Les pillages ne m'étonnent pas. Ils étonnent "l'Amérique", comme on dit dans les médias. Et c'est peut-être ce qui m'étonne le plus, justement. D'autant que les médias américains lus hier (New York Times, CNN, etc) faisaient leur une sur la réaction sécuritaire (ainsi, le New York Times montrait en photo de Une un propriétaire de garage, l'arme au poing, surveillant l'entrée de sa boutique), plutôt que sur le drame humanitaire. Comme si cet ouragan révelait aux américains leur propre misère.
Mais très franchement, mon indignation d'hier était plus liée au fait que depuis des années, d'innombrables rapports scientifiques prédisent ce scénario catastrophique, comme on prédit le pire pour le jour où le Vésuve rentrera de nouveau en éruption autour de Naples, et que personne ne fait rien, parce que même dans un pays très riche, l'heure n'est plus du tout à l'investissement durable, mais à l'équilibre budgétaire public.