Je trouve ton A plutôt bien (encore que le découpage en a) etc. me semble un peu arbitraire. Pour le B et le C, je suis beaucoup plus sceptique.
Le fait qu'on ne connaisse pas les limites de quelque chose et qu'on soit donc incapable de leur donner une valeur n'a rien à voir avec l'existence des limites : au pire on peut toujours dire que la masse disponible sous forme d'hydrocarbures sur la terre est inférieure à la masse de la terre qu'on connaît très bien, elle. En ce qui concerne tes points 1 et 2, on peut donc parfaitement définir des limites. Bon, c'est vrai que les miennes laissent du mou

Mais entre une limite élevée et l'infini, il y a autant de différences qu'entre 1 et l'infini.
Si on redescend un peu plus à ras de terre, tu as effectivement raison de citer les schistes bitumineux et autres sables asphaltiques qui représentent des quantités d'hydrocarbures très importantes, mais cependant parfaitement limitées (même si je n'en connais pas la valeur). Même chose pour le charbon que tu as également raison de citer comme source potentielle d'hydrocarbures et qui représente une réserve bien plus importante que le pétrole. Mais les limites n'en existent pas moins pour autant.
Comme tu le disais précédemment au moins implicitement, le curseur des "limites" dépend de conditions économiques : à 200$ le baril, on peut sans doute exploiter des schistes bitumineux (qui ont d'ailleurs été déjà exploités en France par exemple à Autun du milieu du XIXème siècle au mileu du XXème. Il n'empêche que les limites existent.
En ce qui concerne les cultures à objectif énergétique, on peut aussi se donner des limites : il suffit de prendre la superficie cultivable (tu multiplie par 2 si tu veux être tanquille pour l'évolution du "cultivable"), de prendre un rendement maxi (tu multiplies par 2 si tu veux) et tu auras bel et bien une limite.
Pour le solaire et le reste, c'est la même chose à 1 et demi exceptions près :
- la connaissance scientifique : on peut toujours imaginer qu'on trouvera une autre source d'énergie que le nucléaire, c'est parfaitement imaginable dans l'esprit de la physique moderne. Mais là on rentre dans le flou artistique qui empêche toute discussion (on peut tout aussi bien imaginer qu'un dieu viendra nous délivrer des fleuves de pétrole : on n'a tout simplement aucun élément pour s'avancer dans ce domaine) ;
- la demi-exception, c'est la fusion nucléaire : la limite existe toujours mais le niveau de cette limite est tellement élevé (même si je n'ai pas les chiffre en tête) que ça laisse réellement beaucoup de marge (on n'es plus ni à 100, ni à 1000, ni à 100 000 ans)
Quant au reste, a priori, le soleil ne s'éteindra pas comme ça : il cramera la terre avant ce qui résoudra le problème, mais bon, là aussi les limites sont un peu lointaines pour nous.
En résumé : ce n'est pas parce que tu as une bonne capacité d'analyse de l'économie qu'il faut te laisser emporter, toi aussi, par les mots.

L'infini (pas de limites) est une notion relativement précise en maths et qui aux dernières nouvelles se retrouve plutôt rarement en physique, chimie, etc. Ça, c'est pour la "rigueur". Pour le reste, le fait de dire qu'on peut toujours trouver des substituts (ce que j'imagine assez, enfin disons souvent plutôt que toujours) ne résout pas le problème du temps qu'on peut mettre pour trouver les substituts : pour les schistes bitumineux ou le charbon distillé en pétrole (comme l'allemagne ou l'afrique du sud l'ont fait à certaines époques), les délais sont relativement courts mais de là à dire qu'on a toujours le temps, il y a une marge. Et l'impact économique d'une substitution peut être, dans certains cas, catastrophique : ce ne serait pas la première fois, au moins à petite échelle.