Les voitures neuves consomment trop
Le goût des Suisses pour des voitures spacieuses et puissantes et en cause
Berne La consommation moyenne de carburant des voitures neuves vendues en Suisse est pour la première fois passée en dessous de huit litres aux 100 km l'an dernier. L'objectif fixé par la Confédération et les importateurs n'a cependant pas été atteint. Le goût des Suisses pour les véhicules tout-terrain est en cause.
Malgré une baisse de la consommation moyenne de 1,36% à 7,99 litres, le but annuel visé de 7,65 litres aux 100 km n'a pas été atteint, a communiqué vendredi l'Office fédéral de l'énergie (OFEN). Les importateurs affiliés à auto-suisse ont recensé plus de 97,7% des voitures de tourisme neuves vendues en 2003. Sur un total de 265.696 véhicules neufs, figurent 378 véhicules propulsées au gaz naturel, 50 voitures hybrides et 40 «électromobiles».
La légère baisse de consommation s'explique par un accroissement de 3,8% de la part de marché des véhicules diesel. Ces derniers représentent 21,4% de toutes les voitures neuves vendues l'an dernier. Ces véhicules consomment en moyenne 1,6 litre de moins que les véhicules à essence. L'augmentation du poids a cependant accentué l'écart par rapport à l'objectif convenu.
Les consommateurs demandent en effet des véhicules toujours plus spacieux, lourds et puissants. La part de marché de ces véhicules, notamment celle des véhicules tout-terrain, a continué de progressé, selon l'OFEN. Par rapport à 2002, la cylindrée a augmenté de 22 cm3 à 1.989 cm3 en moyenne. Le poids à vide a quant à lui augmenté de 32 kg pour atteindre 1,44 tonne en moyenne.
Prendre des mesures
Les premières mesures visant à diminuer la consommation de carburant des voitures neuves ont été prises. Il s'agit en particulier des adaptations apportées à l'étiquetteEnergie. Depuis janvier dernier, une redevance d'incitation est par ailleurs prélevée sur les carburants contenant du soufre.
Comme l'OFEN, Greenpeace, le WWF, l'Association Transport et Environnement (ATE) et auto-suisse sont d'avis que d'autres mesures sont nécessaires pour inciter les consommateurs à acquérir des véhicules consommant peu de carburant. Les importateurs se montrent cependant sceptiques concernant des mesures fiscales. De leur côté, les organisations de protection de l'environnement appellent de leurs voeux l'introduction d'une taxe sur le gaz carbonique (CO2) frappant les carburants.
Hmmm... :siffle: