Tiens, revenons à ces histoires de musiques créées de toute pièce par une intelligence artificielle, j'y vois un domaine plus qu'intéressant, la création personnelle, qui va ainsi permettre de se dédouaner de la SACEM. En effet, toute diffusion de musique enregistrée à la SACEM réclame, pour le commerce ou l'événement la diffusant de payer une redevance que j'estime parfois être du racket mafieux. Les commerces vont donc pouvoir s'affranchir de cette dîme en ne diffusant plus que de la musique créée au kilomètre par une intelligence artificielle qui pondra un fond sonore simple et agréable pour le chaland baguenaudant dans ses rayons. La SACEM va donc sûrement tenter de déceler les infractions au droit d'auteur en constatant les plagiats potentiels, cette institution ne servant qu'a ça, traquer, tel un bon petit soldat, le moindre son qui pourrait lui permettre de continuer a vivre grand train au détriment des véritables auteurs.
C'est moi ou ta saillie est matinée d'ironie ?
Et sous des faux airs de taper sur la SACEM, tu tapes en fait sur l'IA ?
Et je suis sûr que la SACEM va entraîner une IA afin de débusquer les plagiats des utilisateurs utilisant d'autres IA pour pouvoir toucher encore plus de brouzoufs. Quel avenir merveilleux où l’on va voir débarquer le fisc et se faire confisquer sa maison car on aura demandé à une IA une chanson dans le style de X ou Y.
Mais bon, on voit déjà intervenir les autorités pour d’autres cas liés à l’IA.
Ça doit être moi.
Un commerçant arrivera un matin et avec un simple prompt pourrait diffuser de la musique dite classique le matin, du jazz l'après-midi et quelque chose d'un peu plus sirupeux en fin de journée, le tout avec juste un abonnement modeste a un outil d'intelligence artificielle. Ce qui nous évitera peut être aussi de devoir subir certains artistes modernes horripilants.
Je crois malheureusement qu'échapper aux artistes horripilants n'est qu'un vœu pieu.
La technique du matraquage de mélodies faciles (je dis "mélodies" c'est pas le mot mais vous comprenez le concept) dans l'intention de nous la faire acheter, ou consommer, est bien trop rentable pour s'arrêter. Car il faut bien avouer que, même merdique, à force de matraquage la mélodie facile nous reste. Il se peut même qu'on finisse par l'apprécier, selon le curieux concept de "plaisir coupable".
Ce qui me fait penser à un truc que j'ai vu à la télé : Théo le taxi (une sorte de remake du "plein de super" animé à l'époque par Yvan Le Bolloch et Bruno Solo).
Le type, Théo, reçoit Didier Varrod, directeur musical des antennes de Radio France et lui pose la question suivante :
Quelle chanson est votre plaisir coupable ?
Réponse (grosso modo) : Je n'ai pas de plaisir coupable. Je ne me sens jamais coupable d'avoir du plaisir.
Le type m'a plu.
On ne demande pas à un cafetier s’il préfère les bavards ou les taciturnes, tant qu’ils consomment !?
En parlant de ça. Ça va faire un paquet de temps qu'on traine en terrasse et qu'on alimente les lieux en discours et anecdotes. Parfois même on attire de nouveaux clients.
Malgré ça, on n'a toujours pas eu droit à la tournée du patron.
À qui faut aller se plaindre ?
Sinon, en passant, j'ai tendu l'oreille aux propos de comptoir des mecs attablés à la terrasse du bar à côté de chez moi. Leur constat : Les jeunes ne travaillent plus aujourd'hui. Ah ah, et lui, il est là à 10h42, à siroté son breuvage alors que je n'aperçois pas un de ces soi-disant jeunes flâner en ce moment. Ils doivent sûrement être chez eux en train de jouer aux jeux vidéo, je ne vois pas d'autre explication.
Selon mes propres constatations, à 10h42 les jeunes ne jouent aux jeux vidéos, ils dorment.
À 13h30, ils se réveillent en demandant "kesse on mange ?" et, dans le même geste, allument la télé.
À 14h30, après avoir ingurgité des raviolis ou des coquillettes au beurre (le summum de la gastronomie française, dixit eux-mêmes), ils se vautrent sur la canapé pour regarder d'une oreille distraite une série insipide, téléphone en main pour scroller des vidéos toutes aussi insipides et se marrer à chaque fois qu'un "influenceur" lâche une caisse ou rote.
À 2h00 du mat, ils retournent se coucher, fatigués de leur journée.
Et entre temps, mais ça n'est qu'un détail, ils ont trouvé moyen de lâcher les infos de leur CB sur un site, proposé par l'un de ces "influenceur" pétant, pour acheter (comprendre "se faire enfler") pour 10 fois moins que le prix normal un truc parfaitement indispensable (qui n'aura pas la chance de finir par prendre la poussière sur une étagère puisque, bien sûr, ça n'est qu'une arnaque).