Le théatre est un jeu. 1.

Statut
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madonna a dit:
On y trouve de belles choses,
Mouais. Carrément égocentrique, néanmoins, celle-là.


n'en déplaisent à certains.

Des noms ? :D

Tragique, comique, absurde ou cruel, le théâtre est un art. Ingrat et délicat.
La caricature peut-elle en être un ?

Je dirais : assurément. Mais personne ne peut se caricaturer soi-même, sauf au risque du pathétique. Ce qui est quand même un peu le cas ici. Enfin, ce n'est que mon avis.
:zen:
 
Roberto Vendez a dit:
Je ne l'ai pas coupé, je la garde pour y réfléchir !
:love:
;)

Ok ;)


rezba a dit:
Je dirais : assurément. Mais personne ne peut se caricaturer soi-même, sauf au risque du pathétique. Ce qui est quand même un peu le cas ici. Enfin, ce n'est que mon avis.
:zen:

Je ne pensais surtout pas à camisol.
:zen:
 
J'aimais bien Camisol. Il me gênait, parfois, mais je l'aimais bien. Comme un jeu, il était dit, dès le départ, que l'existence de cet autre moi ne devait pas se prolonger. Que cela n'aurait pas de sens. Qu'il fallait donc lui donner une limite haute à ne pas dépasser.
Le trouble vint de ce que, chemin faisant, ce masque se pris à se remplir d'une existence qui, par l'entremise de la communication et de l'interaction, prenait une consistance propre. A côté de moi.
Je m'attachais au personnage, et la pièce durait. Se renouvelait. Devenait à la fois intime et ouverte.

Le théâtre est un jeu, un jeu codifié par son cadre. Le théâtre moderne prend place depuis trois siècles dans un cadre précis : la cage de scène. Quelque chose qui enferme le jeu tout en l'offrant en spectacle.
Pendant de longs siècles, le théâtre trouva sa place en plein air. Dans des théâtres antiques, sans cage de scène, sur des tréteaux, des places, des cours.
Puis l'enfermement du théâtre commença, pour des raisons liées à l'essor des villes, à leur police. Et, petit à petit, à une sacralisation du jeu. A la mise en scène de la magie du spectacle.

Dans ce théâtre qu'est cet espace virtuel, les comédiens changent, tournent, nombreuses pièces y sont montrées. Comme un vieux théâtre à l'italienne, le spectacle s'y passe dans les balcons, les poulaillers, les galeries et les coulisses, et seul le parterre convenu prête parfois à rire.
Cette multiplication des scènes et des jeux, cette alternance entre les positions de spectateurs et d'acteurs, finit par invariablement faire croiser fiction et réalité, virtualité et charnel.

Et je ne sais plus pourquoi je dis ça, tiens.
Thérapie ? :D. Ou trop fumé. :D
 
poildep a dit:
Je te propose de nous confier ton expérience dans ce beau sujet. :D

J'y compte bien. C'est un bien beau sujet, effectivement. Il me faudra juste trouver comment le faire avec autant de talent que son initiateur. ;) :zen: :love:
 
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Réactions: poildep
rezba a dit:
Et je ne sais plus pourquoi je dis ça, tiens.
Thérapie ? :D. Ou trop fumé. :D

Je ne me suis pas lachée sur le fil monopolisée par la psy et je le ferais pas ici non plus ;) mais pour exprimer un fond de ma pensée quand même, le partage des expériences n'a en aucun cas besoin de raison ! :cool: :D

Bon sinon,si vous voulez bien excuser cette intrusion, je tenais à dire, jeune transparente que je suis, qu'il "était" grand et qu'il manque à beaucoup je pense ;) Pardonnez ma simplicité...

:zen:
 
Ecrire est une drogue dure. A forte accoutumance. Le manque se traduit parfois par une nécessité compulsive d'aligner des mots. En effleurant un clavier, en grattant du papier.
Longtemps je me suis posé la question de savoir ce qui poussait la plupart d'entre nous à fréquenter les lieux. La convivialité ? La solitude ? La générosité ? Les liens tissés au fil du temps ? Le miroir des autres ? Un peu de tout ça, certainement. Mais aussi un vrai appétit d'écriture, assurément.
Nul besoin d'être un athlète en la matière.Le floodeur, le commentateur, l'esthète ou l'insouciant du Bescherelle, tous finissent par se côtoyer. Pas toujours par s'entendre, ni se comprendre, pas tout le temps par s'écouter. Mais ça cohabite. Et ça cohabite à travers des mots. Et quelques smileys, il faut bien que les infographistes s'expriment, eux aussi... ;)
Vu dans cette perspective, peu importe le nombre de mots alignés, ni leur sens. Communiquer c'est être. C'est le sens du flood. Le flood est au bar ce que le tag est aux murs de la ville : une énième façon de marquer un territoire, ou d'exprimer son existence à travers des formes qui, pour être dérisoires, n'en sont pas moins la manifestation humaine d'un comportement profondément animal, du même type que celui qui fait que les chiens pissent à chaque coin de rue.
Parler pour ne rien dire, c'est déjà parler, donc. Et rentrer en interaction. Ou, plutôt essayer.
Est-ce plus difficile que de le faire en écrivant des phrases dont la syntaxe ou l'orthographe insultent la mémoire de Grévisse et de ses potes académiciens ? Oui et non. Il est plus difficile de se faire comprendre. Mais lorsque la vie nous a privé du temps et du confort nécessaire au rude apprentissage du français, savoir forcer cette porte et s'exprimer nonobstant ses handicaps finit par être admirable.
J'admire toys, le saviez-vous ? Je le tolère au plus haut point. Comme j'apprécie un beau floodeur comme stook. Et que je ne l'aime pas moins. Je suis aussi compulsif qu'eux.
J'écris par besoin. Et donc par période, ici.
Mon sale cerveau ne me laisse pas souvent tranquille. Je suis malade de ma propension à rationaliser le monde. Et il m'arrive parfois de penser à plusieurs choses à la fois. La machine, interface entre ce que je suis et ce que je montre, et porte d'entrée vers ce savoir infiniment cumulable, constitutif et constituant du réseau numérique, me permet d'assouvir une nécessité de comprendre qui ne connaît désormais que peu de limites. Qui, en tout cas, accélère le temps et réduit les distances.
J'ingurgite. Je régurgite. Comme en une thérapie désordonnée. Ecrire me permet d'évacuer. Et me donne l'espoir de partager un peu.
The Black Rebel Motorcycle Club s'insinue entre mes oreilles. Ils sont les derniers représentants de ce rock'n roll à trouver grâce à mes yeux. Ecouter les guitares claires et obscures de Salvation ramène dans mon cortex les images de Nine Songs, ce beau film de Michael Winterbottom, d'une puissance toute érotique.
Après, après je vais revoir Powaqqatsi sur l'écran de l'alu. Sorcerer's life. La vie en équilibre. La vie entre la terreur et la paix. La vie entre l'amour et la haine. L'existence sur le fil d'un rasoir, l'histoire en bascule.
 
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Réactions: macelene et stook
rezba a dit:
Mon sale cerveau ne me laisse pas souvent tranquille.
En ce qui te concerne, c'est pas grave, un aspirine, ou un peu d'herbe, et hop :rateau:
Mais nous :affraid: Pauvre de nous :bebe: :casse:
 
Une fois n'est pas coutume, je vais faire court, après des essais de calembourds lourds ou de pâles copies de ce qu'à ecrit rezba plus haut - essais vite envoyés dans les limbes numériques :
Merci
A force de lire des trucs interressants, il se peut même que je finisse par me demander vraiment ce que je fous ici.
 
Pour certaine chose je suis BIO, alors l'herbe pour le mal de cerveau c'est parfait. Afin encore faut-il que j'ai un cerveau :D
 
rezba a dit:
Vu dans cette perspective, peu importe le nombre de mots alignés, ni leur sens. Communiquer c'est être. C'est le sens du flood. Le flood est au bar ce que le tag est aux murs de la ville : une énième façon de marquer un territoire, ou d'exprimer son existence à travers des formes qui, pour être dérisoires, n'en sont pas moins la manifestation humaine d'un comportement profondément animal, du même type que celui qui fait que les chiens pissent à chaque coin de rue.
Parler pour ne rien dire, c'est déjà parler, donc. Et rentrer en interaction. Ou, plutôt essayer.
Est-ce plus difficile que de le faire en écrivant des phrases dont la syntaxe ou l'orthographe insultent la mémoire de Grévisse et de ses potes académiciens ? Oui et non. Il est plus difficile de se faire comprendre. Mais lorsque la vie nous a privé du temps et du confort nécessaire au rude apprentissage du français, savoir forcer cette porte et s'exprimer nonobstant ses handicaps finit par être admirable.

« Communiquer c'est être ». Voilà bien le genre de fadaise dont je ne m'attendais pas de ta part. Prétendre que le flood est une forme de communication et mélanger ainsi dans un même chaudron l'expression incontinente du « je » et l'écoute patiente et difficile du « tu » est une malhonnêteté intellectuelle dont je ne t'aurais pas cru capable. « Une énième façon de marquer son territoire ? » Et depuis quand est-ce le territoire des floodeurs ? Depuis qu'il est plus facile de les laisser répandre partout le venin de leur ordinaire bêtise que de modérer efficacement un thread sérieux ? Car enfin, pour prendre l'exemple des sujets politiques, qui leur fermeture pénalise-t-elle le plus ? Les trolls qui les ont fait dévier, les floodeurs, ou les deux ou trois imbéciles disciplinés qui y échangeaient leurs points de vue ?
Je trouve également malhonnête de ta part de mettre dans un même sac ceux qui tentent une communication maladroite et ceux qui parlent « pour ne rien dire ». Avoir un français déplorable n'a, en ce qui me concerne, jamais constitué un critère pour identifier un floodeur. Bien au contraire, le floodeur est souvent celui dont le message suit, non pour répondre au message précédent, mais pour en désigner les faiblesses.
Il n'y a rien d'admirable dans le flood. Absolument rien. Suggérer, comme tu le fais, que ceux qui s'y adonnent cherchent en fait un moyen de communiquer, de « rentrer en interaction », est une théorie d'une naïveté touchante. Quand il ne relève pas de la psychanalyse, un tel comportement ne peut que désigner une oisiveté coupable, doublée le cas échéant d'un égoïsme par définition peu soucieux du plaisir de l'autre et d'un « admirable » besoin de faire chier le monde.
Effectivement, quand on en vient à se demander si, par hasard, la merde ne sentirait pas la rose, il est temps d'arrêter de se poser des questions.
 
DocEvil a dit:
« Communiquer c'est être ». Voilà bien le genre de fadaise dont je ne m'attendais pas de ta part. Prétendre que le flood est une forme de communication et mélanger ainsi dans un même chaudron l'expression incontinente du « je » et l'écoute patiente et difficile du « tu » est une malhonnêteté intellectuelle dont je ne t'aurais pas cru capable. « Une énième façon de marquer son territoire ? » Et depuis quand est-ce le territoire des floodeurs ? Depuis qu'il est plus facile de les laisser répandre partout le venin de leur ordinaire bêtise que de modérer efficacement un thread sérieux ? Car enfin, pour prendre l'exemple des sujets politiques, qui leur fermeture pénalise-t-elle le plus ? Les trolls qui les ont fait dévier, les floodeurs, ou les deux ou trois imbéciles disciplinés qui y échangeaient leurs points de vue ?
Je trouve également malhonnête de ta part de mettre dans un même sac ceux qui tentent une communication maladroite et ceux qui parlent « pour ne rien dire ». Avoir un français déplorable n'a, en ce qui me concerne, jamais constitué un critère pour identifier un floodeur. Bien au contraire, le floodeur est souvent celui dont le message suit, non pour répondre au message précédent, mais pour en désigner les faiblesses.
Il n'y a rien d'admirable dans le flood. Absolument rien. Suggérer, comme tu le fais, que ceux qui s'y adonnent cherchent en fait un moyen de communiquer, de « rentrer en interaction », est une théorie d'une naïveté touchante. Quand il ne relève pas de la psychanalyse, un tel comportement ne peut que désigner une oisiveté coupable, doublée le cas échéant d'un égoïsme par définition peu soucieux du plaisir de l'autre et d'un « admirable » besoin de faire chier le monde.
Effectivement, quand on en vient à se demander si, par hasard, la merde ne sentirait pas la rose, il est temps d'arrêter de se poser des questions.
N'est-il pas possible d'être parfois sérieux, ouvert au "tu", parfois moins, bêtement floodeur, le nombril en avant, tout dans le jeu, ne peut-on alterner les deux ?
Faut-il être si monolithique ?
N'y a-t-il que égoïsme dans le flood de qui a été aussi sérieux ailleurs ?
N'y a-t-il qu'ouverture aux autres dans le sérieux de qui à l'habitude de flooder ailleurs ?
Le flood n'est-il pas, quand même, un moyen de communiquer - à partir du moment où il n'est pas LE seul moyen ?
Le flood EST une forme de communication, même si elle ne communique parfois que "Je suis un crétin bavard et je vous le fait savoir".
Rien d'admirable, effectivement, rien de si condamnable non plus.
 
Peut on dissocier le flood et le forum ? :heu:
Le flood n'est il pas une belle invention des forums de communications sur le web ?
Je ne connaissais même pas le terme "flooder" avant de m'inscrire ici.

L'expression "il faut de tout pour faire un monde" vous connaissez ??
Avec plus de tolérance on fini par accepter son voisin, même si il ne communique pas comme nous.

Parfois j'aime à réfléchir et à écrire des posts de plus de 2 lignes. (d'ailleurs je ne pense pas que les tartineurs* soit forcément les meilleurs communiquants), et parfois j'aime à participer à une conversation de floodeurs ou le maitre mot est "déconne" et ou le plaisir de la répartie immédiate du "je" à "tu", passe inéxorablement par le flood...

Je dirais que le floodeur est le petit peuple de cette grande nation qu'est le forum macgé...

:D:D:D mouarff, je viens de relire ma dernière phrase, j'en ris encore...

*rezba si tu nous lis

ps : j'aime autant lire les interventions de rezba que celle de stook avec une préférence pour stook le matin...:D
 
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Réactions: Talchan
DocEvil a dit:
« Communiquer c'est être ». Voilà bien le genre de fadaise dont je ne m'attendais pas de ta part. Prétendre que le flood est une forme de communication et mélanger ainsi dans un même chaudron l'expression incontinente du « je » et l'écoute patiente et difficile du « tu » est une malhonnêteté intellectuelle dont je ne t'aurais pas cru capable. « Une énième façon de marquer son territoire ? » Et depuis quand est-ce le territoire des floodeurs ? Depuis qu'il est plus facile de les laisser répandre partout le venin de leur ordinaire bêtise que de modérer efficacement un thread sérieux ? Car enfin, pour prendre l'exemple des sujets politiques, qui leur fermeture pénalise-t-elle le plus ? Les trolls qui les ont fait dévier, les floodeurs, ou les deux ou trois imbéciles disciplinés qui y échangeaient leurs points de vue ?
Je trouve également malhonnête de ta part de mettre dans un même sac ceux qui tentent une communication maladroite et ceux qui parlent « pour ne rien dire ». Avoir un français déplorable n'a, en ce qui me concerne, jamais constitué un critère pour identifier un floodeur. Bien au contraire, le floodeur est souvent celui dont le message suit, non pour répondre au message précédent, mais pour en désigner les faiblesses.
Il n'y a rien d'admirable dans le flood. Absolument rien. Suggérer, comme tu le fais, que ceux qui s'y adonnent cherchent en fait un moyen de communiquer, de « rentrer en interaction », est une théorie d'une naïveté touchante. Quand il ne relève pas de la psychanalyse, un tel comportement ne peut que désigner une oisiveté coupable, doublée le cas échéant d'un égoïsme par définition peu soucieux du plaisir de l'autre et d'un « admirable » besoin de faire chier le monde.
Effectivement, quand on en vient à se demander si, par hasard, la merde ne sentirait pas la rose, il est temps d'arrêter de se poser des questions.

Pourquoi est ce que j'ai l'impression que je suis concerné ???

En même temps on peut pas lui donner tort...

Nom de dieu de bordel à cul de pompe à merde, on est pas tirés d'affaire...

Ce que je peux m'emmerder moi... :D :D :D :D :D :D
 
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