<blockquote><font class="small">Posté à l'origine par DocEvil:</font><hr /> Aimer son prochain, nous le faisons tous. Nous avons tous des amis, des parents, des collègues de bureau ou d'usine, des gens que nous connaissons et qui traversent nos vies pour x ou x raison. Des gens. La première complication, c'est que le prochain c'est aussi la vieille dame au regard austère qui attend qu'on lui cède la place dans le bus, les jeunes loubards en bande au coin de la rue, les grabataires abandonnés dans les hôpitaux, les enfants de la DDASS et la foule immense des passants qui passent dans des villes que je ne verrai jamais. Le prochain, ça fait du monde.
La seconde complication, la plus grande à mon avis, c'est qu'il faut les aimer comme soi-même ces prochains innombrables. Et là, croyez-moi, c'est moins jouable. Je peux faire un effort sur la vieille dame eu égard à son âge, sur les loubards, les malades et les enfants, au vu de leur dénuement, de leur pauvreté. C'est un peu plus compliqué avec George, Tony et Saddam. Ça devient franchement difficile avec Jean-Marie et Sonnyboy... C'est bien joli et fastoche de dire : la vie des autres vaut bien la mienne. C'est autre chose de se dire : cette vie vaut autant que celle de mon fils, que celle de ma mère, que celle de mes amis...
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Et comme disait Patrick Bruel : " on peut jamais aimer tout le monde, et ceux qui l'disent disent des mensonges "
Tiré de "Dors"