Culiri... ratum... cirulivi... tahé...

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TibomonG4 a dit:
C'est d'ailleurs à cause d'une tongue coincée dans une grille d'égout que tout ceci à commencé :

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TheBig suivait gentiment la manif en mangeant son cornet de frite...
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Clinique du docteur Béguère (Pau)
Je nais le 28 décembre 1970 aux alentours de 16 h 20. C'est un lundi, mais tout le monde s'en branle (moi le premier). Mon arrivée était prévue pour la première quinzaine de janvier. Pendant des années, mon frère cadet, déçu de ne pas avoir eu de s½ur, cherchera à me jeter par la fenêtre du 1er étage, qui donne sur la rue. Tout porte à croire qu'il a raté son coup.

Classe maternelle de l'école Notre-Dame (Orthez)
Souvenirs vagues : une petite plaque en formica sur laquelle je joue avec de la pâte à modeler, un garage dans un coin de la classe, une représentation de Guignol, une course autour de l'arbre dans la cour en criant en tue-tête « Cucu-la-praline ». C'est à peu près tout.

École Saint-Joseph (Orthez)
Je rencontre mon meilleur ami. J'ai trop de souvenirs de cette époque bénie pour en choisir un seul. Peut-être le coup des indiens... On s'était fait des peintures de guerre avec le rouge à lèvres de sa mère : j'ai eu des boutons pendant huit jours. Mais le coup des pétards, c'était aussi grandiose. Arf.

Collège Moncade (Orthez)
Ma grand-mère meurt. On rit moins soudain à la maison.
Je fais mes premiers pas sur une scène : on expédie le Cid du vieux Corneille en vingt minutes. Souvenir impérissable (surtout Pierre en Chimène). L'année suivante, on joue le Barbier de Séville.

Lycée Jeanne-d'Arc (Orthez)
Ça devait arriver : il y a des filles dans la classe. J'en redouble ma seconde.
Le théâtre continue, avec une prof que j'adore. On me dit que je suis bon : ça me fait plaisir.
Je deviens « bon » en français (aussi, il était temps). Le bac se passe plutôt bien, mais j'ai immédiatement le sentiment qu'une page se tourne. Par moments, j'ai horreur d'avoir raison.

Université de Pau et des pays de l'Adour, département de lettres modernes
Je ne sais toujours pas comment j'ai pu leur extorquer ma licence (pour ce qu'elle me sert !)
Je fais toujours du théâtre, mis en scène par le professeur Descotes dont, aujourd'hui encore, je chéris le souvenir. Je participe aussi à une troupe amateur au théâtre du Monte-Charge (vous inquiétez pas, Lorna connaît).
Toujours grâce à Maurice Descotes, je me découvre une passion pour les auteurs du XVIIe siècle. Sous sa direction je commence une maîtrise sur le théâtre de Montherlant, mais la Nation me fait bientôt savoir qu'elle a besoin de moi. La pauvre...

Centre militaire de formation professionnelle/137e régiment d'infanterie (Fontenay-le-Comte)
Je me dis que je vais en chier, mais non. Tout se passe plutôt bien. Au bout du compte, j'en garde de bons souvenirs (comme d'avoir pissé la bite au vent dans le port de la Rochelle, entre autres).

Université de Pau et des pays de l'Adour, département de lettres modernes
J'essaye de passer le CAPES et, plus j'essaye, plus je me rends compte que je ne suis vraiment pas fait pour ça. L'ancien français m'emmerde à un point ! Je renonce.

En 1997, mon père, qui dirige une imprimerie où travaillent déjà mes deux frères, est victime d'un accident vasculaire cérébral. C'est grave, mais il s'en sort. Depuis, je veille sur lui et sur ma mère. J'ai rejoint mes frères dans la boîte.
En 2001, je rencontre Foguenne sur iChat. Il me pousse à m'inscrire sur les forums où s'impose d'emblée mon style éblouissant et ma drôlerie sans pareille.
En 2003, je suis de passage à Paris. Au risque de décevoir les copains, je me souviens surtout d'une jolie promenade autour du canal Saint-Martin.
En 2012, Dieu m'accueille. J'aurais dû arrêter de fumer plus tôt.
En 2078, Jean-Paul IV signe l'acte de ma canonisation. Justice est faite.
 
TibomonG4 a dit:
C'est d'ailleurs à cause d'une tongue coincée dans une grille d'égout que tout ceci à commencé :
rue.jpg
:D :D .....

Souvenir le plus rigolo :

Face à face, 1 rangée de CRS et 1 rangée de manifestants à 20 m de distance ... ambiance électrique ! :affraid:
Un gars bourré ressemblant à l'image qu'on se fait de Jésus - longue chemise blanche, barbe et longs cheveux - sort de notre groupe, arrache une branche d'arbre ou plutôt quelques brindilles ( :D ) et court en titubant vers les CRS qui n'en croient pas leurs yeux... :eek:
Arrivé près des CRS, il brandit ses brindilles, en frappe quelques-uns au hasard ( :D ) et s'écroule à leurs pieds, ivre mort !!!!!!
S'en est suivi un fou-rire général et mémorable tant du côté des CRS que de notre côté....! :D
ps : j'ai déjà raconté ce truc dans un autre thread, mais c'est vraiment la première image qui me vient à l'esprit quand on parle de mai 68...

Souvenir le plus charmant :

La foule des manifestants qui s'écarte pour laisser passer un CRS qui aidait une toute vieille dame à traverser la rue avec son petit chien .... :up: - (je vais essayer de retrouver la photo !) ... :up:

Souvenir le plus triste :

Un étudiant qui tabassait un CRS tombé à terre ... on a appris par la suite que c'était sur son père qu'il se déchainait.... :(

Souvenir le plus angoissant :

Le bruit que faisaient les CRS lorsqu'ils tapaient sur leurs boucliers et sur leurs casques avec leurs matraques pour tenter de nous amoindrir psychologiquement... 2 coups de boucliers à terre ... 3 coups de matraques sur les boucliers ... 1 coup sur le casque... :affraid:
ps : le gros avantage c'est que ça en décimait tout de suite quelques-uns, notamment ceux qui avaient enlevé leur casque pour se gratter et qui avaient oublié de le remettre.... :D :D :D :D :D
 
thebiglebowsky a dit:
:D :D .....

Souvenir le plus rigolo :

Face à face, 1 rangée de CRS et 1 rangée de manifestants à 20 m de distance ... ambiance électrique ! :affraid:
Un gars bourré ressemblant à l'image qu'on se fait de Jésus - longue chemise blanche, barbe et longs cheveux - sort de notre groupe, arrache une branche d'arbre ou plutôt quelques brindilles ( :D ) et court en titubant vers les CRS qui n'en croient pas leurs yeux... :eek:
Arrivé près des CRS, il brandit ses brindilles, en frappe quelques-uns au hasard ( :D ) et s'écroule à leurs pieds, ivre mort !!!!!!
S'en est suivi un fou-rire général et mémorable tant du côté des CRS que de notre côté....! :D
ps : j'ai déjà raconté ce truc dans un autre thread, mais c'est vraiment la première image qui me vient à l'esprit quand on parle de mai 68...

Souvenir le plus charmant :

La foule des manifestants qui s'écarte pour laisser passer un CRS qui aidait une toute vieille dame à traverser la rue avec son petit chien .... :up: - (je vais essayer de retrouver la photo !) ... :up:

Souvenir le plus triste :

Un étudiant qui tabassait un CRS tombé à terre ... on a appris par la suite que c'était sur son père qu'il se déchainait.... :(

Souvenir le plus angoissant :

Le bruit que faisaient les CRS lorsqu'ils tapaient sur leurs boucliers et sur leurs casques avec leurs matraques pour tenter de nous amoindrir psychologiquement... 2 coups de boucliers à terre ... 3 coups de matraques sur les boucliers ... 1 coup sur le casque... :affraid:
ps : le gros avantage c'est que ça en décimait tout de suite quelques-uns, notamment ceux qui avaient enlevé leur casque pour se gratter et qui avaient oublié de le remettre.... :D :D :D :D :D
belle sélection de souvenirs :up: :love:
 
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