De la vie des macgéens V2.0

OK, bon, on n'a clairement pas la même conception de la grande musique. Je connais François de Roubaix pour ses musiques de Chapi Chapo. C'est sur que je trouvais ça très bien à trois ans, aujourd'hui, je classerais ça dans la musique d'ascenseur.

Pour moi, la grande musique, c'est celle auquel j'ai mis cinq étoiles dans ma playlist iTunes. Bon, je me doute que cela te fasse une belle jambe de savoir ça, mais "Chacun fait ce qui lui plaît" est dans cette liste. Et cette liste correspond bien à tes critères. La liste évolue au fil du temps. En fait, dans iTunes j'ai un classement par étoiles depuis toujours : 5 étoiles, le must ultime, les chansons et musiques que je pourrais écouter en boucle sans me lasser. 4 étoiles, les grands tubes que j'aime écouter de temps en temps. 3 étoiles, les bonnes chansons, c'est-à-dire la majorité de ma bibliothèque. Le genre de truc qui ne me dérange pas quand je mets tout ça en aléatoire. 2 étoiles, les morceaux inintéressants mais que je garde pour avoir l'album complet. Et l'étoile unique, les morceaux qu'il faut supprimer mais auxquels je laisse une seconde chance. C'est rare que je supprime immédiatement les morceaux à la première écoute, mais cela arrive, surtout s’il y a de l’autotune.

Au passage, j'ai oublié de répondre à TheBig. Pour la vidéo avec la traversée de parie en auto créée par IA, je ne me souviens absolument pas de la musique, mais ce sont les images qui m'ont empêché d'apprécier la proposition.
 
Je connais François de Roubaix pour ses musiques de Chapi Chapo. C'est sur que je trouvais ça très bien à trois ans, aujourd'hui, je classerais ça dans la musique d'ascenseur.
Sache qu'il a aussi composé les génériques de beaucoup de films de la fin des années 60, début 70 (L'homme orchestre, Dernier domicile connu, La scoumoune, Le vieux fusil...).

Pour moi, la grande musique, c'est celle auquel j'ai mis cinq étoiles dans ma playlist iTunes. Bon, je me doute que cela te fasse une belle jambe de savoir ça, mais "Chacun fait ce qui lui plaît" est dans cette liste. Et cette liste correspond bien à tes critères. La liste évolue au fil du temps. En fait, dans iTunes j'ai un classement par étoiles depuis toujours : 5 étoiles, le must ultime, les chansons et musiques que je pourrais écouter en boucle sans me lasser. 4 étoiles, les grands tubes que j'aime écouter de temps en temps. 3 étoiles, les bonnes chansons, c'est-à-dire la majorité de ma bibliothèque. Le genre de truc qui ne me dérange pas quand je mets tout ça en aléatoire. 2 étoiles, les morceaux inintéressants mais que je garde pour avoir l'album complet. Et l'étoile unique, les morceaux qu'il faut supprimer mais auxquels je laisse une seconde chance. C'est rare que je supprime immédiatement les morceaux à la première écoute, mais cela arrive, surtout s’il y a de l’autotune.
Justement, selon quels critères ce classement est-il fait ? En réalité, tu ne saurais pas l'expliquer, tout comme je ne saurais pas expliquer moi-même mes propres goûts. Pascal disait bien, dans ses Pensées, que « le cœur a ses raisons que la raison ignore », même si le sens originel évoquait plutôt l'instinct.
 
Sache qu'il a aussi composé les génériques de beaucoup de films
Ce qui est pour moi le summum de la musique inintéressante. À part certaines compositions qui ont marqué l'histoire; il y a peu de musique de film que je trouve intéressante en dehors du film. Je n'ai quasiment jamais acheté d'album tiré de films et quand je l’ai fait, j'étais souvent déçu. C'est de la musique de remplissage, un truc qui accompagne l'image.


Justement, selon quels critères ce classement est-il fait ?
Mon plaisir d'écoute, ce qui est extrêmement subjectif. De temps en temps, la virtuosité de l'artiste en plus pour le classer au maximum d'étoiles, mais cela reste extrêmement personnelle.
 
La grand musique est, pour moi, celle que l'on peut écouter cent fois sans s'en lasser
5 étoiles, le must ultime, les chansons et musiques que je pourrais écouter en boucle sans me lasser
Nan mais je pense que vous êtes plutôt d'accord tous les deux.
À la différence prêt que je crois sentir que vos préférences ne vont pas forcément vers les mêmes genres musicaux.
Stricto senso, si on devait définir comme grande musique celle qui nous fait vibrer, sensation tout particulière qui ne dépend que de celui qui écoute, toute musique pourrait être qualifiée par chacun comme de la grande musique.
La musique est affaire de sensibilité.

Ce peut être tout type de musique, mais ce que l'on entend à longueur de journée à la radio finit rapidement par m'écœurer.
Ta sensibilité.

Justement, selon quels critères ce classement est-il fait ? En réalité, tu ne saurais pas l'expliquer, tout comme je ne saurais pas expliquer moi-même mes propres goûts. Pascal disait bien, dans ses Pensées, que « le cœur a ses raisons que la raison ignore », même si le sens originel évoquait plutôt l'instinct.
Sa sensibilité, ta sensibilité.
Cherche-t-on à expliquer pourquoi on trouve quelque chose beau ou quelque chose moche ?
Sinon à tomber dans un salmigondis pédant, exercice qui ne fait bander que les enculeurs de mouche.

Pourquoi ça me plait ? Parce que ça me plait.
Est-ce de la grande musique ? S'il me plait de le penser, oui.

Ce qui est pour moi le summum de la musique inintéressante (nda : la musique de film). À part certaines compositions qui ont marqué l'histoire; il y a peu de musique de film que je trouve intéressante en dehors du film. Je n'ai quasiment jamais acheté d'album tiré de films et quand je l’ai fait, j'étais souvent déçu. C'est de la musique de remplissage, un truc qui accompagne l'image.
Je ne te suis pas là-dessus. Une bonne partie n'est effectivement qu'un support musical de l'image, mais on ne peut pas nier la puissance intrinsèque de la majorité des musique de Morricone (qui existent sans avoir besoin de l'image associée). J'allais te citer aussi la musique de "Il était une fois en Amérique", mais c'est aussi Morricone. Tant pis, on pourra citer la BO du film de Scorcese "Passion" par Peter Gabriel. Fabuleux (et pour le coup, je n'ai jamais vu le film"). Ou la BO de Gabriel Yared pour 37°2 le matin de Beneix.
Je ne pense pas, mais c'est ma sensibilité, que la musique de film soit inintéressante.
 
Nan mais je pense que vous êtes plutôt d'accord tous les deux.

On est clairement d'accord sur le principe, les gouts, c'est autres chose.

Cherche-t-on à expliquer pourquoi on trouve quelque chose beau ou quelque chose moche ?
Sinon à tomber dans un salmigondis pédant, exercice qui ne fait bander que les enculeurs de mouche.

En parlant de ça, voilà quelques morceaux qui sont pour moi à classer parmi les plus grandes créations musicales et qui, je pense, sont des daubes infâmes pour beaucoup d'autres auditeurs.

Ophélie de Jad Wio : une voix unique, posée et sensuelle, des paroles recherchées, une rythmique lancinante et agréable et des textes subversifs.

I Can't Stop the Loneliness par Anri : une voix rythmée, une musique posée qui me fait planer, des paroles touchantes (bon, il faut comprendre le japonais, mais le titre en anglais parle de lui-même), une nostalgie assumée, bref, un pur plaisir d'écoute.

March of the Pigs par Nine inch nail : une batterie avec un rythme exceptionnel, une voix en accord parfait avec la musique, des paroles fortes, une mélodie entrecoupée d'un déchaînement parfaitement maîtrisé. Reznor est pour moi un grand, très très grand compositeur de musique. Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, cette sonorité est apaisante pour moi. Je l'écoutais et l'écoute encore pour m'endormir, le battement lancinant de l'album contenant ce morceau me repose et m'aide a m'endormir sereinement. Bien sûr, je ne mets pas ça à fond, j'écoute ça très très calmement.

Comme quoi, on peut très bien analysé la raison qui fait qu'un morceau est agréable.
Je ne te suis pas là-dessus. Une bonne partie n'est effectivement qu'un support musical de l'image, mais on ne peut pas nier la puissance intrinsèque de la majorité des musique de Morricone (qui existent sans avoir besoin de l'image associée). J'
Voilà, c'est clair que les musiques de Morricone sont fabuleuses, surtout sur la trilogie du Dollar. Ces morceaux sont largement écoutables en dehors des films. Tout comme les musiques de Star Wars ou l'introduction de Jaws immédiatement reconnaissable. Mais ce sont les exceptions qui sortent du lot, cela reste une toute petite partie des films qui ont une musique qui peut vivre sans l'image pour lequel elle a été orchestrée.

C'est toujours pareil, comme pour le Classic, le rap, la pop, etc., il y a des exceptions.

En fait, je connaissais des gens qui achetaient systématiquement la BO des films qu'ils avaient voir. Cela leur rappelait le moment passé au cinéma, moi, dans la plupart des cas, ça me faisait chier.

Mais, j'ai quand même de très grandes musiques que je peux écouter sans voir le film ou la série comme par exemple les musiques d'Ulysse 31, superbes morceaux de rock progressif. Les musiques de Goldorak ainsi que pas mal de musiques japonaises de cette époque comme celle de Capitaine Flam ou Lupin SanSei. Mais là, on parle de Yuji Ohno, un compositeur de Jazz japonais qui est pour moi aussi incontournable qu'Enio Morricone.

Bref, chacun ses goûts, c'est ça qui compte, et parfois, cela permet de se retrouver autour d'un thème commun.

Sur ce, je vais me coucher, mais je ne vais pas mettre de Reznor ce soir.
 
  • J’aime
Réactions: lamainfroide
Pour ma part, j'ai besoin de ressentir l'humain dans la musique (ou dans tout art). Le sang, les larmes, la sueur, ou la joie, l'amour, la tendresse, la nostalgie… C'est pourquoi je préfère la musique live à la musique enregistrée et prédigérée, et, mieux encore, la musique (ou l'art) qui a une part d'improvisation afin de ressentir ce que chaque instant a de véritablement unique

Sophisme du faux dilemme !
Personne ne te demande de faire un choix exclusif ni de tout aimer.
Juste d'ouvrir les œillères et de ne pas faire un caca nerveux si tu n'aimes pas.

L’IA est ainsi conçue. Elle pose pour moi problème, et par pour cette unique raison. Tout comme bien d’autres technologies (je pense entre autres à l’énergie nucléaire).

Bonjour l'amalgame.

[..] Je fais la cuisine et je n'achète pas de plat préparé. Question art de vivre.

C'est un extrait du discours d'une candidate lors du dernier concours de miss France ? :relaxed:
 
Je me suis amusé à chercher "Grande Musique" sur le net.
Avec l'envie de découvrir que ce qualificatif n'est pas seulement réservé à la musique classique. Et découvrir aussi un peu que je me fais des idées quand je pense qu'avant tout une certaine élite s'est arrogée le droit de qualifier de grande (et donc au dessus du panier) une certaine musique élitiste.
Première réponse :
La Grande Musique (lagrandemusique.fr).
Totalement en phase avec ce que l'on nous inculque depuis des temps immémoriaux.
Voilà une chaine de radio qui nous propose d'écouter de la "Grande Musique". C'est à dire de la musique classique (que de tout
Pas con, cependant, le site sait vivre avec son temps et nous propose également une thématique "classique et jazz" (le jazz, l'autre genre élitiste) où l'on peut entendre, entre deux morceaux de classique, des chansons à la limite d'être taxables de musique populaire (toutes proportions gardées, bien sûr).
Faut-il penser qu'en dehors de ça, le reste n'est pas de la grande musique ?
Allons plus loin.
Lisons cette définition tiré de l'orthodidacte.
"L’expression grande musique a longtemps été synonyme de musique classique, désignant l’ensemble des compositions des grands compositeurs occidentaux (nda : élitisme musical et identitaire), au moins depuis la période baroque.
Plus récemment, la notion de grande musique a fait l’objet d’une redéfinition (nda : par qui ?). Elle peut ainsi inclure des musiques traditionnelles de différentes civilisations, mais aussi des compositions contemporaines. Leur point commun est une forme élaborée, une structure réfléchie, un modèle théorique avancé (nda : élitisme)".
À quel point ce site est-il suffisamment mainstream pour énoncer une vérité universelle ?
Cherchons encore.
Ici par exemple.
Je cite : Musique ni traditionnelle et ni populaire.
Notons au passage la présence de ce "et" qui heurte l'œil et l'oreille, sur un site pompeusement intitulé lalanguefrancaise.com mais qui ne semble pas maitriser la langue française.
Peu importe.
Tout ce qui est traditionnel (au chiotte les musiques autochtones) et/ou populaire (au chiotte ce qu'aime le bas peuple) n'est pas de la grande musique.
Jusque-là, personne ne semble vouloir dire que le dernier opus de Diams est de la grande musique.
Ah tiens, voyons plus loin avec ce texte de Victor Thibaudeau, agrégé de philosophie à l'université de Laval (palindrome).
Je vous invite à le lire. On croit un moment qu'on va apprendre quelque chose.
On y peine à définir clairement ce que l'on peut qualifier de Grande Musique. Mais, et là je résume un passage que j'aime particulièrement, on semble pouvoir dire qu'une grande musique est universalisable. Elle doit pouvoir être appréciable par le plus grand nombre sans pour autant que le plus grand nombre ne soit capable de l'apprécier à sa juste valeur.
On ne sait pas clairement ce qu'est la grande musique, mais on a le certitude que les cons (pour ne pas froisser, on dit "ceux qui n'ont pas certaines dispositions affectives et intellectuelles") ne sont pas capables de l'apprécier mais, quelque part, ils se doutent que c'est de la grande musique.
Au chiotte les populos.
Finissons avec un document sonore où Jérome Szczur (10 fois j'ai vérifié son nom pour éviter de l'écorcher), que l'on dit pianiste et pédagogue (pédagogue ? je me marre), tente de nous expliquer ce qu'est la grande musique.
Spoiler : on dirait que ça risquerait, comme disait ma grand-mère, de lui arrachez la gueule d'avouer que de la musique populaire puisse être de la grande musique. Tout au plus, elle pourrait être de la musique exigeante.
Pédagogue Jérome Szczur ? Je sais pas.
Condescendant ? J'ai ma petite idée.

Donc là, qu'est-ce qu'on peut dire après ce rapide tour d'horizon ?
LA Grande Musique c'est pas Amir, c'est pas Mika, c'est pas Elton John (exemples pris au hasard), c'est pas Michel Sardou (exemple pas pris au hasard - je me suis tapé "la famille Bélier" hier à la télé), c'est pas les Floyd (Jérome Szczur le dit clairement que c'est pas de LA grande musique), c'est la musique classique (la musique savante, dixit Szczur - on finit par écrire son nom correctement au bout d'un moment). Je passe sous silence, en l'absence de sources, que certaines musiques contemporaines ou traditionnelles (tel que semble l'affirmer l'orthodidacte) puisse en être.
Vous voilà donc tous bien prévenus que ce que vous appelez de LA grande musique quand vous parlez d'autre chose que de musique classique, n'en est pas.
Même si vous êtes parfaitement légitimes, et ça ne souffre aucune discussion, à penser que c'est de la grande musique.

Spéciale dédicace à Mario Boulianne, sur le site le Droit.
L'article n'est pas disponibles aux non abonnés, je n'ai pu lire que le titre et ça commençait déjà mal.
"À une certaine époque, les rockstars avaient pour nom Mozart, Beethoven, Rachmaninov ou Tchaïkovski"
Nan Mario, ils n'étaient pas des rockstars.
Une rockstar (c'est écrit dessus, c'est pas compliqué à comprendre), ça fait du rock.
Faut pas mélanger les torchons et les serviettes.
Ils étaient des grandemusiquestars, des classiquesstars, des musiquesavantestars, ce que tu veux, mais ils n'étaient pas des rockstars.
 
Ah ?! Cette substance ne peut donc pas être détournée en vasodilatateur !?
 
Je me suis amusé à chercher "Grande Musique" sur le net.
Wahoo, tu as en effet du temps libre et clairement une soif d'approfondir tes connaissances. En tout cas, merci pour ce résumé.

J'ai bien conscience que ce que l'on qualifie de grande musique, c'est ce qui a été écrit par une poignée de compositeurs autour des années 1700/1800.

Ce qui est amusant là-dedans, c'est que si leur musique est aujourd'hui toujours jouée, ces gens-là étaient juste des saltimbanques améliorés qui amusaient les cours royales de l'époque. Ils ont souvent été oubliés durant des décennies puis redécouverts au début du vingtième siècle avec la possibilité d'enregistrer et transmettre la musique. Il fallait bien vendre du sillon à une élite autoproclamée.

Si ça se trouve, "Ouragan" de Stéphanie de Monaco sera classé dans la "grande musique" par les pseudohistoriens du 25e siècle. Ou alors, le peuple étudiera et portera au panthéon un illustre inconnu (du grand public) comme Steve Vaï qui est un champion de guitare électrique, ce que l'on appelle les Guitar Hero. Peut être que l’on encensera ces gens en se disant : " à l'époque, c'était de vrais musiciens qui ont tout appris à nos ordinateurs actuels qui vous créent de la musique en temps réel selon votre humeur, vous vous rendez compte, il y avait de vraies personnes qui passaient leur vie à apprendre les techniques musicales ancestrales et étudier la grande musique pour la transcender et la perpétuer alors qu'aujourd'hui, en demandant a Siri, vous pouvez créer en une fraction de seconde un œuvre unique et grandiose sans perdre de temps. Et surtout celle-ci vous ressemblera et ne sera pas celle du voisin. Enfermé dans votre bulle, grâce à votre casque à réduction de bruit, vous pourrez écouter sereinement les chefs-d’œuvre que vous venez fièrement d’enregistrer grâce à votre Apple iPod Vison pro-neo M3250 de couleur arc-en-ciel qui s’adapte à votre humeur. Ce n’est pas beau la vie ?"
 
Question d' époque...
La musique "classique" ne fut-elle pas "moderne"?
Entendrons nous un jour, comme aujourd'hui nous parlons de classiques du Rock, des classiques du rap?
Ah! Très bonne question.

« classique » « moderne » sont des mots d’aujourd’hui.

Il y eut la musique « savante » et la musique « populaire ». La musique des élites, pour parler comme The Big, et celle du peuple.

Or, cette musique « savante » dérivait pour l’essentiel de la musique « populaire ». C’est flagrant dans le baroque, avec ses mouvements inspirés des danses d’alors : « Allemande », « Courrante », « Gigue », « Gavotte », « Fugue », « Chaconne », etc. Même à l’époque classique, chez Mozart par exemple : « menuet » « romance » « rondeau ». Et le scherzo Beethovénien, songez à la 6e et sa fête paysanne. Idem chez Bruckner, et Brahms. La musique de Tchaikovski est pleine de ces chansons populaires russes. Et puis Mahler, qui capture l’âme d’une Europe centrale aujourd’hui disparue parce qu’exterminée. Jusqu’à Maurice Ravel qui s’inspira du Jazz dans l’entre-deux guerres.

Et puis, vint une rupture dans les années 50, entre une partie de cette musique « savante » devenue « contemporaine » (mais qui le fut si peu) et la musique populaire qui devint une musique des masses.
Les musiques de films (moi aussi j’aime beaucoup les compositions du regretté François de Roubaix) et de nos feuilletons télévisés ont néanmoins maintenu ce contact en les deux mondes, puisque savamment composées elle restent accessibles à un large public.

Ce n’est sans doute pas un hasard si le disque le plus important dans ma « formation » musicale, mon éducation auditive, fut la B.O.F. du Barry Lyndon de Kubrick, alors même que je n’avais jamais vu le film.
 
  • J’aime
Réactions: lamainfroide
Ces histoires de grande musique, c'est de la c.nnerie. Pensez-vous que les musiques cataloguées populaires ou autre sont construites à l'oreille ? Non, elles obéissent à des règles, souvent les mêmes que la musique cataloguée classique, avec des tonalités, des rythmes, des modulations, des résolutions, etc. 'One of these days' des Pink Floyd est une chaconne, et j'ai entendu une fois un musicologue disséquer je ne sais plus quel morceaux de Queen, c'était impressionnant de technique, Mozart n'aurait pas fait mieux. Sans parler des emprunts aux 'grands' compositeurs, tout comme leurs homologues 'classiques' se pompaient joyeusement, et, comme le dit Moon, ne s'empêchaient pas d'aller piocher dans le 'populaire'. Mahler s'en est fait une spécialité, et si vous n'êtes pas férus de chants allemands, allez écouter le troisième mouvement de sa symphonie numéro 1. Ca ne vous dit rien ? écoutez bien, c'est 'frère Jacques', mais en mode mineur.

Alors qu'on nous lâche avec ces catégories. Il y a la musique qu'on aime, et celle qu'on n'aime pas. Mais l'essentiel est de ne pas se cantonner à celle qu'on aime et d'aller voir ailleurs pour découvrir des pépites.

Comme disait S. J - après tout nous sommes sur un forum Mac : stay hungry, stay foolish
 
  • J’aime
Réactions: aCLR
La musique des élites, pour parler comme The Big
Je n'ai jamais parlé "d'élites", mais de "puristes" ...

Allez ! Ne vous retranchez pas derrière les cris d'orfraies ... Dans certains milieux, il est de bon ton d'aimer la musique dite classique ... ce faisant, on a l'impression d'appartenir à une caste de "sachants" et de privilégiés ! La variété, c'est pour la plèbe qui sirote sa bière sur une terrasse de bistrot en fumant sa clope et qui parle fort !

Je confirme ! A quelques exceptions près, je n'aime pas la musique dite "classique" - Quand je travaillais en Allemagne, j'ai été plusieurs fois invité (par des élites, ces fois là) à des concerts ou des opéras, notamment à Berlin pour la "Chevauchée des Walkyries" ... Tenez vous bien ... j'ai tenu une demi-heure ... et pourtant, c'était du Wagner ! C'est une question de goût personnel (je dis bien "personnel") - je n'y peux rien !

Et quand je parlais de ma voisine qui n'écoute que du "classique", je réitère ... j'ai vraiment l'impression de rentrer dans un funerarium - ou c'est un truc qui vous arrache les tripes de mornitude, ou ce sont les cris stridents des chanteuses et chanteurs d'opéras !

Bref, à chacun ses goûts et sa musique, pour l'instant, j'écoute uniquement la meilleure musique qui soit ... la mienne, celle que je compose à coups de synthés et d'IA en m'arrachant les doigts sur mon clavier !!!! :joy: :joy: :joy:
 
Par curiosité, j'ai visité la page Wikipédia concernant la musique classique et j'apprécie son ton et sa rédaction. Elle remet bien en place ce courant musical sans le dénigrer mais sans l'auréoler non plus.

 
Wahoo, tu as en effet du temps libre et clairement une soif d'approfondir tes connaissances. En tout cas, merci pour ce résumé.
Simple curiosité liée au fait que la musique, quelle qu'elle soit, est une part non négligeable de ma vie (ou, dirais-je, de mon divertissement - j'en écoute beaucoup sans avoir les capacités pour en faire). Quant à mon temps libre, il est uniquement subordonné à ma trop forte consommation de café. Cette dernière me laissant parfaitement réveillé jusqu'à des heures indues.
Si ça se trouve, "Ouragan" de Stéphanie de Monaco sera classé dans la "grande musique" par les pseudohistoriens du 25e siècle.
Pas Stéphanie spécifiquement, mais la chose est évoquée (sans vraiment le vouloir) par Thibaudeau et par le condescendant Szczur. C'est aussi la durée dans le temps qui fait que la grande musique est qualifiée de grande musique (faisons fi de l'élitisme sous-jacent). Rien n'oblige à penser que l'Ouragan disparaitra corps et âme. Rien n'empêche de croire que ça sera de la grande musique (à part que les mêmes élites tiendront les mêmes discours).
'One of these days' des Pink Floyd est une chaconne, et j'ai entendu une fois un musicologue disséquer je ne sais plus quel morceaux de Queen, c'était impressionnant de technique, Mozart n'aurait pas fait mieux.
Ben voui, y a un vrai boulot.
On peut dénigrer la musique populaire sous le fallacieux prétexte qu'elle divertit les masses, mais on ne peut pas ne pas reconnaitre que chez certains il y a du travail, de l'exigence et une véritable volonté de créer de l'émotion.
Szczur, qui préfèrerait être décapité que d'avouer que les Floyd font de la grande musique, ne peut que s'en sortir avec une pirouette en la qualifiant de musique exigeante.
Ces histoires de grande musique, c'est de la c.nnerie.
...
Alors qu'on nous lâche avec ces catégories. Il y a la musique qu'on aime, et celle qu'on n'aime pas.
Oui.
Oui.
Je confirme ! A quelques exceptions près, je n'aime pas la musique dite "classique" - Quand je travaillais en Allemagne, j'ai été plusieurs fois invité (par des élites, ces fois là) à des concerts ou des opéras, notamment à Berlin pour la "Chevauchée des Walkyries" ... Tenez vous bien ... j'ai tenu une demi-heure ... et pourtant, c'était du Wagner ! C'est une question de goût personnel (je dis bien "personnel") - je n'y peux rien !
Ce n'est jamais que de ça dont il est question.
C'est affaire de goût personnel.
Je n'ai aucune accointance avec la musique classique de manière générale (je pense même pouvoir dire que la musique de chambre - enfin, ce que je pense être de la musique de chambre, selon ce que j'ai pu comprendre de mon éducation musicale, essentiellement scolaire - me fait savamment chier). Mais il n'en reste pas moins que certaines œuvres me parlent. Celles qui remplissent l'espace, celles qui tabassent.
Ma petite culture en terme de musique classique m'oblige à ne connaitre que les classiques parmi les classiques.
D'où ma préférence pour certaines pièces de Beethoven.
Adolescent j'ai eu l'occasion d'aller à un concert où l'on donnait la 9ème.
J'ai été transporté.
Allez ! Une petite devinette juste pour le fun :

Louis invite des amis chez lui et décide de se mettre au piano ... Que va t'il interpréter ?

A- Le concerto n°3 de Rachmaninov
B- Great Balls of Fire de Jerry Lee Lewis

:joy:... Louis ... :two_hearts::two_hearts:
Si Louis a décidé de mettre le feu en s'asseyant au piano alors je dirais que la réponse est B.
 
Je n'ai jamais parlé "d'élites", mais de "puristes" ...
Puristes de quoi ?
Dans certains milieux, il est de bon ton d'aimer la musique dite classique ... ce faisant, on a l'impression d'appartenir à une caste de "sachants" et de privilégiés ! La variété, c'est pour la plèbe qui sirote sa bière sur une terrasse de bistrot en fumant sa clope et qui parle fort !
Z’êtes bizarres les Belges.

Chez nous, je crois qu’on ne peut plus fumer à la terrasse des cafés.

La musique c’est dans les deux sens. La musique « savante » fut toujours populaire. À la sortie des opéras, à l’époque de Mozart ou de Rossini, on vendait des partitions des arias les plus célèbres. Les gens les emmenaient chez eux pour les joueur au piano et chanter dessus. D’ailleurs, les représentations d’opéra au XVIIIe étaient bien éloignées des soirées « guindées » auxquelles ont peut assister de nos jours. L’écoute « attentive » cela vient du XIXe.
Le père de Johannes Brahms était musicien de cabaret. Il emmenait le gamin tard le soir jouer avec lui dans les bouges de Hambourg.

Dans les années 60, Leonard Bernstein avait une émission de musique à la TV US dans laquelle il enseignait aux gosses les rudiments de la « grande » musique. Il se servait d’une chanson des Beatles pour explique la forme sonate. Ce grand chef d’orchestre et compositeur est l’auteur entre autre de West Side Story. D’ailleurs, il raconte dans ses souvenirs que lorsqu’il a annoncé à son père qu’il voulait devenir musicien, le pauvre homme, un rabbin très respecté de sa communauté, se désespérait de voir son fils unique devenir un saltimbanque. Ce qu’il n’a cessé d’être à ces yeux, même lorsqu’il fut nommé plus jeune chef à la tête du Philharmonique de New-York.

Je suis essentiellement un amateur de musique « classique » et même d’opéra. Mais je suis aussi l’enfant de mon époque, c’est-à-dire de la variété française des années 70 et du Disco. Je suis aussi l’ado qui écoutait du hard rock et du métal et la new wave sur les radios libre de la bande FM. J’ai adoré la fusion, mélange rock, funk, métal, rap.

A- Le concerto n°3 de Rachmaninov
Il aura du mal sans orchestre.

La délicieuse Khatia Buniatishvili :


M’enfin pourquoi pas les deux ?
 
Moi, j'empile des sons (non ! il n'y a pas de contrepèterie ! :joy: ) pour en faire des nappes sirupeuses, parfois sombres et étranges à souhait pour créer des ambiances propices à la rêverie - un coup d'aftertouch de temps en temps et ... c'est Broadway comme disait Reiser ! :joy:

jean-marc-reiser-broadway.webp
 
  • J’aime
Réactions: peyret
Allez ! Une petite devinette juste pour le fun :

Louis invite des amis chez lui et décide de se mettre au piano ... Que va t'il interpréter ?

A- Le concerto n°3 de Rachmaninov
B- Great Balls of Fire de Jerry Lee Lewis

:joy:... Louis ... :two_hearts::two_hearts:
STEPHANIE DE MONACO…