Les villes de grande solitude.......

teo a dit:
Ce matin, coup de massue sur la gueule, à peine réveillés, on apprend aux cours que G. est parti sous d'autres cieux jeudi soir. Il était cool, bogoss, bon graphiste, amical, curieux, papa d'une petiote adorable. Il était pas dans une bonne passe, pas mal de galères mais ça avait l'air d'aller finalement.
Y'a des fois, on regrette de jamais avoir dit tout le bien qu'on pense des gens. Parce que c'est con des fois de dire "T'es un mec cool, j'aime bien bosser avec toi". Toute la journée un gout dégueulasse dans la bouche. Sale gout d'impuissance, sale gout de culpabilité de pas l'avoir appelé ces dernières semaines, quand il se faisait rare parmi nous.

Et merde.

Volà. Moi, c'est ce coup de fil et iChat qui m'ont sauvé. Mon pote est arrivé un peu tard avec les pompiers. Coma, hôpital, et me revoilà, avec de nouveau l'espoir et des envies plein la tête.
C'était en décembre. Et après réflexion, je m'en serais voulu de rater le noël de ma fille, ainsi que les suivants. :zen:
 
  • J’aime
Réactions: semac, mado et Malow
Fab'Fab a dit:

Là, ch'sais pas si tu vas l'appâter, mais si tu mets "Picon", sur, il rapplique ! :D :D :D
 
Une discussion récente, sur la difficulté à découvrir nos recoins les plus sombres (décourvrir au sens de constater, et non pas de rechercher). Dans un premier réflexe narcissique, le plus évident est de nier, de justifier, de circonstancier.
Puis la réalité vous éclate à la gueule, ben non vous n'êtes pas cet être sensé et porteurs des valeurs essentielles de votre code, de votre propre référence éthique. Se regarder, s'effrayer. Culpabiliser ? A quoi bon, les faits sont là. Pas de prise sur le temps passé.
En revanche redresser la barre, modifier les paramètres du GPS interne. En retenant de ce(s) détour(s), que les erreurs d'aiguillage ne sont jamais anodines ni gratuites. Et qu'il faudra bien y refaire une excursion un jour :D
 
Mouais, ça faisait longtemps que je n'avais eu (pris) le temps de poster ici, au bar, vers les anciens copains de déconade. Me voici à nouveau bloqué à la maison, pfff raz le bol de cette santé qui va qui vient, pas trop le moral, des exams demains, suivant le résultat, faudra changer un peu les modes de vie, et puis meme, de toute façon, faut que je me le mette en tete, il y a des activités qui me sont déconseillées, fait chier, arreter ce qu'on aime faire, pour une petite connerie meme pas grave, mais qui pourri l'existance à grand coup de douleurs.

J'ai envie de tout balancer, tout foutre en l'air, reprendre une vie à zéro, mais pour ça, il me faudrait etre en bonne forme, et c'est pas le cas là ! Grrrrr, vraiment ça va pas là !

Pas le moral, non pas le moral.

On verra de quoi demain sera fait.
 
Tiens, un revenant. Content de te revoir par ici Jean-iMarc. ;) :zen: J'ai toujours en mémoire la fameuse soirée de la «Maison de S...». Je n'y avais pas participé, mais elle reste gravée dans mes souvenirs. :)

Take care.
 
Comment expliquer ce froid qui m'empare ? Les gens sont à mes côtés mais n'existent pas. Qui sont-ils ? Que me veulent-ils ? Pourquoi me posent-ils tant de questions ? ... Leurs mots me frôlent, leurs regards me transpercent; ils me passent à travers, plus rien n'est touché. Bordel mais que suis-je pour pouvoir laisser passer ça ! Les fenêtres des voisins s'illuminent, ça s'agite en face, un môme embrasse sa mère dans cette maison, un feu de cheminée fais onduler des ombres dans une autre plus loin...cette énergie chaleureuse existe alors encore ? Mais je ne suis que spectatrice; la vie tourne et ne m'emporte pas.
Les autres ne sont plus là, je me retrouve seule face à mon propre vide...mes mots n'ont plus de valeur. On la connaît tous cette fatigue, celle qui te traîne au sol, celle qui te fait prendre le premier mouchoir qui passe...mais elle qui est-elle ? Je ne la connaît pas ! Quel est son remède ?
L'inconnu s'impose !
Ca m'empare....
 
dool a dit:
Comment expliquer ce froid qui m'empare ? Les gens sont à mes côtés mais n'existent pas. Qui sont-ils ? Que me veulent-ils ? Pourquoi me posent-ils tant de questions ? ... Leurs mots me frôlent, leurs regards me transpercent; ils me passent à travers, plus rien n'est touché. Bordel mais que suis-je pour pouvoir laisser passer ça ! Les fenêtres des voisins s'illuminent, ça s'agite en face, un môme embrasse sa mère dans cette maison, un feu de cheminée fais onduler des ombres dans une autre plus loin...cette énergie chaleureuse existe alors encore ? Mais je ne suis que spectatrice; la vie tourne et ne m'emporte pas.
Les autres ne sont plus là, je me retrouve seule face à mon propre vide...mes mots n'ont plus de valeur. On la connaît tous cette fatigue, celle qui te traîne au sol, celle qui te fait prendre le premier mouchoir qui passe...mais elle qui est-elle ? Je ne la connaît pas ! Quel est son remède ?
L'inconnu s'impose !
Ca m'empare....

Il y a aussi celui ou celle qui t'attend, peut-être l'as tu juste oublié un instant de blues, ou peut-être ne le sais tu pas encore, puis il y a ceux et celles qui te lisent, et maudissent leur impuissance à briser le désespoir, ceux et celles pour qui tu existe, même s'ils ne t'ont jamais vu, ceux et celles qui ne voient qu'un lapin bleu ... avec une âme, et ne peuvent qu'imaginer la femme qui se cache derrière le lapin, mais devinent, un peu, ou un peu plus, de l'âme qui l'anime. Tu es, tu existe, et même si la vie te joue des tours, et même si ces tours sont durs à encaisser, tu compte, tu importe, tu participe à notre vie, tu y imprime ton empreinte. Je sais, c'est peu, mais c'est assez pour que la vie qui tourne t'emporte, assez pour maintenir au moins une lueur, pour te guider dans l'obscurité. :zen:
 
  • J’aime
Réactions: TibomonG4 et dool
dool a dit:
Comment expliquer ce froid qui m'empare ? Les gens sont à mes côtés mais n'existent pas. Qui sont-ils ? Que me veulent-ils ? Pourquoi me posent-ils tant de questions ? ... Leurs mots me frôlent, leurs regards me transpercent; ils me passent à travers, plus rien n'est touché. Bordel mais que suis-je pour pouvoir laisser passer ça ! Les fenêtres des voisins s'illuminent, ça s'agite en face, un môme embrasse sa mère dans cette maison, un feu de cheminée fais onduler des ombres dans une autre plus loin...cette énergie chaleureuse existe alors encore ? Mais je ne suis que spectatrice; la vie tourne et ne m'emporte pas.
Les autres ne sont plus là, je me retrouve seule face à mon propre vide...mes mots n'ont plus de valeur. On la connaît tous cette fatigue, celle qui te traîne au sol, celle qui te fait prendre le premier mouchoir qui passe...mais elle qui est-elle ? Je ne la connaît pas ! Quel est son remède ?
L'inconnu s'impose !
Ca m'empare....

La complainte d'Heidi, dans ses montagnes enneigées...:D
 
Ce soir, j'ai froid en dedans ... l'Alaska sur grand écran ... et même ce gros pull qui n'arrive pas à me réchauffer...
L'intégrale de Woodstock danse devant moi...
Comme je disais à Webo, je tiens la main de quelques fantômes qui ont encore une pêche incroyable ... elles et ils sont tous là .... doucement j'effleure l'écran pour caresser la joue de Janis ... c'est comme si elle me souriait...
J'ai ma gratte à portée de mains ... on ne sait jamais...
Quant tout va mal, je les regarde et surtout, je les écoute ... musique flottant dans le passé et la nostalgie... bon dieu, ça fait mal un coeur qui saigne... ... ... ...
 
"Oh Lord, won't you buy me a Mercedes Benz
My friends all drive Porsches..."

Quelle belle époque... j'aurais aimé la connaitre (l'époque autant que Janis :D )
Alors j'essaie de me rattraper en achetant les albums des musiques de ce temps là... Hendrix, Joplin, The Doors, Led Zeppelin, Uriah Heep, j'en passe et des meilleurs...

C'est vrai que ca fait réchauffe le coeur ces musiques la, bon sang de bois !!! :up:
 
  • J’aime
Réactions: LeConcombreMaske
Janis...

ça voit me fout la trique.
 
krystof a dit:
Effectivement, ça se voit que le cerveau n'est plus irrigué là :siffle: ;)

VOix oui pardon.

Et je te dis pas à quel point il est pas irrigué...

On se voit cette semaine... ton jour sera le mien, mais sans femme.