@Gwen
Lorsque tu me sites, t’es prié de le faire complètement et pas de tronquer mes phrases pour leur faire dire des choses qu’elles ne disent pas.
C'est amusant car justement tu dis qu'ils sont différents, donc comment peuvent-ils être une imitation de ce qu'ils ne sont pas ?
Tu n’as qu’à lire la suite de la phrase que tu as coupé et tu le comprendra peut-être.
Andrew Loog Oldham lui-même l’a revendiqué : les Rolling Stones devaient être l'exact contraire des Beatles, en reprenant tous les codes instaurés par Brian Epstein (pour lequel ALO avait travaillé un temps). Jusqu’à la coiffure qui est une reprise de la coiffure à frange des Beatles, qui leur venait non pas de Epstein mais d’Astrid Kirchner à Hambourg.
M’enfin, mettre au même niveau les Beatles et Claude François… achète-toi des oreilles et une culture musicale.
Affirmer avec force n'est pas synonyme d'avoir raison.
C’est pour cela que j’argumente avec des faits précis.
Quand les Beatles vivaient comme des clodos à Sankt Pauli et jouaient huit heures par jour devant un public souvent hostile, les petits bourgeois londoniens des Rolling Stones usaient encore leurs fonds de culottes dans leurs écoles privées (à part Stewart et Wyman qui avaient passé l’âge depuis longtemps).
Les Beatles ont débuté à la fin des années 50 comme un groupe de
Skiffle, les Quarrymen, puis se sont affirmés comme un groupe de Rock’n’Roll avec des reprises de Carl Perkins, Chuck Berry, Little Richards, Buddy Holly, etc. Il suffit de voir le listing des reprises sur leurs premiers albums.
« baignaient dans le blues et le rock » on peut dire cela aussi des Beatles mais également des Yardbirds, de John Mayal et ses Bluesbreakers, des Animals, des Who, etc. De tous les groupes, connus ou inconnus aujourd’hui, qui se produisaient alors dans les clubs de Liverpool et d’ailleurs.
Quant à la racine « blues » des Rolling Stones, si elle est bien présente sur leur premier album, elle est vite éteinte par Loog Oldham dès le suivant. Il y avait une vraie veine « Chicago blues » chez eux mais elle ne réapparait clairement qu’avec l’arrivée de Mick Taylor et l’émancipation du groupe après 1968 avec des albums comme
Let it Bleed et
Sticky Fingers, et mieux encore
Exile on Main Street. Ceux qui font de la « soupe » dans les années 60 ce sont les Rolling Stones. Encore une fois, écoutez leurs albums « anglais » et comparez avec ce qui se faisait à la même époque. Ce n’est pas pour rien que les albums officiels aujourd’hui sont les éditions U.S. bien mieux conçus.