NOEL ... et DIEU dans tout ça ?

la spiritualité , la foi


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En ce qui me concerne, je ne me réfère qu'en l'eglise du monstre spaghetti volant.

Le reste n'est que fumisterie :D

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Réactions: jpmiss et bompi
Petite précision : peu me chaut ce qu'écrivent des philosophes russes (ou chinois, valaques, mauritaniens, argentins, turkmènes, franc-comtois, etc. y a le choix :D ). Il y a un petit moment que je ne prends la philosophie que pour ce qu'elle est (à mes yeux du moins) : un habillage sémantique plus ou moins talentueux des choix opérés par un individu. En clair : si je crois que Dieu existe, je vais pondre un livre de 500 pages tendant à prouver la chose. Si je crois en la fin de l'histoire, itou. ad libitum (voire ad nauseam dans certains cas).
Je trouve nombre de philosophes assez "malhonnêtes", ou pour éviter l'emploi d'un terme moral, qu'ils raisonnent mal : cherchant davantage à faire entrer le monde dans un système pré-conçu qu'à réellement admettre l'effrayante (ou rassurante comme on veut), l'extraordinaire complexité du monde.
En cela, ils conduisent aux mêmes aberrations que nombres de croyants (quelle que soit leur religion).
On en a des exemples tous les jours, malheureusement.

Il y a toutefois, des oeuvres philosophiques qui semblent échapper à ce marasme qui nous poursuit depuis bien des millénaires, mais elles sont rares.
 
bompi a dit:
Petite précision : peu me chaut ce qu'écrivent des philosophes russes
Il y a toutefois, des oeuvres philosophiques qui semblent échapper à ce marasme qui nous poursuit depuis bien des millénaires, mais elles sont rares.
pour tout te dire, je fais juste et essentiellement référence au romancier russe dostoievski:love: :love: :love: :love: qui n'avait rien d'un théoricien hors du monde! pour lui, penser c'est séloigner de Dieu et de l'humanité, pour lui , la souffrance des enfants est insupportable! il a constamment vécu entre les abimes du Bien du Mal, de la foi et du doute le plus violent..

ce qui est bien ici, c'est que croyant ou non , peu importe la façon, on se rejoint à travers nos messages ... "Dios te bendiga papito corazon":D ;)
toys a raison, ya du boulot pour que ça s'arrange toutça :rolleyes:

allez je reviens plus tard:zen:
 
rezba a dit:
Si, il est ontologiquement différent, justement. Ne serait-ce que parce que le concept même d'animal lui est totalement redevable.
Quant à ma panoplie de matérialiste, elle ne date pas d'hier, d'une part, et elle ne m'empêche pas de faire des choses a priori totalement irrationnelles pour un matérialiste : me rendre sur des tombes pour m'aider à entrer en résonnance avec le souvenir de ceux qui ont compté pour moi, construire des édifices rituels pour d'autres proches qui n'ont pas souhaité de tombeaux, et j'en passe. Ne pas croire en dieu ne m'empêche pas de croire en la force du rite.

Justement il y a toujours nécessité d'un rite... ;) Pensée magique ? ;)
 
rezba a dit:
- la science ne s'arrête pas aux physiciens et aux chimistes. Et dès qu'on s'attelle aux autres domaines de la science, le lien de causalité ou d'antagonisme que tu soutend peut être largement relativisé

Les practiciens des sciences dures sont moins croyant ? Sans être ni scientifique ni croyant, je ne vois pas trop d'antagonisme à être les deux à la fois. Les atomes, les fossiles et les équations peuvent bien faire reculer le champ de le "mythologie" (scusez le terme, il est certainement incorrect), ils ne détruisent pas les convictions intimes et "mystiques" (cf remarque dans la parenthèse précédente), du moins pas toujours.

Deux exemples édifiants :
- Darwin a fait des études de théologie pour devenir pasteur.
- Georges Lemaître, en 1927, a été le premier à évoquer la création de l'univers à partir d'un atome originel, idée dont émergera la théorie du Big Bang. Il n'en était pas moins prêtre catholique (et Belge).

Par contre, Diderot, élevé chez les Jésuites, vira sévèrement athée.
 
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Réactions: wizzz
Non, les praticiens des sciences dures ne sont pas moins croyants, mais c'est ce que l'interrogation initiale semble soutendre.
Pour ma part, je suis plutôt porté à croire qu'ils sont plus croyants.
 
Merci Lupus pour ces deux excellents contre-exemples ! :up:
Allez, un bon-point disco dans ton escarcelle ! ;)
 
faudrait faire un sondage, qui va à la messe demain soir ? :rateau:
 
ouais, mais je parlais d'un sondage à l'intérieur de Macgé... :D
 
Pour certains, Noël se limite au Père Noël.
Pour d'autres, Noël, c'est Dieu avant tout.
Pour d'autres encore, il semblerait que ce soit les deux. Soit une fête chrétienne intégrant une imagerie païenne (Père Noël, sapin, etc...)

Personnellement, je suis athée, et j'ai donc coché la case "je ne crois en rien".
En tant qu'athée, je suis donc tenté de rapprocher Dieu du Père Noël en cela qu'ils partagent un site d'existence de même nature, et qui se situe selon moi dans les pratiques culturelles. Je ne crois pas en Dieu, ni en le Père Noël du point de vue de leur existence ontologique. Mais je reconnais leur existence sociale, à l'un comme à l'autre.
Dans le film "Jason and the Argonauts" de Don Chaffey, on voit les dieux de l'Olympe discuter ensemble de leur sort. Et l'un d'eux dit en substance : "Nous continuerons d'exister tant que les hommes croiront en nous." Et j'ajouterai que s'il est vrai que la croyance fonde en partie l'existence de ces productions culturelles que sont les dieux, ils continueront d'autant plus à exister que leurs noms continueront d'être invoqués, de préférence en public, dans le cadre de rassemblement collectifs ritualisés.

Pour moi, il est amusant de voir que Dieu et le Père Noël soient célébrés le même jour, que l'un soit considéré comme un personnage imaginaire ne pouvant tromper que les très jeunes enfants, alors que la foi en l'autre devrait concerner les adultes de tous âges. Car je pense que le processus d'adhésion à ces croyances est assez fondamentalement le même. Ceux qui croient ou le prétendent adhèrent à une croyance parce qu'on les y invite, parce que l'on parvient à les convaincre de croire, ou de douter, ou de faire semblant de croire.

Pour tenter de répondre à certaines interrogations de Joël, Dieu me semble être, d'un point de vue cette fois-ci plus philosophique, une sorte de joker pour des questions dépassant souvent l'entendement. Pour qui ne parvient pas à trouver de réponse rationnelle satisfaisante à des questions telles que "D'où venons-nous? Qui sommes-nous? Où allons-nous? Qu'est-ce que la vie? Qu'est-ce que la mort? Peut-on vaincre la mort?". Pour qui se sent dépassé par ces questions, et on le serait à moins, Dieu offre une réponse d'autant plus satisfaisante pour le croyant qu'il ne s'agit pas d'une réponse qu'il faudrait argumenter de façon rationnelle, parce que le propre de la foi est justement de se justifier sans démonstration logique et sans preuves matérielles, mais par le fait d'un sentiment d'autant plus fort qu'il est partagé par une communauté de croyants.

Là où le point de vue de Joël m'est plus difficilement compréhensible, c'est quand il dit ne pas s'intéresser personnellement aux religions et aux institutions établies. Je conçois assez mal la croyance en Dieu en dehors de pratiques sociales ritualisées, sinon peut-être dans le cadre de réflexions agnostiques personnelles.
Joel semble exprimer un point de vue de déiste, et le fait d'être persuadé de l'existence d'un dieu dont aucune religion établie ne rendrait vraiment bien compte est un sentiment qui me semble bien mystérieux, et qui, je l'avoue, me fascine.

:zen:


(PS : pour moi, Noël, c'est le Père Noël uniquement. :) Et peu m'importe que ce personnage païen ait acquis ses couleurs rouges et blanches par les soins des designers et publicistes de chez Coca Cola. Le Père Noël incarne un esprit de fête, de cadeaux aux petits et grands enfants, et de rassemblement familiaux auquel, personnellement, j'adhère. :zen: )
 
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