Et avec la tête ? [V.4]

Ce fut certainement la victoire la plus ardue. :worried:
Bon, j'assume. Mais que faire pour attirer les concurrents?
 
Ce fut certainement la victoire la plus ardue. :worried:
Bon, j'assume. Mais que faire pour attirer les concurrents?

Je peux essayer de contacter d'autres personnes en privé, mais la majorité des habitués d'il y a 20 ans ne viennent plus sur le site.

Je vais peut-être recontacter @loustic ou @joeldu18cher, par exemple.
Sans garanties.
Si tu penses à d'autres personnes, comme des anciens et de possibles nouveaux venus, n'hésite pas. ;)
 
Je peux essayer de contacter d'autres personnes en privé, mais la majorité des habitués d'il y a 20 ans ne viennent plus sur le site.

Je vais peut-être recontacter @loustic ou @joeldu18cher, par exemple.
Sans garanties.
Si tu penses à d'autres personnes, comme des anciens et de possibles nouveaux venus, n'hésite pas. ;)

Pour ma part, j'ai essayé de participer pendant deux périodes, une première fois pendant un an, et plus récemment pendant six mois ; au total une trentaine de tours de jeu, une vingtaine en tant que concurrent, une dizaine de victoires dont plusieurs faute de concurrents... S'il n'y a pas plus d'émulation, ça perd beaucoup d'intérêt, et force est de constater que la participation se réduit à sa portion congrue.
Je fais donc une nouvelle pause.
 
Pour ma part, j'ai essayé de participer pendant deux périodes, une première fois pendant un an, et plus récemment pendant six mois ; au total une trentaine de tours de jeu, une vingtaine en tant que concurrent, une dizaine de victoires dont plusieurs faute de concurrents... S'il n'y a pas plus d'émulation, ça perd beaucoup d'intérêt, et force est de constater que la participation se réduit à sa portion congrue.
Je fais donc une nouvelle pause.

Je vais probablement recontacter @loustic et @joeldu18cher , publiquement ou en privé.
Peut-être même d'autres, si d'autres idées me viennent.

Je comprends parfaitement ton point de vue.
Mais si tout le monde suit ce chemin, ce thread est mort.
Moi non plus, je n'aime pas gagner quand je suis le seul participant, ni faire gagner le seul participant d'une session. Y-compris pour une participation de qualité.

Il faut essayer de participer et dans la mesure du possible inciter d'autres de participer. ;)

Je ne dis pas que c'est facile, mais je pense que c'est ce qu'il faut faire.

Sinon, en 20 ans, moi aussi, j'ai souvent gagné, parfois en étant le seul participant.
Et j'ai surtout très souvent perdu, et c'est très bien comme ça. :D

Je ne pense pas que nous reviendrons à une quinzaine de participants par session, comme parfois il y a 20 ans.

Essayer de revenir à plus ou moins 5 participants par session me semble constituer un objectif déjà relativement ambitieux, mais parfaitement atteignable.


Selon votre humble serviteur, valeureux participants et anciens participants. :)
 
Bon, dernier lancer:

Carapace.
Casse.
Coquille.
Corniaud.
Couillon.

Le thème : tout ça pour ça?

Date: j'hésite? Après la première réponse ou la deuxième? :stuck_out_tongue_winking_eye:

Vous avez 20 jours!
 
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Réactions: Human-Fly
Bon, dernier lancer:

Carapace.
Casse.
Coquille.
Corniaud.
Couillon.

Le thème : tout ça pour ça?

Date: j'hésite? Après la première réponse ou la deuxième? :stuck_out_tongue_winking_eye:

Vous avez 20 jours!



Ma carapace ne résisterait peut-être plus beaucoup.
Mes fêlures apparaissaient désormais plus que je l'aurais voulu.
Comme si l'ambition de mon projet allait inévitablement en aggraver l'échec...

À la casse, mon beau projet ?
Je ne pouvais m'y résoudre.
Pas encore.

Je ne voulais pas porter en étendard mes fêlures, me lamenter en accusant les injustices du monde.
J'étais prêt le cas échéant à assumer mon éventuel échec, sans laisser tomber mes paupières sous ma coquille craquelée en ouvrant une fois de trop mon bec.

Moi qui croyais en mon projet, je me faisais désormais toiser comme un vulgaire corniaud...
Encore que ce dernier mot ne m'allait pas trop mal en définitive.
Je n'avais pas de pédigrée à faire valoir.
Et j'en étais plutôt fier.

Mes premières réponses, toutes négatives, commençaient à arriver, pour m'exprimer le rejet de mes deux romans par différentes maisons d'édition.
Sans doute m'étais-je emballé avant de me faire avoir comme le premier couillon...

Tout ça pour ça, donc ?

Non, il me restait des options et j'allais me battre jusqu'au bout pour donner ma chance à mes deux manuscrit, peu importait la maison d'édition ou même le procédé d'édition.



(Ce texte est (encore) de pure fiction... :D)
 
Bonsoir tout le monde. :)

Je ne voudrais brusquer personne, mais aurions-nous un gagnant ?... :)

Si nous devions avoir un gagnant et si je devais être celui-ci, je relancerais une session.
Et je tenterais, en public ou en privé, de tenter des participants potentiels parmi les personnes ayant déjà participé.
En cas d'absence de réponse à la fin de la session en question, et pour la toute première fois, je m'autoriserais à participer à ma propre session, hors concours ou peut-être même pas.

Au pire du pire, je suis prêt à me donner des sessions et à les traiter tout seul, si vraiment nous en sommes là.

Vous avez bien lu, comme ce thread est l'un de mes préférés sur MacG voire mon préféré, je préfère encore jouer tout seul plutôt que de voir ce thread mourir.
J'ai de l'expérience quant à animer seul un thread ou même un forum.
Donc, en dernier recours absolu et si le modérateur de ces lieux m'y autorise, je suis prêt à jouer tout seul.
Pendant des années s'il le faut et si MacG ne disparaît pas entièrement avant.

Voilà ce que j'avais à vous dire. :)

Merci de m'avoir lu. :)
 
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Réactions: Gerapp38
Chacun son tour?:rage:
Vu le nombre réduit de participant, tu as l'insigne honneur d'étrenner la nouvelle année, que je te souhaite la meilleure.
Être le seul à avoir relevé le défi n'enlève rien à la qualité de ton texte, tu arrives à chaque fois à renouveler le thème, alors bravo, continuons!
 
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Réactions: Human-Fly
Comme je l’indiquais il y a quelques semaines, je trouve le principe du jeu intéressant : pour ma part, j’aime bien faire un brainstorming intérieur avec les 5 mots et leurs sens possibles, et excogiter une courte histoire, si possible à suspense (ado, j’adorais lire les fameuses Histoires… présentées par Alfred Hitchcock)
Ce qui est mortel, dans ce jeu, c’est lorsque l’on doit lancer une session (trouver 5 bons mots) et les affres de l’attente une fois la session lancée (pourquoi il n’y a toujours pas de réponse ? Est-ce dû à un mauvais choix de mots ou de thème…). Je dois avouer que c’est cette phase de jeu qui me rebute, qu’il m’est même arrivé de préparer un texte dès les premiers jours de session (comme je le fais toujours) et d’attendre qu’il y ait d’autres réponses pour le soumettre, pour éviter de « gagner » (voire de ne pas le soumettre).
Nous allons entrer demain en période des bonnes résolutions : j’ajoute la participation à la longue liste, sans doute la plus ardue avec le Dry January, et j’espère pouvoir m’y tenir.
Bon réveillon à tous.
 
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Réactions: Human-Fly
Au suivant! Qui s'engage aussi?
 
J'aimerais pouvoir participer plus qu'une fois tous les six mois, d'autant que j'apprécie beaucoup ce jeu et lis toujours avec plaisir les différentes participations. Malheureusement, mon travail est très prenant et je ne trouve guère le temps d'y participer que pendant les vacances, voire uniquement pendant les grandes vacances d'été, les seules qui en soient vraiment pour les professeurs…
 
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Réactions: Human-Fly
2 fois par an? C'est déjà bien plus que la plupart!
 
Chacun son tour?:rage:
Vu le nombre réduit de participant, tu as l'insigne honneur d'étrenner la nouvelle année, que je te souhaite la meilleure.
Être le seul à avoir relevé le défi n'enlève rien à la qualité de ton texte, tu arrives à chaque fois à renouveler le thème, alors bravo, continuons!

Merci beaucoup. :pray:

Prochaine session dans pas longtemps. :)
 
(Pardon pour mon retard en grande partie lié aux récentes festivités. Et justement : )


Jusqu'au 25 janvier vers 20h :


Thème : une fête

Mots obligatoires :

. Proche(s)
. Timidité
. Appréhension
. Exclusion
. Apothéose


Comme d'habitude, les anciens sont les bienvenus comme les nouveaux venus. :)

Si vous aimez lire les contributions des autres et surtout si vous aimez écrire, n'hésitez pas, lancez-vous sans hésiter ! :)
 
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Réactions: loustic et Gerapp38
POÈME DE FÊTE DE NOËL

En un vent d'hiver, on le sent venir, tout proche,
Pâlir d'une timidité sans anicroche.
Minuit sonne, l’heure de l’appréhension,
Où résonne le songe de l’exclusion.

Mais non, en ce beau matin blanc, sous l'allant sapin, c’est l’apothéose, car sont là tous les cadeaux.
 
Inspirée par Melpomène

La fillette attend son tour dans une loge, le cœur battant à tout rompre. De sa main gauche, elle triture nerveusement les figurines colorées en résine enfilées à son collier, pampilles que lui ont offertes ses camarades de classe les plus proches lorsqu’elle leur a annoncé sa sélection à la finale du télé-crochet.

Plus le temps passe, plus elle sent sa bouche se dessécher ; son appréhension majeure est de ne pas pouvoir émettre un son quand viendra son tour de chanter. Ce serait un vrai désastre. Pour prévenir cela, elle prend régulièrement une gorgée de thé au citron édulcoré au miel. Mais là encore elle se retient de trop boire, de crainte d’être trahie par sa vessie.

La pièce où elle patiente est assez bien insonorisée, à peine entendrait-elle confusément la succession des chansons et des applaudissements du public si sa concentration ne la coupait pas de toute perturbation extérieure : dans la pénombre, il n’y a qu’elle, les yeux mi-clos, et le léger cliquetis des pampilles qui s’entrechoquent sous ses doigts.

La lumière augmente d’intensité, la porte s’ouvre, une assistante de plateau entre et l’observe sous tous les angles : elle s’étonne que la fille ne se soit même pas assise. Sa timidité l’empêche de répondre qu’elle avait craint que les fauteuils ne soient trop confortables, et surtout que le trac grandissant ne lui coupe les jambes au moment de se lever. Sans un mot, elle s’engage dans le long corridor qui conduit à la scène, l’assistante sur ses talons. La prestation de sa concurrente se termine, suivie d’applaudissements nourris, puis de quelques mots des membres du jury : elle n’écoute pas, toujours concentrée, elle avance vers la lumière. À l’orée de la scène, elle s’arrête auprès de quelques techniciens qui l’accueillent en souriant. Un dernier raccord de coiffure et de maquillage, et elle entend le présentateur prononcer son nom : c’est à elle, elle entre dans la lumière et la magie opère…

C’est comme un voile aveuglant qui l’enveloppe et la transporte, elle est née et ne vit que pour donner une âme à la musique, à l’exclusion de tout autre art. Lorsqu’elle chante, elle s’abstrait de toute réalité et entraîne inexorablement ceux qui l’écoutent vers des cieux plus purs, des mers lointaines, des pays de délices…

Elle ne reprend conscience de la réalité que lorsque l’écho des dernières notes de sa voix angélique fait place au silence.

Après ce court silence, le public subjugué sort de sa sidération ; éclate alors une longue ovation. Les spectateurs sont debout, applaudissent, hurlent, s’étreignent, rient, sèchent leurs larmes… elle se tient devant eux, frêle et empruntée, les bras ballants devant le micro, fillette un peu perdue recelant une diva vouée à l’apothéose.
 
Mmmmm bien bien bien
 
Il est là, debout devant la foule, seul. Toute appréhension l’a quitté depuis qu’il connaît l’avenir, son avenir.

De son estrade, il contemple la populace massée devant lui, silencieuse et le souffle court, il défie du regard ceux qui attendent. Au fond de lui un sourire intérieur monte qui rejoint ses lèvres. Il les toise, fier et arrogant.

Durant ces brefs moments, il se souvient…



- Iossif, à l’unanimité, nous avons prononcé ton exclusion du Parti.



-De quel droit ? Vous n’êtes rien, Vous n’avez rien, aucun droit ni même de fierté ! Vous êtes vils et méprisables, corrompus . Vous vous êtes roulé aux pieds de ceux que j’ai défiés, défaits.



-Tais toi ! Le tribunal a prononcé la saisie de tes biens et de ceux de ta famille. Elle sera exilée et son nom banni de l’histoire.

Il cherche des yeux des visages connus, n’en trouve guère, que des regards fuyants, des têtes basses. Certains le dévisagent, comme s’il cherchaient à se souvenir de qui il fut.

Ça fait maintenant plus de vingt ans qu’il était en citadelle et autour de lui, le monde a changé, les rêves se sont enfuis.

Le ciel est bleu aujourd’hui, seulement zébré des trainées des avions à réaction qui passent silencieusement. Il n’en a pas conscience. Pour lui les avions ont des hélices et même si des « jets » existaient ce n’était que des engins militaires bruyants et compliqués. Sa mère patrie a tant changé que c’est à peine s’il la reconnaît. À son apothéose, ils avaient conquis l’espace avant les freluquets d’en face. Il était à la tête du plus grand pays du monde, craint et respecté de tous. Dans le camion électrique qui l’avait amené ici, il avait vu avec effarement les magasins lumineux, des véhicules étranges des gens vêtus de couleurs vives, à la mode de l’autre coté.

Les hautes portes s’étaient ouvertes sur une cour engazonnée et plantée d’arbres en fleurs.

Un gibet se dressait dans une clairière.

-Monsieur ! Votre peine de mort par pendaison a été commuée. Vous finirez votre vie ici. Vos souvenirs seront effacés. Nous vous avons maintenu en vie depuis plus de 80 ans. Tous vos proches, ceux qui vous ont connu vivant ne sont plus.

Le choc l’abat : quand sommes nous ? Puis il comprend : la foule silencieuse devant lui n’est que de témoins, de journalistes qui annonceront au monde que le dernier dictateur va s’éteindre comme un animal dans un zoo, entouré de soins diligents…

- Le gibet restera là. Pour que jamais vous n’oubliiez l’immensité des vos crimes.

-Ce sera tout. Adieu monsieur.



Sans un mot, l’assistance comme soudain emprunte de timidité se détourne et sort de l’enceinte laissant ce très vieil homme, vestige d’une époque lointaine seul dans cette cage.

Les portes passées, la délégation se retourne vers les murs qui doucement s’éclaircissent et disparaissent laissant la vision d’un homme de 50 ans à genoux devant une potence dans une herbe fraîche qui ne connaîtra jamais de saisons.



Dehors, les officiels devisent gaiement. Champagne et petits fours circulent.

-Le pauvre ! Il ne saura jamais qu’il est milieu de ce parc, pour lui les murs sont opaques. Nous sommes humains quand même dit une personne de l’assistance, son costume sur un coude, en lissant ses écailles d’une langue fourchue.



Une plaque de bronze averti les visiteurs : Josef Staline est en paix. Il n’est pas et ne peut pas mourir. Que jamais l’humanité n’oublie.
 
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