Ce n'est pas une actualité très amusante. Zoka, l'un des grapheurs les plus acrobates et les plus déterminés de Montpellier, est mort là semaine dernière, après plusieurs semaines de coma consécutif à une chute.
Il était parti, encore une fois, au dessus des toits, bomber un "SMB" géant. Mais cette fois, repérés par les caméras de surveillance que l'on trouve de partout dans cette ville, il a fallu qu'il détale pour échapper à la police.
Et en détalant, il est tombé du toit.
Dans cette bonne ville, le graph, à en croire les édiles locales, est devenue l'un des délits les plus graves. On poursuit, on arrête, on parle de "gangs".
Ce n'est pas le premier grapheur à mourir pendant une telle course-poursuite. Ce n'est peut-être pas le dernier, malheuresuement.
La prochaine fois que je croise la mairesse, je lui demanderai si ça vaut que des "délinquants" meurent pour échaper à la police, sa croisade "antitags"...
(
l'article de Libé d'aujourd'hui, pas très bien fait).