comme plus mort que vivant, et donc à considérer que leur perpétuation "dans leur être" n'a plus de sens, ou plus d'utilité. Et donc à faire tomber la barrière spinoziste. C'est une autre mécanique du suicide, aujourd'hui énormément travaillée par les équipes de recherche en soins palliatifs.
LoL !