Là, je sais pas trop...on pourrait déjà demander aux belges qui passent par ici

. J'imagine que c'est de toute façons une pratique politicienne courante.
Autre chose d'accablant pour la France: la très faible participation de nos eurodéputés aux sessions parlementaires...nous brillons par notre absence, en particulier à cause de cumul des mandats.
Sur un plan strictement national, tu as d'ailleurs le même jeu entre Etat et collectivités territoriales (communes, départements, régions...).
une chose sûre, c'est que le manque de visibilité du fonctionnement des institutions européennes nuit complètement à l'image qu'on peut avoir (je parle pas de débat de fond, mais de la perception faussée qu'on peut avoir du fonctionnement bruxellois). Il n'y a pas encore d'incarnation de l'Europe par des hommes politiques élu au suffrage universel direct. La légitimité de la Commission est douteuse aux yeux des européens. (pour info, le président de la Commission repartit les protefeuilles par nations et les états membres donnent le nom d'un Commissaire).
Je crois que c'est Kissinger qui disait de l'Europe que c'était bien joli, mais qu'il savait pas qui appeler pour entendre la voix de l'Europe...
De ce point de vue, la constitution est une avancée incontestable par rapport à l'existant. La prochaine étape sera la constitution de groupes politiques transnationaux (au lieu de voter pour un parti national, on vote pour un parti européen).
Pour en revenir au sujet initial, sur la manière de voir l'Europe de demain, il y a une chose essentielle:
1. savoir ce que l'on a envie de construire ensemble (j'insiste sur le ensemble, car après tout, si une majorité d'Etats ne voient pas les choses comme nous...). Quoiqu'on en dise, cela n'a jamais été tranché chez nous et il faut bien reconnaitre que pour l'instant, c'est essentiellement un marché
2. lorsqu'on saura, il faudra savoir si il n'est tout simplement pas trop tard...on parle d'europe sociale par exemple, mais est-ce encore possble?
3. après, on commencera à parler d'adhésion ou non de nouveaux membres.
La question de la Turquie a beaucoup occupé les esprits récemment, en particulier sur les prétendues limites de l'Europe, mais finalement, cette question des limites de l'Europe aurait du être posée bien avant en fonction de ce que nous voulons réellement faire de l'Europe.