pascalformac a dit:bien vu
J'irai jusqu'à dire en plaisantant à peine qu'il y a une esthetique du discours de la provocation
et bien entendu une sous section
esthetique de l'anti-esthetisme bourgeois
Qu'y a t il rue de Valois?jul29 a dit:Arrête ! Arrête ! on va se faire traiter de fachos-réacs dans les antichambres de la rue de Valois.![]()
jul29 a dit:Evidemment, vue la nullité esthétique de ce genre de proposition, il faut bien aller noyer le tout dans la sauce d'un charabia discursif. Une forme de marketing de la subversion. :hein:
TibomonG4 a dit:Note aussi que ça manque cruellement d'extraterrestres...![]()
Roberto Vendez a dit:Sauf mon cher que les Dadaistes, en leur temps, faisaient face (artistiquement) à des schémas bourgeois d'autant plus imposants qu'ils s'étaient durçis au contact de la révolution russe : le monde était "plus simple" et incarner l'avant-garde était une ambition plus limpide qu'aujourd'hui.
S'il y a de nos jours beaucoup plus de soupçons d'éventuelles fumisteries, c'est que depuis la seconde moitié du siècle passé de nombreuses "révolutions culturelles" (au sens littéral du terme) plus ou moins identifiables sont venues rendre infiniment plus complexe le contexte dans lequel évolue l'artiste.
Le "tout est possible" était un idéal à accomplir pour certains artistes dès la fin du XIXème siècle, c'est désormais, et depuis quelques années, un simple constat qui peut même assécher la créativité.
:sick:
TibomonG4 a dit:Il faut préciser le sens que tu donnes au mot esthétique (différent de beau)![]()
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Note aussi que ça manque cruellement d'extraterrestres mais cela peut encore évoluer![]()
Aaahjul29 a dit:Je serais lui je rajouterai aussi une dose de société secrète et de complot mondial. C'est très vendeur çà en ce moment !![]()
pascalformac a dit:Quoiqu'il en soit vu le nombre de démarches envisageables , il serait souhaitable qu'un podologue donne son avis.
iNano a dit:J'espère que je ne suis pas hors-sujet avec ceci... Il s'agit d'une "maison" qui se trouve en banlieue lyonnaise et dont le propriétaire est feru d'art (il est artiste lui-même) : il laisse les artistes s'y exprimer librement et ça donne ce résultat. C'est également le siège de sa société. On aime... ou pas ! Perso je trouve que c'est un lieu extraordinaire (même si je ne l'ai vu qu'en photo jusqu'à présent) ; malheureusement, la "Demeure du Chaos" est menacée d'être detruite par les autorités locales... Où commence la dictature et où s'arrête la liberté ?
rezba a dit:N'empêche que c'est une autre façon, pas inintéressante du point de vue de l'analyse, de reposer la question de la place de l'artiste.[/I]
rezba a dit:"Marketing de la subversion", "esthétique de l'anti-esthétisme bourgeois"....
Ce fil dépasse toutes mes espérances ! :love:
Bon, on disgresse un peu sur le contenu de l'œuvre et sur la pensée du créateur-mécène-deus ex machina. Mais je suppose qu'il faut aller au fond de ce débat avant de pouvoir revenir aux questions touchant son impact social.
jul29 a dit:Sauf ton respect, Rezba, tu ne trouves pas qu'il y en a un peu marre de ce débat sur la place de l'artiste ? Toute une partie de la création contemporaine française de ces 20 dernières années ne cesse de tourner sempiternellement autour de çà, façon T.O.C. Avec la référence gavante à Duchamp, dont l'oeuvre a été triturée à un tel point que je finis par me demander s'il avait vraiment pensé à tout ce qu'on a pu extraire comme bouillies conceptuelles de son travail...
Or si ce thème a été - à mon sens - usé jusqu'à la trame, c'est du fait même du statut de la création contemporaine en France où l'Etat (Ministère de la Culture) a largement influencé les conditions tant institutionnelles que financières (marché public) de la culture. Je partage l'humeur atrabilaire d'un Jean Clair à ce sujet (dussé-je me faire traiter de réac' comme le désignent ses détracteurs) : le système de financement de la "culture" * en France a finalement asséché la création. Je n'exposerai pas plus avant cette thèse, faute de temps, mais certains se sont sournoisement amusés à pousser ce système ad absurdum. Ainsi il y a une dizaine d'années, cette artiste américaine contactée par un centre d'art français qui avait fait une proposition cocasse finalement refusée. Elle restait à New-York, le centre lui envoyant le montant de la subvention prévue pour son travail. Avec cet argent elle aurait été faire son shopping dans les boutiques de NYC, et aurait réexpédié ses tickets de caisse pour qu'ils soient exposés !!! Dans un autre contexte, pourtant moins subventionné (Angleterre), ces étudiants en dernière année des Beaux-Arts qui avaient fait scandale en utilisant l'argent d'une subvention de travail collectif afin d'aller se dorer la pilule au soleil (plages de Thaïlande, si je me souviens). Ils avaient filmé leurs vacances au caméscope, comme M. Tout-le-Monde, et avaient présenté çà comme une performance.![]()
*autre débat : la "culture", façon Lang ("tout est culture"), n'a-t-elle pas complètement fait oublier "l'art" ?![]()