A
Anonyme
Invité
Si le comique surréaliste de cette news ne m'a pas échappé, il n'en reste pas moins que son contenu, s'il s'avère exact, est pour le moins inquiétant. Outre l'horreur que peut inspirer le principe d'un carburant fabriqué à base de cadavres d'animaux, ce type d'actualité met en évidence les extrémités auxquelles peut nous pousser notre dépendance à la technologie. Car, il faut être clair, dans l'esprit du grand public, la raréfaction des énergies fossiles ou leur impact sur l'environnement ne sont pas des sources d'inquiétude majeures. Ce qui inquiète le Français moyen (mais c'est aussi valable pour nos amis Belges, Suisses ou autres), c'est la pensée qu'un jour peut-être, il devra renoncer à sa sacro-sainte bagnole, aux Tuperware© et aux sacs plastiques de chez Auchan... C'est ça qui le fait flipper : la perspective d'être privé de tout ce qui fait partie de son petit confort quotidien, de tout ce qui, on le lui a assez répété, symbolisait la marche en avant de la civilisation. Dans cette optique et si l'on considère que les cadavres d'origine animale ont déjà bien servi (meuh oui), pourquoi ne pas faire un pas de plus dans l'horreur ? Après tout, un chat ce n'est qu'un chat, et si Gilberte veut aller à la plage, on ne va tout de même pas y aller à pattes... Faut pas déconner.