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C'est un lys plein de puissance, de sauvagerie, et de véracité. Sa cueillette est interdite sur tout le territoire.
Il est le chevalier des prairies de montagne.
Luc l'aime petit, au bord des chemins.
Je l'aime en champs entiers, blôti dans mes montagnes adolescentes.
Les martagons. Je me couchais au milieu d'eux, et m'asphyxiais de leur pollen puissant. Je passais des heures à les regarder en mode macro. Jamais je n'en ai vu un seul bouquet coupé. Pourtant, ils poussaient par centaines, dans cette Maurienne grise. Ces fleurs concentrent tout le respect que l'on doit à la puissance de la nature.
J'aime les fleurs d'artichaut, luxuriantes et d'un bleu somptueux. Me plaît aussi l'idée qu'il faille renoncer à consommer l'artichaut (qui est le bouton) pour jouir de la fleur...
Dans un autre registre : les fleurs du seringa. Leur aspect est modeste, mais c'est le plus enivrant parfum du jardin au tout début de l'été.
Et puis les giroflées veloutées, à l'odeur de miel, qui poussent à l'ombre des vieux murs...
en fait je n'ai jamais aimé la couleur des narcisses. J'aime ces fleurs uniquement par nostalgie de mon enfance...
Dans mon pays natal (les Hautes-Vosges) a lieu chaque année au printemps la Fête des Jonquilles, où des chars pârés de ces fleurs avec plus ou moins de bon goût défilent dans la petite ville de Gérardmer (prononcez [jèrarmé]).
Quelle belle fête c'était pour moi quand j'étais môme. :love: Je n'y ai plus assisté depuis bien bien longtemps.