Lettres mortes

  • Créateur du sujet Créateur du sujet Anonyme
  • Date de début Date de début
Salut Alice,

Tu le sais, plusieurs choses de différentes phases se mélangent difficilement, il faut l'admettre. Nous réservons des parts de conscience à ceci ou celà. Mon cerveau écoute une cornemuse remixée et récite simultanément "La Fleur de Barbe". C'est en regard des difficultés qu'il rencontre chaque seconde que notre cerveau façonne les actes que nous faisons. Parfois capable de se laisser bercer dans crasse bêtise et les faits automatiques, il perfore parfois son ciel étoilé de lueurs émergentes. Je déteste de plus en plus mon taf, convaincu que je suis désormais de savoir mettre en valeur des choses matérielles au dépend de moi-même, ma personne, mes défauts et mes qualités. Incapable de me sortir de la nasse que représente pour moi désormais une activité quotidienne rémunératrice et nourricière. De la liberté de penser et d'agir, pratiquer une activité où l'on est le seul juge en regard de son travail, être seul pour ne pas avoir à penser. Lorsque j'étais facteur, les soucis quotidiens de mon activité pécuniaire ne m'oblitérait jamais lors de mes après-midis procrastinatrices ou créatives. Depuis que mon job est de me confronter à de l'humain, la part de mes temps libres procrastinateurs a pris une importance incommensurable en regard de mes temps de créations. Voilà pourquoi, il m'a fallu envoyer, veaux, vaches, chats et petites amies au diable. Pour avoir du temps pour procrastiner. Et avoir le courage de me dire que lorsqu'il n'y aurait plus rien, il faudrait bien que j'aille fouiller dans ma propre vase. J'ai toujours trouvé divers biais lorsque j'étais accompagné dans ma vie d'homme pour ne pas montrer mon travail autrement que de manière virtuelle. Ma solitude sentimentale s'étant dissocié d'une certaine solitude affective, cette dernière a disparu avec l'apparition d'amis proches et poussant au cul. Il fallait le temps dans cette ville nouvelle de refaire des réseaux de sociabilité. Et puisque le tabouret était chancelant dans le domaine du travail pécunier et sur le plan amoureux voire amical, passer d'un tabouret à 3 pieds à un tabouret à 4 pieds et renforcer le travail personnel et l'amitié. Je me sens mieux maintenant qu'il y a même deux ans et demi lorsque je suis arrivé sur les bords de l'Erdre. Mon cerveau a repoussé les pesanteurs que faisaient peser les diverses disparitions sexuelles et passionnelles et les pesanteurs du quotidien en gilet vert.
Tu vois, effectivement, j'aimerais te revoir.

La Fleur de Barbe et clin d'œil à la Manuela
Loch leven (Intro) by Arab Strap

Les cloches sonnent. Un cœur est entré par la fenêtre et s'est déposé sous mon pied puis sous mon regard. Ton regard est tombé sur le mien. Milles pétales en ont fleuri dans ma barbe rousse, ses poils blancs en ont rosi. Je t'ai dit que j'aimerais te revoir, tu as souri et tu as dit oui. je n'attends rien, j'aime seulement ces trémulations diurnes que j'ai eu les deux fois en ta présence. j'aime aussi le tremblement de ta main lorsque tu dessines, il se voit. Tes dessins vibrent ou alors est-ce mon regard en pensant à toi ? Non, je ne pense pas. Ca bouge. J'aime aussi ton regard, il me fait penser au Grand Autre… Tu vois, j'ai traversé le miroir… j'ai suivi le dessin… moi aussi…

bon séjour là-bas
à un de ces jours !

truly yours ;)
 
A tout les gens qui mettent a fond leurs musiques dans le train via le HP pourri de leurs téléphone, a tout les gens qui racontent leurs vies dans le train en Parlant fort et qui ne supportent pas la moindre remarque, a tout les gens qui ne tiennent par leurs droite dans les Escalators, a tout les gens qui veuillent rentré dans un ascenseur sans laisser sortir personne, a tout les gens qui veuillent rentré dans un train sans laisser sortir personne, a tout les cyclistes qui roulent a 2/3 de fronts et qui grilles les stops ou les feux rouges, je n'ai qu'une chose a dire !

Bandes de cons !
 
Je dois l'avouer : je t'ai quand même trouvé pas mal ce soir ma Grande Carnassière. Oui tu avais de la gueule, de la classe, du chic et même du charme.
Jamais je ne te ferai un tel aveu. Car il est vrai que je parle le plus souvent de toi avec beaucoup de recul teinté de dédain.
Question de climat et de lumière sans doute. Pour ce soir j'entends. Il y avait une petite alchimie dans l'air. J'étais crevé, j'avais la dalle, pressé de rentrer. Je ne m'attendais pas à ressentir ça.

Je ne vis pas vraiment avec toi mais à tes côtés, ou plutôt un peu de côté. Cinq jours par semaine. Les week-end je les réserve à d'autres. Faudrait quand même pas trop m'en demander non plus !

Des fois quand je repense à d'où je viens je me demande ce que je fous avec toi. Ni même comment tu ne me rejettes pas sans m'aimer non plus vraiment. T'es "bizarre".
Mais enfin même si je ne compte pas passer ma vie avec toi, loin de là, je dois bien avouer que tu auras imprimé sur moi une marque indélébile. Et qu'une partie de ma vie et de mes actes te seront redevables. C'est sûr : tu m'as appris des trucs.
Quant à ceux qui au loin de toi te dénigrent à longueur de journée, tu restes quoiqu'il en disent un référent à leurs yeux. Même s'il est en négatif. J'ai compris que c'est la frustration voire l'échec mal digéré qui les fait jaser ainsi. Parce que sinon ils t'ignoreraient purement et simplement.

Moi c'est le cœur léger que j'espère un jour te quitter. Et puis quand même, je passerai de temps à autre te faire de petites visites. Comme un bon vieil ami provincial.
 
On a pris un café.
Une heure.
Ca a duré une heure.
Une heure durant laquelle je n'ai cessé de me poser deux questions:
- Comment ai-je pu vivre avec une égocentrique pareille?
- Comment vais-je pouvoir trouver une excuse pour me barrer?

J'ai trouvé la réponse à la deuxième question.
Je m'interroge toujours sur la première...
 
  • J’aime
Réactions: Craquounette
Belle passante,

D'autres t'ont déjà écrit, avec bien plus de talent que moi.

Mais parce que ce matin tu avais un déhanché majestueux à quelques mètres devant moi et que le beau temps semble te rendre plus fréquente, plus lumineuse, plus vivante.

Salut à toi.
Et merci.

Ton jouisseur de la beauté du monde.
PonkHead.​
 
Juste en passant l., a., g., n., m., d., a., m., f., s., (et puis toute la clique)...
Je voulais vous dire combien je vous aime du fond ce petit coeur de merde qui bat en moi, et qui ne sera jamais capable de vous donner autant que ce que vous m'apportez tous les jours.
JE VOUS AIME!
Merci, merci, merci!

m.
 
Bye l'artiste !
juste ce petit merci pour ce grand moment que tu nous as offert depuis ce lit d'hôpital où tu te mourais. Je me suis rendu compte que s'il n'était déjà pas facile de vivre, vraiment, il l'était encore moins de mourir, et dignement de surccroît.
Tu nous en as montré un exemple. Simple, sobre, doucement, comme si la terrible maladie n'existait que pour te donner l'occasion du cadeau à tous tes proches, et même à ceux qui n'étaient dans ta vie que depuis peu, de ces merveilleux moments de vraie présence à la vie...et à la mort.
Merci d'avoir éclairé un instant le futile de nos vies, l'inutile de nos peurs, de nos désirs, l'inpermanence de ce que l'on appelle "moi" et que l'on a l'arrogance de croire invincible, éternel, supérieur.
Merci d'avoir fait de cette heure avec toi, 60 vraies minutes, 3600 vraies secondes, chacune d'elles ayant la valeur d'une éternité dans ces circonstances. On l'oublie si souvent.
Quand est passée une journée, combien de temps en avons-nous vécu ?
Si l'oublie est une mort, nous sommes tous le plus souvent des mort-vivants.....

Au revoir Riri....
 
  • J’aime
Réactions: TibomonG4
combien des lettres je voudrais ecrire en ce moment ...

a toi que je n'aime plus , vraiment , tout est enfin et heuresement terminé , heuresement pour moi, j'ai fini de t'attendre , d'esperer je ne sais pas quoi, de souffrir .... fini et tant mieux.

a toi qui ne sais pas ce que tu ressens , que tu ne sais pas si t'as des sentiments et qui profite de ses vacances dans le sud , donc de cet eloignement , pour le savoir ...
moi je le sais : a ton retour je ne serai plus là .

a toi dont j'aimerais vraiment te retourner cet amour mais je ne peux pas , je suis desolé ...stp, ouvre les yeux , ouvre les vraiment et regarde , ecoute ce que je dis .. je ne suis que une egoiste, arrete de m'aimer .

a toi que je ne connais pas encore , que nos chemins ne se sont pass encore croisé rends moi heureuse .... c'est tout ce que je te demande .
 
  • J’aime
Réactions: Craquounette
Cher ........ (1)

Je suis quelqu'un de profondément égoïste, aussi vais-je utiliser cette fabuleuse compétence pour formuler une doléance qui relève de la plus haute importance. (2)

Après avoir créé une quinzaine de profils — ratés les uns après les autres — je me suis rendu compte enfin — après avoir enfin réussis à peaufiner le dernier — qu'il y avait un paramètre essentiel manquant à mon existence. (3)

Dans la rubrique consacrée à la coupe de cheveux, le store déroulant affiche une certaine panoplie de styles de coupes néanmoins assez conventionnelles qui honnissent tout particulièrement tout un tas d'autres styles.
Par exemple quid des tresses ? de la Goffa ? des DreadsLocks ? de la Lissée dégradée - Barcelona, le Long rebelle - Stockholm, le Long méchée - Venezia, l'Entrata, le Lissé structuré, la Coupe dégradée - relachée, Coupe carrée dégradée - Pénélope, Coupe carrée - lissée - Victoire, Drum Bass, Techno Pop, Techno Pop2, Pop Trance, Vega, Coupe bol court - #4, Coupe saladier Ø12, SkinHead Implants n°20 en acier chirurgical... et ... et ...... surtout la coupe Punk Mohawk**** qui est la mienne. (5-bis)

Contrit dans mon mécontentement, je m'exprime ici bas. Cessez donc toutes ces billevesées qui tenteraient de nous faire croire que l'être humain se pare des 5 variantes uniques de coupes de cheveux, comme des playmobils ® ou des Sims ™ version 1.1.

Rendez nous aussi beaux que ... votre interface (ah purée, ce truc dans la gorge).

D'ailleurs à toutes fins utiles, je vous signale que les sites de rencontre de la concurrence directe, moins chers – voire assez gratuits pour être utilisables eux – proposent toutes ces facéties cosmétiques à des prix défiant toute concurrence. (6)

Aussi, je vous serait gré de bien vouloir en rajouter quelques unes, tout en sachant que l'on vous fera grâce de la Pénélope, de la Calzonne et la campagnarde, et des autres pièces montées pour retenir l'essentiel : ma catégorie.

Je vous prie d'agréer, patin couffin, l'ensemble du cérémonial inutile accordé dans ce foutu pays à toute missive qui était pourtant partie au départ pour être une demande concise et pragmatique.
Signé : Punky Too
(1) Censuré

(2) La réplique qui suit, normalement c'est "Titus... Ô Titus... viens donc poser ton séant...séant" Tiré de "La guerre de troie aura finalement lieu, mais ont se plus où, Tragédie en 178 actes et sans épilogue, où l'on retrouve des hommes en femmes et des femmes pourfendues"
Œuvre attribuée à un utilisateur connu de ces forums, le cousin épilé de Corbier, ex animateur-chanteur de Récré A2

(3) ah la revoilà celle là !

(4) Non attribué

(5) Voir le 5-bis

(5-bis) La perfide Albion à longtemps souffert dans ses colonies outre-atlantique, de ces Mohicans que l'on appelle injustement dans nos contrées : Iroquois

(6) et pour cause
 
  • J’aime
Réactions: teo et l'écrieur
Au vieux con du dessous.

C'est bien la première fois que je tombe sur un connard de ton espèce, pourtant j'en ai rencontré ...
Autant les autres ne faisaient que passer, autant toi je dois te supporter.
Toutes les nuits.

Tu as de la haine, je peux comprendre. T'as dû en baver pour ressembler à l'énergumène que tu es. Je compatis sincèrement. Mais, faire chier la moitié de l'immeuble pour ça ne te rendra pas ta fierté perdue. Au contraire.

Je ne sais pas dans quel monde tu vis, même si tu t'époumonnes régulièrement à des heures indues pour nous l'inculquer.
Vivre aux milieux des immigrés quand est fascho c'est pas facile à digérer.
T'en vois de toutes les couleurs.
C'est à peu près ma seule vengeance pour toutes ces heures de sommeil perdues.

Ils n'en ont rien à foutre. C'est un constat simple. Tu pourra vociférer toutes tes inepties, personne ne bougera d'un poil. Sauf moi, la voisine du dessus.

T'es a deux doigts de l'expulsion.
J'ai pas l'énergie de me plaindre une ultime fois auprès des autorités.

J'ai un reste de pitié.

Je vais quitter cette crasse un jour ou l'autre.

Et tu y resteras.
 
Salut l'indien !

Il est bien mon boulot ?
Je demande...
Je l'aimais bien, tu vois. J'y avais collé de la sueur, des heures pas trop comptées, de l'entousiasme et de l'implication, des sandwichs vite avalés devant l'écran et des soirées annulées parce que, tu comprends, j'ai un truc à boucler...

'tain, j'étais payé pour jouer !

Tu verrais ce qu'ils m'ont collé à la place...
Mon pauvre !
Si je te racontais, tu pleurerais.

Mais ça n'est pas la peine que je te raconte, pas vrai ?
Tu le sais ou le sauras.
T'as beau être dix fois moins cher que moi, tu l'es encore trop comparé à un chinois.
C'est comme ça.

Combien de temps ?

Profites-en !
J'aimerais vraiment que t'en profites.
Sérieux.
Je n'ai rien contre toi, tu sais ?

Mais pour ce que j'en sais, on exige de toi ce que j'ai donné par choix, pas sûr que tu t'éclates autant que moi...
Pas sûr.

Salut l'indien,
Portes-toi bien,
Et la bise aux tiens.
 
A toi la déesse du vernis GigaStore©,

T'as autant de classe qu'une poupée gonflable,
Un regard à peine plus vitreux,
une tête à la con,
Et surtout un QI débordant - vraiment - de la coupole d'un atome.
Sans blague, t'as pas bientôt finie ?
Quand tu penses, ça me fait mal. Aux yeux.
Ta gentillesse je m'en balance.
Je voudrais pas que tu crèves non.
Je voudrais simplement que tu la fermes.
Que t'arrêtes de t'y croire.

Ouai ouai, 'ché bien, t'es persuadée que tu gravites autour de la Sphè®e.
Faudrait p'tet déjà que tu la localises.
Et dire que t'es l'idéale de beaucoup de mecs, que la France moyenne te ressemble et que tu diriges des gens. T'en as fait claquer combien ?

Merde. En fait, si. Un peu de violence. Je te collerai bien une petite claque.
Juste comme ça tu vois ? Pas méchant.
Tu ouvrirais la bouche (ou le clavier), et paf ! Dans ta Gueule !



Pi' non. Le contact physique avec de l'anti-matière c'est pas possible.
T'as pas de consistance, point.


S'tout pour ce soir Machin-chose.
 
Chère toi.
Comment trouver les mots pour que ça se passe le moins mal possible?
Quand le dire?
Comment?

Putain, c'est pas simple.
 
  • J’aime
Réactions: Aurélie85
Bonjour toi, jeune homme.

Certes, tu m'as hébergé gentillement ce printemps.
Enfin, gentillement, c'est vite dit vu que t'avais pas une tune et que j'ai donc raqué à manger pour deux pendant deux mois. Et vu que tu bouffes que des merdes très trafiquées et très chères, et que tu bouffes souvent, à la fin, ça fait un p'tit paquet de pognon. Fin bon...
C'est marrant cette habitude que t'as de dire "j'vais faire des trucs" pour finalement ne rien voir venir. Genre en ce début de saison, tu disais que tu irais quelque part sur la côte faire la saison, justement.
Quelques semaines après, t'es où ? Dans mes pattes. Encore. Plus que jamais puisque chez moi, c'est tout petit, que t'es très grand, que tu fous tes affaires partout.
Même mon Mac, tu crois que c'est le tien, quelque part. Tu n'es qu'un mal élevé.

L'amitié a bon dos, tiens.

T'es chez moi, c'est moi qui commande. C'est tout.

Alors stop, arrête de changer les morceaux de musique sans attendre la fin, ça m'énerve, arrête de dévaliser le frigo sans penser à "demain, c'est qui qui fait les courses, c'est qui qu'à des sous ?", ça m'énerve. Tant que t'y es, arrête de vider le ballon d'eau chaude dès le matin, il fait que 100 litres. Pour le coup, c'est la planète qui n'est pas très contente.
Pis tiens, si tu pouvais arrêter d'habiter chez moi, ou me prendre au sérieux quand je t'invite gentillement à bouger d'là, ça m'arrangerait.

L'amitié a bon dos. Ouais.

P'tin, mais dégage. Je veux juste être pénard.

MERCI :)
 
Cher P.

C'est rigolo, quand on dit Cher, c'est toujours un peu affectueux, n'est-ce pas ?
Là, c'est juste cher.
Je sais que pour toi, il fut ici question d'affection. Pour moi aussi, d'ailleurs, mais lointaine. Il fut un temps, tout au début de notre rencontre, tu as dù voir en moi une sorte de fils prodigue, un héritier. Tu m'as paré de tous les ors, tout en chargeant mon emploi du temps. Faute de décharger en moi, tu te déchargeais sur moi.
Que l'on s'entende bien, je n'ai jamais senti d'ambigüité sexuelle dans ton comportement, certainement parce que je n'y laissais pas l'once d'une probabilité. À peine t'ais-je fait remarquer, une ou deux fois, que ce que tu faisais passer pour des rembourrades paternalistes n'avait pas lieu d'être. Tu n'étais pas mon père.
Ce temps est loin, déjà. Ensuite, je me suis choisi des pères spirituels et intellectuels, certains que tu réprouvais, je me suis nourri à bien d'autres mamelles, et tu vantais mon indépendance d'esprit. L'important était, après tout, que je continue à être ce vaillant soldat qui prenait en charge tant de batailles à ta place.
Lorsque j'ai compris que l'avenir que tu m'avais tracé n'était pas pour moi, que je ne serais jamais assez patient pour attendre que tous les ennemis que mon indépendance avait suscité ne puissent plus me nuire, que tu ne m'aiderais jamais contre tes intérêts, et qu'il fallait que je m'invente un métier dare-dare, sauf à me renier, tu m'as dit "vogue". Mais au fond, tu t'en moquais.
Ce que j'ai fais depuis, tu n'y as d'ailleurs pris que peu d'intérêt. Tellement que tu ne t'es jamais plus senti responsable de moi, quand bien même tu l'ais été un jour.
Pourquoi en sommes-nous arrivés à un tel point de dispute ? Je vais te donner mon sentiment le plus profond.
- Tu aimes l'argent, beaucoup plus que je ne l'avais soupçonné. Au fond, tu rêves d'une vie aristocratique, tu rêves d'être déchargé de contingences matérielles, tu rêves d'avoir des gens pour te servir. J'ai été non seulement ton serviteur dans ta sphère professionnelle, mais également celui, de tous tes serviteurs, qui a le plus contribué à ton aisance matérielle. Grâce à moi et mes collègues d'alors, tu as assouvi pendant quelques années ton appétit idiot de gadgets technologiques, et la carte Amex de l'association flambait au firmament des hotels dans lesquels tu aimais à descendre pour les colloques et les séminaires que tu faisais dans ces pays chauds que tu aimes tant.
- Tu aimes le pouvoir, et tu le niches dans des sphères où les autres délèguent. J'en sais quelque chose, j'ai travaillé avec de vrais leaders politiques, pas des petits notables comme toi. Ton pouvoir, tu ne le conçois qu'en jouisseur solitaire. Si tu nous avais délégué la gestion de l'association, les choses se seraient passées différemment. Mais tu ne pouvais pas. Rapport au point 1.
- Tu refuses d'avouer tes torts. C'est maladif. Donc tu t'enfonces dans l'erreur.
- Enfin, tu as pensé, pendant longtemps, que je n'oserais pas demander réparation auprès de la justice. À cause des liens affectifs.
Tu me l'as dit toi-même, je suis un ingrat. Au nom de ma promotion sociale, tu m'as exploité durant des années. Si tu avais pu entrevoir ça, je ne serais pas en train de scanner les six pages de ce jugement par lequel tu es condamné à me verser le double de ce que tu me devais légalement, le quadruple de la proposition de négociation que je t'avais faite il y a un an.
Tu as fait de nombreuses erreurs avec ceux que tu as exploité. Je suis celle qui te coûte cher pour les autres. C'est ainsi.
Ta vieillesse est un naufrage. Mais je n'y suis pour rien.

Sais-tu le pire ? Durant cette phase où nous étions en conflit ouvert, beaucoup de partenaires institutionnels ont refusé de s'engager à nos côtés. Et depuis que tout le monde sait que toi et l'autre étiez en tort, les portes se ré-ouvrent comme par enchantement.
C'est la grande force de la justice. Elle permet de passer à autre chose. Je passe à autre chose.
Veilles donc à ce que la rancœur ne t'étouffe pas.
 

Tu n'auras pas un sou !!!!!! Voyou ! Voleur ! Escroc !
De quel crime je veux parler, infâme ! comme si tu ne savais pas ce que je veux dire ! C'est en vain que tu prétendrais de le déguiser : l'affaire est découverte, et l'on vient de m'apprendre tout. Comment ! abuser ainsi de ma bonté et s'introduire exprès chez moi pour me trahir, pour me jouer un tour de cette nature !
Après ce que nous avons vécus, traitre ! Notre nuit sous les ramparts de la cité des papes, nos ébats dans la mousse, tes cris de douleur et de plaisir ! Ton dôme que je bisouillais !
Ah ! Horreur ! Traitrise ! Trahison des siens ! Je me meurs ! Tu veux me ruiner ! Me mettre sur la paille comme un nioub jeté au cachot du ban ! Tu veux me faire manger des vers et des cancrelats ! Jamais ! Jamais tu n'auras la moindre piécette, entends tu ?! Nenni ! Tu pourras me passer sur le corps, me chauffer la plante des pieds au chalumeau, m'introduire des écouteurs d'iPod dans l'issue d'oeuf, jamais, jamais ! Iargh !



Bon, ceci étant, ce n'est peut-être pas de moi dont tu parles... :rose:
 
  • J’aime
Réactions: TibomonG4
cher François,

j'ai eu vent que le ressac de la mer t'était plus que favorable. Tu m'en vois ravi, je n'ai jamais aimé ton regard blessé quand de lointains nuages passaient devant ton regard. Je passe d'ici un mois te bisouiller le front moi aussi.

je t'embrasse frangin.
Rémi
 
Mon Doc. Ô combien je vous aime donc, tous deux.
Vous me faites pleurer, tiens.
 
Cher Mr. Livingstone,
Je suis navrée de passer pour une sombre connasse, voire pire, à vos yeux. Mais si c'est le prix à payer, sachez que je suis prête à casquer... Dommage. Je suis un peu triste que vous n'ayez pu lire jusqu'au bout le fond de mes pensées, car je vous dédouanais.
Qu'à cela ne tienne.
m.