Ou les riches heures de la résistance macgéenne.
Hé oui les enfants, je vous parle ici dun temps que les plus jeunes dentre vous nont pas pu connaitre...
En ce temps là, la vie était moins facile.
Maintenant, vous, les jeunes, tout vous est dû, les forums sont toujours ouverts, libres daccès, à part cet endroit glauque, la cave, quon se demande bien à quoi quelle sert, vu quon peut pas y mettre des messages plein de smilies dedans...
Face à votre belle insouciance, certains vétérans séchangent souvent de furtifs regards entendus, des regards lourds de sens, parfois chargés de larmes, qui veulent dire : Il faut les excuser, ils nont pas connu la Grande Fermeture.
La Grande Fermeture...
Cétait il y a si peu de temps et si longtemps à la fois.
Un matin, au réveil... nous trouvâmes le bar fermé. De tristes portes closes...
Impossible dy poster une connerie, même un smilie, même pas un
!
On ne pouvait que contempler en silence ce vide effroyable.
La Fermeture devait être temporaire au départ. Pour deux ou trois jours je crois, mais je ne suis plus très sûr : quand jévoque ce triste épisode, mes souvenirs sembrouillent, comme si ma mémoire préférait occulter certains passages parmi les plus douloureux de cette sombre époque...
Mais la Fermeture se prolongea...
Bien vite, plus personne ne se souvint de la cause de ce cataclysme. Seul le résultat importait : on ne pouvait plus aller au bar.
Les premiers temps ne furent que larmes, douleur sourde et frustration.
Les plus faibles dentre nous y restèrent, ou pire, partirent sinscrire sur macbidule. Certains ne revinrent jamais...
Quand je ferme les yeux en repensant à cette première période, jentends encore les lamentations désespérées de mes camarades, leurs sanglots longs et leurs cris de rage...
Mais la nature commença petit à petit à reprendre ses droits.
Tels des insectes après une catastrophe nucléaire, nous sortîmes peu à peu de nos terriers, redécouvrant un monde qui jamais plus ne serait comme avant.
Beaucoup dentre nous saventurèrent dans vous êtes ici, partageant avec les autres leur expérience toute nouvelle. Certains se mirent même à accueillir les nouveaux à la porte de présentez-vous... Il y en a qui nen sont pas revenus...
Les plus hardis allèrent même explorer des terres jusqualors inconnues : les forums techniques. :eek:
Javoue moi-même avoir fait quelques excursions dans ce monde étrange, en quête dun nouveau havre de paix. Jy retrouvai dailleurs un certain monsieur 77, qui avait disparu depuis très longtemps.
Il avait passé les lignes ennemies bien avant la Fermeture. Lignoble vendu...
Mais ceci est une autre histoire...
Toujours est-il que, le temps aidant, la résistance finit par sorganiser.
Hé oui les enfants, sur Macgé, le maquis existe, je lai fréquenté.
Un groupe de rebelles se mit en place, et notre calvaire prit un autre visage : ce forum amputé devint une nouvelle aire de jeux, le théâtre dactivités nouvelles. De nouveaux moyens dexpression firent leur apparition.
Nous redécouvrîmes le plaisir dêtre ensemble, la joie de vivre, nos rires cristallins de grands enfants insouciants se firent à nouveau entendre.
Cachés, oeuvrant dans lombre, mais de nouveau là.
De sombres arrière-salles itinérantes apparurent, le marché noir sorganisa, de nouveaux amis nous accueillirent, lon fit ripaille, se gavant de toasts au foie gras, fumant des cigares, buvant de lalcool de contrebande.
Lon fit même un voyage organisé au Kenya, histoire de déconner...
La vie redevenait enfin douce. Linsouciance revenue, nous en oubliâmes même notre révolution.
Et puis un jour, le bar rouvrit.
Un bar tout neuf, avec sa nouvelle salle de jeux toute propre, sa cave, accueillant les vestiges dun passé à jamais perdu, sa rubrique de discussions sérieuses, ses avertos, ses modos, et sa cohorte habituelle de nouveaux arrivants, inconscients de laventure humaine qui venait de se dérouler juste là, sous leurs pieds...
Maintenant que tout ça est fini, quand je recroise un ancien résistant au comptoir, nous ne manquons jamais déchanger un clin doeil.
Un clin doeil qui signifie que nous noublierons jamais.
Un clin doeil qui veut dire cétait lbon temps, hein?...
Car en repensant à ces joies et ces peines, je me dis que linterdit a un bien meilleur goût... Que le whisky de contrebande est plus savoureux que la bière dici...
Le bar est de nouveau là, mais plus rien ne sera comme avant... Nous avons goûté au fruit défendu, cest trop tard...
Oh et puis m*rde.
Dis Benjamin?
Tu veux pas refermer le bar, en fait?
Hé oui les enfants, je vous parle ici dun temps que les plus jeunes dentre vous nont pas pu connaitre...
En ce temps là, la vie était moins facile.
Maintenant, vous, les jeunes, tout vous est dû, les forums sont toujours ouverts, libres daccès, à part cet endroit glauque, la cave, quon se demande bien à quoi quelle sert, vu quon peut pas y mettre des messages plein de smilies dedans...
Face à votre belle insouciance, certains vétérans séchangent souvent de furtifs regards entendus, des regards lourds de sens, parfois chargés de larmes, qui veulent dire : Il faut les excuser, ils nont pas connu la Grande Fermeture.
La Grande Fermeture...
Cétait il y a si peu de temps et si longtemps à la fois.
Un matin, au réveil... nous trouvâmes le bar fermé. De tristes portes closes...
Impossible dy poster une connerie, même un smilie, même pas un
On ne pouvait que contempler en silence ce vide effroyable.
La Fermeture devait être temporaire au départ. Pour deux ou trois jours je crois, mais je ne suis plus très sûr : quand jévoque ce triste épisode, mes souvenirs sembrouillent, comme si ma mémoire préférait occulter certains passages parmi les plus douloureux de cette sombre époque...
Mais la Fermeture se prolongea...
Bien vite, plus personne ne se souvint de la cause de ce cataclysme. Seul le résultat importait : on ne pouvait plus aller au bar.
Les premiers temps ne furent que larmes, douleur sourde et frustration.
Les plus faibles dentre nous y restèrent, ou pire, partirent sinscrire sur macbidule. Certains ne revinrent jamais...
Quand je ferme les yeux en repensant à cette première période, jentends encore les lamentations désespérées de mes camarades, leurs sanglots longs et leurs cris de rage...
Mais la nature commença petit à petit à reprendre ses droits.
Tels des insectes après une catastrophe nucléaire, nous sortîmes peu à peu de nos terriers, redécouvrant un monde qui jamais plus ne serait comme avant.
Beaucoup dentre nous saventurèrent dans vous êtes ici, partageant avec les autres leur expérience toute nouvelle. Certains se mirent même à accueillir les nouveaux à la porte de présentez-vous... Il y en a qui nen sont pas revenus...
Les plus hardis allèrent même explorer des terres jusqualors inconnues : les forums techniques. :eek:
Javoue moi-même avoir fait quelques excursions dans ce monde étrange, en quête dun nouveau havre de paix. Jy retrouvai dailleurs un certain monsieur 77, qui avait disparu depuis très longtemps.
Il avait passé les lignes ennemies bien avant la Fermeture. Lignoble vendu...
Mais ceci est une autre histoire...
Toujours est-il que, le temps aidant, la résistance finit par sorganiser.
Hé oui les enfants, sur Macgé, le maquis existe, je lai fréquenté.
Un groupe de rebelles se mit en place, et notre calvaire prit un autre visage : ce forum amputé devint une nouvelle aire de jeux, le théâtre dactivités nouvelles. De nouveaux moyens dexpression firent leur apparition.
Nous redécouvrîmes le plaisir dêtre ensemble, la joie de vivre, nos rires cristallins de grands enfants insouciants se firent à nouveau entendre.
Cachés, oeuvrant dans lombre, mais de nouveau là.
De sombres arrière-salles itinérantes apparurent, le marché noir sorganisa, de nouveaux amis nous accueillirent, lon fit ripaille, se gavant de toasts au foie gras, fumant des cigares, buvant de lalcool de contrebande.
Lon fit même un voyage organisé au Kenya, histoire de déconner...
La vie redevenait enfin douce. Linsouciance revenue, nous en oubliâmes même notre révolution.
Et puis un jour, le bar rouvrit.
Un bar tout neuf, avec sa nouvelle salle de jeux toute propre, sa cave, accueillant les vestiges dun passé à jamais perdu, sa rubrique de discussions sérieuses, ses avertos, ses modos, et sa cohorte habituelle de nouveaux arrivants, inconscients de laventure humaine qui venait de se dérouler juste là, sous leurs pieds...
Maintenant que tout ça est fini, quand je recroise un ancien résistant au comptoir, nous ne manquons jamais déchanger un clin doeil.
Un clin doeil qui signifie que nous noublierons jamais.
Un clin doeil qui veut dire cétait lbon temps, hein?...
Car en repensant à ces joies et ces peines, je me dis que linterdit a un bien meilleur goût... Que le whisky de contrebande est plus savoureux que la bière dici...
Le bar est de nouveau là, mais plus rien ne sera comme avant... Nous avons goûté au fruit défendu, cest trop tard...
Oh et puis m*rde.
Dis Benjamin?
Tu veux pas refermer le bar, en fait?